Coup d’Etat en Mauritanie,le front du refus eleve la voix

Des partis politiques mauritaniens regroupés au sein d’un bloc dénommé Front National pour la Défense de la Démocratie(FNDD) sont décidés à aller jusqu’au bout pour barrer la route à la junte qui selon eux vient d’usurper le pouvoir en Mauritanie.

Ce regroupement de partis (APP, Tawassoul ,Ufp, etc.) organise contre vents et marées depuis la réalisation du putch des actions de protestations que les nouvelles autorités s’emploient systématiquement à interdire.

Ce vendredi après-midi à Nouakchott, le FNDD a organisé une conférence de presse qui avait les allures d’un véritable show politique. A cette occasion, il a  exprimé son rejet total du coup d’Etat et la non reconnaissance du « pouvoir illégitime et illégal des putschistes », ainsi que son attachement à Sidi Ould Cheikh Abdellahi comme seul président légal élu démocratiquement.

Au début de cette conférence de presse le vice –président de l’APP M. Khalil O.Teyeb a souligné « la demande pressante formulée par le FNDD exigeant le retour immédiat, à ses fonctions, du président Sidi Ould Cheikh Abdellahi, du fait de sa légitimité irréfutable, car il est élu par le peuple mauritanien de façon libre et transparente attestée par le monde entier ».

O. Teyeb ajoutera que « ce coup d’Etat est venu bafouer la volonté et le sentiment du peuple mauritanien ».

Le vice-président de l’APP a aussi demandé à ce que le président et ses codétenus soient libérés immédiatement.

Au cours de cette conférence de presse, le Front National pour la Défense de la Démocratie a mis en garde les militaire pour avoir, par leur action ouvert l’éventualité d’intervention étrangère, leur demandant de se retirer et de permettre au président Sidi de revenir dans sa position légal.

Pour sa part, le président du parti Tawassoul M. Jemil Mansour exprimé « son étonnement face au fait qu’un parti démocratique puisse soutenir ouvertement un coup d’Etat et que la justification avancée par les responsables du coup d’Etat soit la protection de la démocratie !»

Jemil soulignera qu’il « est impossible de protéger la démocratie par la force ».

Par ailleurs, la police est intervenue pour disperser à coup de matraques et de grenades lacrymogènes un grand attroupement de sympathisants du FNDD qui s’était formé devant le siège de l’APP.

Comme on le voit donc, la messe est loin encore d’être dite et les militaires putchistes ont du pain sur la planche.

 Par : Bakari Guèye correspondant a Nouakchot

 

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