Archive pour avril, 2010

Prévention des violences contre les femmes

La violence sous toutes ses formes a l’encontre des femmes est un fléau qui s’observe pratiquement dans toutes les sociétés quelque soit leur niveau de développement.

Cette violence peut revêtir des formes subtiles que l’on risque d’y perdre son latin.

Ainsi dans nos sociétés où la domination masculine est incontestée et pérennisée par une tradition qui consacre la mainmise de l’homme sur la femme c’est un véritable défi que de vouloir secouer cette termitière.

Et pourtant c’est ce que s’est fixé comme objectif l’ONG « femme aid » en inaugurant le centre d’écoute de Rosso ce jeudi 15 avril 2010 en présence des autorités administratives locales. Dans son discours la présidente de l’ONG, Sultane mint Mohamed Yahya a mis en exergue le rôle de la femme dans le processus de développement social et économique mais dira t elle malgré ce rôle prépondérant la femme reste victime de certaines pratiques violentes. Les femmes en Mauritanie, comme leurs consœurs dans d’autres sociétés sont victimes de toutes formes de violence et de discrimination, dus aux phénomènes conjugués d’urbanisation, des effets de la mondialisation, de la pauvreté et de la dislocation des rapports sociaux.

Ces violences sont multiples et diverses (violence domestique, MGF, violence sexuelle, violence conjugale, ce qui exige la synergie des efforts pour faire face à ce phénomène et par conséquence son éradication. Et pour se faire une idée de la récurrence du fléau un rapport de l’ONU affirme qu’une femme sur trois dans le monde est victime de sévices corporelle ou d’une toute autre forme de violence.

La violence contre la femme constitue un flagrant délit de violation des droits de l’homme, c’est pourquoi les pouvoirs publics et les partenaires au développement de la Mauritanie ont inscrit dans leurs actions prioritaires la lutte contre ces violences à travers des stratégies et des programmes d’intervention. La société civile nationale a aussi entrepris des actions dans ce sens. Dans ce cadre et en droite ligne de son objectif notre ONG en collaboration avec l’Union Européenne à travers son programme « l’Instrument Européen pour la Démocratie et les Droits de l’Homme » envisage la mise en place de deux centres de prévention et de sensibilisation contre la violence à l’encontre des femmes, à Rosso et Atar. Elle terminera son allocution en souhaitant que ce centre sera l’endroit convenable pour la sensibilisation, l’écoute et la mobilisation en vue de préserver les droits de la femme et de l’aider dans l’émancipation et la participation, tout en espérant que nos efforts seront couronnés de succès.

 

Parmi les objectifs du centre il faut noter la prise en charge psycho médicale des femmes et des filles victimes de violence (viol, MGF, violence physique, etc.) à travers des prestations gratuites que les centres offriront aux personnes qui les fréquentent ; répertorier ces violences qui sont souvent passées sous silence et offrir ainsi une base de données pour les besoins scientifiques et de plaidoyer. Parmi les missions premières que s’est fixé le centre est de recevoir les femmes et filles victimes de violence leur offrir les premiers soins en cas de besoin référer une prise en charge médicale aux structures sanitaires compétentes (dispensaires, hôpitaux) avec un accompagnement du centre ; Assurer une prise en charge psychologique des victimes et de l’assistance juridique. Et pour mener à bien cette mission le centre est doté d’un personnel pluridisciplinaire en mesure d’assurer et de garantir les missions qui lui sont assignés.

Il faut dire que ce centre est différemment apprécié. Si chez les femmes on exulte car désormais on a une structure où s’adresser en cas de violence, chez certains hommes le centre représente une corde au cou.

Apres la cérémonie devant le bâtiment abritant le centre un homme d’un âge avancé crache tout son venin « a notre époque la femme n’avait pas un mot à dire mais aujourd’hui elle veut se mêler de tout et le comble le voila créer une structure pour la calomnie ». Les femmes répondent du tic au tac « le monde évolue et il est temps qu’on sache vous dire non nous ne sommes pas vos objets nous avons les mêmes droits et les mêmes devoirs. »

Il faut noter que ce centre d’écoute et de préventions des violences contre les femmes est un centre pilote de sa réussite dépendra l’ouverture d’autres centre dans les autres régions.

 

AMADOU NDIAYE

CP/ROSSO

amadoundiaye2@yahoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rosso : Remise de dons

En ce mardi 16 février 2010 une cérémonie de remise de matériels a été organisée à l’hôtel de ville sous la houlette du premier magistrat de la ville le Pr. Yérim Fassa. Les autorités civiles et militaires étaient de la partie.

