Célébration du 30e anniversaire du protocole de la libre circulation :

Les regroupements sous régionaux visent à faciliter la fluidité de la circulation des biens et des personnes entre les pays au-delà des objectifs politico-économiques qui les sou tendent. Et la CEDEAO quatre ans après sa création en a fait son credo en faisant ratifié par tous les états membres un protocole offrant à leurs ressortissants la libre circulation des personnes et des biens en plus du droit de résidence dans toute l’étendue de la zone et ceci afin d’établir une sous région sans frontière.

Le flux migratoire entre les pays devenant de plus en plus important (8millions de citoyens Ouest africains franchissent leur pays de résidence) les obstacles à la libre circulation de jour en jour se multipliaient reléguant ainsi ce protocole aux calendes grecques.

Aujourd’hui 30 ans après sa ratification les frontières régionales constituent une barrière infranchissable pour les citoyens, les tracasseries en tout genre sont subies par les migrants.

C’est pourquoi les activités de commémoration sont prévues au niveau des postes frontaliers des pays de la sous région. Et ceci entre en droite ligne dans la campagne initiée par OSIWA et ses partenaires portant sur la Migration et la liberté de la circulation en Afrique de l’ouest.

Rosso a abrité les festivités de commémorant le 30 e anniversaire de ce protocole. Sous l’égide de l’IPCD en partenariat avec OSIWA et WACSO/FOSCAO différentes activités ont marqué cette journée. Dans son mot de bienvenue le maire de Rosso, le Pr. Yerim Fassa a dit que c’est un plaisir d’accueillir cette cérémonie dans sa commune que tout le monde sait est l’une des portes de la Mauritanie ouvertes sur l’Afrique, chaque jours des centaines de ressortissants de la CEDEAO transitent par Rosso, dira t il. « La CEDEAO dès sa création s’est attelée à la mise en place des mécanismes pour permettre la libre circulation des personnes, des biens, des services, mais force est de constater que 30 ans après la situation est inchangée. » il a conclu en proposant des pistes de solutions pour mieux faire connaître le protocole aux agents de l’immigration à travers des sessions de formation et surtout prendre à l’encontre de ceux qui enfreignent les règles des mesures coercitives de nature à dissuader les autres ;et surtout impliquer les acteurs de la société civile dans une vaste campagne d’éducation civique et citoyenne.

Quant à la coordinatrice de l’IPCD, Aissata Satigui Sy, les peuples africains attendent depuis quarante six ans la réalisation de leurs aspirations et malgré les instruments mis en place rien n a encore évolué. « Autant on s’est mobilisé pour l’indépendance autant on doit se mobiliser pour l’avènement d’une Afrique nouvelle où les frontières sont bannies le temps de deux poids deux mesures est révolu nous avons le devoir de casser les frontières et surtout oser dénoncer les agissements dont sont victimes les migrants ».

Salimata Soumaré représentante de l’ONG OSIWA elle a souhaité l’avènement d’une société ouverte en Afrique, elle a dit que l’ONG OSIWA est présente dans 18 pays d’Afrique ses principaux champs d’action sont l’ancrage de la démocratie, la bonne gouvernance et la lutte contre le SIDA. Cheikh Tidjane Sall, président du réseau des Ongs de Rosso (ROR) a lui rappelé les liens séculaires qui unissent les pays de la CEDEAO il a cité à titre d’exemples Koumbi Saleh et Aoudaghost en Mauritanie, Gao et Ségou au Mali, et Nder et Tallbakhle au Sénégal, ces villes historiques ont de tous les temps été de la souveraineté de l’empire du Ghana, du Mali du Walo ou du Fouta, donc la CEDEAO n’est que l’aboutissement logique d’un long processus d’intégration »il terminera en exhortant les populations à dépasser leur divergences et de fonder cette société nouvelle dans un esprit de solidarité de concorde et de fraternité. »

Par ailleurs Assane Ndouck, chargé des programmes au sein de l’IPCD, a dans son allocution fait un plaidoyer pour le retour de la Mauritanie au sein de la CEDEAO ; plusieurs de nos compatriotes sont installés à travers plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest et le retour de notre pays dans le giron de la cedeao ne peut être que salutaire, dira t il notamment.

L’intervention du commissaire de police à la retraite et poète Sall Djibril a ému plus d’un il a d’abord rappelé l’époque où se rendre au Sénégal pour un mauritanien où l’inverse était aussi simple que de changer de chemise. « Aujourd’hui c’est une véritable corvée que d’aller un pays à un autre de la Communauté ; la corruption est devenue une règle à tous les postes frontaliers, elle gangrène tous les services. Il a profité de la tribune offerte pour lire deux de ses poèmes qui relatent son expérience en terre étrangère (Harlem des années 75). Le migrant est souvent confronté » à des tracasseries son droit est bafoué et il est traité de la façon la plus vile alors qu’il existe des textes qui lui reconnaissent des droits : qu’en fait on de ses textes ? Abordant le retrait de la Mauritanie de la CEDEAO « je l’ai ressenti comme un coup de poignard dans le dos car je voyais le travail que j’ai mis 12 ans à mettre en place partir en flamme. »

Il faut noter qu’une caravane de jeunes sénégalais a traversé pour venir rejoindre leurs frères mauritaniens et que ces derniers en ont fait de même.

 

 

Rosso : saisie d’alcool

A l’image de toutes les villes frontalières, le débarcadère de Rosso est un haut lieu de trafic en tout genre. Les douaniers ne manquent pas de temps à autre de mettre la main sur des produits illicites.

Ces derniers temps les services de douanes n’ont pas chômé ; après une saisie record de devises (l’équivalent de 39millions d’ouguiya), de l’arrestation d’un faussaire en billet de banques (dollars) avec sa boite magique aujourd’hui c’est de l’alcool qu’il s’agit.

En effet une grande quantité d’alcool a été saisie par les hommes d’Ahmedou Ould El Haddi 23 cartons de bière, 60 bouteilles de whisky, 29 bouteilles de J&B et d’autres variétés.

Ce stock a été saisi sur le sieur Raymond Issekya Lokoff, premier conseiller à l’ambassade du RDC en Mauritanie. Le véhicule porte l’immatriculation 19CD0031 et le premier conseiller n’avait pas d’ordre de mission. Il a affirmé que le produit saisi est acheté d’un magasin diplomatique à Dakar, certains sont importés et d’autres sont fabriqués au Sénégal.

Pourquoi le premier conseiller n’a-t-il pas rempli la procédure par laquelle tous les corps diplomatiques sont soumis pour faire passer de l’alcool ? Y’aurait il anguille sous roche ?

Beaucoup d’autres questions restent en suspens.

 

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