Dans son allocution le maire a remercié les différents partenaires pour ce geste magnanime il a  dit que tout ceci a été possible grâce à la solidarité du conseil municipale. Il a aussi adressé ses vifs remerciements au ministère des finances, et à l’ANAIR pour les facilités accordées  pour  sortir le matériel exonéré de toute taxe. A propos de ses innombrables voyages le maire dira « on dit que je suis toujours entre deux avions c’est vrai ; mais aujourd’hui a cause de la  coopération décentralisée les maires doivent se déplacer beaucoup et le résultat est là, concret devant vous. Il terminera en disant qu’il est Rossossois et que même s’il n’est plus maire il sera parmi eux car c’est la que je suis né grandi et mourra conclura t il.

Il faut noter que ce matériel comporte plusieurs ordinateurs et une centaine de manuels scolaires, don de l’ONG  française Solidarité et Education pour l’Afrique. 120 fauteuils roulants don de la fondation américaine Wheelchair Foundation, un car climatisé d’une capacité de 32 places, don de la principauté de Monaco ; a cela il faut ajouter un container de près de 5 tonnes contenant un matériel divers et destinés aux rapatriés, ce container est un don de  l’Association des immigrés de Lanzarote (Espagne) en collaboration avec l’Association de Vecinos los Lirios.  Un package alimentaire de secours a été aussi offert par l’ONG Bourgeons de l’Espoir dont la présidente Diattou Sall dans son discours  a dit que son ONG espère faire plus à l’avenir.

Avant de procéder à la remise du matériel une commission a été désignée pour faire le tri et le partage entre les différents sites de rapatriés. Il est à noter qu’un container similaire a été envoyé à Boghé par la même association. Le maire a mis l’accent sur la transparence dans la distribution.

 

 

Dossier des réfugiés : compilations

retour des refugiés
Album : retour des refugiés

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« Avoir la vie dure en Mauritanie vaut toujours mieux que vivre dans l’incertitude dans un pays étrangers »Les douloureux événements de 1989 ont jeté sur la route de l’exil quelques  vingt quatre mille mauritaniens dénués de tout et même de leur pièce d’état civil. C’est le début d’un calvaire qui durera 18 ans et ne verra son dénouement qu’en janvier2008.

Cet épineux problème est  resté pendant une décennie un sujet tabou. Peu avant sa chute le régime de Taya avait commencé une amorce pour  le résoudre. Avec la transition il est occulté par les militaires qui préfèrent le laisser à un régime démocratiquement élu.

Pendant la campagne présidentielles  tous les candidats en font leur cheval de bataille. Désormais le dossier des réfugiés devient une priorité et chacun y va du sien pour donner un  signal fort aux électeurs.

L’arrivée de SIDIOCA aux commandes de l’état  marque le dénouement du problème.

Des son investiture le président s’attelle au dossier : accord tripartite servant de cadre juridique pour le retour organisé (signé le 12 novembre a Nouakchott entre la Mauritanie, le Sénégal et le HCR), des journées de concertations nationales sont organisées le 20 et 22 du même mois pour identifier les besoins et faire des recommandations et pour couronner le tout le discours du 29 juin 2007 dans lequel le président annonce le retour des déportés et présente la compassion de l’état pour les préjudices subies. La voie est balisée ; un comité interministériel est mis en place pour piloter le processus ; ainsi grâce a la volonté politique de l’heure et aux mécanismes mis en place 103 personnes issues de 18 familles foulent le sol national le 29 janvier 2008 à Rosso. A l’accueil le comité interministériel, les autorités administratives de la wilaya, les autorités Sénégalaises de la région d’accueil des déportés et surtout la population qui a fait le déplacement pour accueillir ces compatriotes si longtemps éloignés du pays.

Le processus est enclenché  le HCR par l’intermédiaire de l’ONG ALPD prend en charge l’acheminement  et l’identification  et la distribution d’un montant forfaitaire, le PAM lui a le volet distribution alimentaire et l’ANAIR (agence nationale d’appui a la réinsertion des rapatriés créée le 2 janvier2008)  a offert une dotation d’accueil pour permettre aux revenants de se mettre au travail sans délai. Quoi que symbolique cette dotation d’accueil a été bien appréciée par les bénéficiaires.

Mais malgré des efforts louables de la part de l’ANAIR et du gouvernements  les critiques ne manquent pas car les structures d’accueil sont vétustes et le sur le plan de la santé et de l’éducation beaucoup reste à faire.  Au niveau de l’agence on explique que l’agence est dans une première phase appelé phase d’urgence et qu’elle donne la priorité aux besoins les plus urgents manger boire soins primaires, gîtes etc. et que dans une deuxième phase dite phase  de développement ou elle prendra en charge d’une façon globale le développement durable  des sites la valorisation de leurs potentiels etc. Apres ce premier contingent une pause de quelques semaines est observée, le 11 mars 2007 le HCR annonce l’accélération du mouvement des retours l’objectif est de ramener 3000 personnes par mois. Cette annonce créé un lever de bouclier, Avec la confirmation de cette reprise, le comité directeur des réfugiés a publié un communiqué dans lequel il dénonce l’attitude du gouvernement mauritanien et l’unilatéralisme des décisions du HCR. Avant cette confirmation de reprise du HCR, des partis politiques ont fustigé la gestion de la situation, sur le plan matériel et économique des réfugiés déjà retournés en Mauritanie. « Certains réfugiés ont commencé déjà à regretter leur retour après quelques semaines seulement, ce qui est loin d’être rassurant pour la consolidation des acquis et la poursuite des actions de rapatriement » a expliqué un représentant des associations des réfugiés. Le comité directeur des réfugiés évoque aussi la non réalisation des souhaits des réfugiés et les recommandations des concertations consistant à « restituer leurs terres, à les réinstaller dans leurs villages d’origine, à les indemniser ».

Toutes ces confusions nées d’une situation provoquée par des mauvaises volontés méritent des réponses et des explications claires pour que les d’efforts et les concertations ne soient pas insignifiants.

Le FONADH  , Forum National des Organisations des Droits de l’Homme, dans une   conférence de presse, sur l’évolution du dossier a dénoncé les agissements du H.C.R. et de l’ambassadeur de Mauritanie au Sénégal tout en demandant le respect et l’application des recommandations issues des journées nationales de concertation (tenues les 20, 21 et 22 novembre 2007) mais et surtout l’implication pleine et entière des organisations de défense des droits de l’homme en tant que partenaires dans le processus du règlement du passif humanitaire. Le FONADH n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour tirer à boulets rouges sur le H.C.R., qui mène selon lui, une gestion peu transparente de la question du retour des déportés. « Nous avons constaté dés le départ, fait remarquer Mamadou Moctar Sarr, secrétaire exécutif du FONADH, aux premiers moments des recensements, que le H.C.R., n’avait pas véritablement impliqué les responsables des structures de défense des intérêts des déportés. Lors, des journées nationales de concertation sur le retour des déportés et le règlement du passif humanitaire, des engagements ont été pris mais nous avons l’impression que le H.C.R. est en train de faire cavalier seul « . En outre, le FONADH s’est insurgé contre l’attitude du H.C.R. qui a organisé l’opération test dans la précipitation et le manque de préparation dans l’organisation de ce rapatriement des déportés mauritaniens. « Après le retour des déportés, une semaine plus tard, nous avons envoyé sur place une délégation pour visiter l’ensemble des sites aménagés pour ceux qui sont revenus. Depuis qu’ils sont revenus (les déportés), aucune autorité n’est venue les rendre visite. L’opération test ne nous satisfait pas et les conditions de vie sont déplorables. Et on peut dire que les autorités sont en train de baisser les bras « , déclare le secrétaire exécutif du FONADH qui estime que « le recensement a été fait dans une opacité totale  » avec la partialité de l’ambassadeur de MAURITANIE (Mohamed Vall Ould Bellal,) au Sénégal qui traite, selon lui, avec un groupe de réfugiés au détriment de la partie la plus représentative.
« Au moment de signer l’accord triparti, l’ambassadeur s’est fait accompagner de trois individus qui ne représentent personne. Tout ce que ces gens-là (allusion faite aux organisations de défense des droits humains) veulent, c’est qu’ils soient impliqués dans le processus de rapatriement. Les victimes, on ne doit pas les contourner. C’est pourquoi nous disons et nous l’avons signalé au plus haut niveau que l’ambassadeur est en train de jouer un jeu dangereux par rapport à ce problème. Ce ne sont pas des affirmations gratuites. C’est quelque chose de vérifiable « . Le processus de rapatriement des déportés mauritaniens a été confié par l’ALPD (Association de Lutte contre la pauvreté et pour le Développement) dirigée par Mohamed Vall Ould Khissa et par ailleurs parenté à l’ambassadeur de Mauritanie au Sénégal. Le FONADH est monté au créneau pour dénoncer ce recrutement qui s’est fait dans une totale opacité. Ce recrutement est mal apprécié d’autant plus que ce monsieur Mohamed Vall Ould Khissa est accusé d’être un détracteur du processus de rapatriement des déportés mauritaniens. On l’accuse même d’avoir été contre le retour des déportés. Comment donc, les pouvoirs publics, connaissant tout cela, n’ont-ils pas réagi en confiant l’opération de retour à une ONG blanche comme neige et qui ne compromettrait aucunement la réussite de ce processus de rapatriement ? « On aurait pu, pour un problème aussi important, lancer un avis d’appel d’offres et voir toutes les ONG qui postulent « , pense Mamadou Moctar Sarr. Le FONADH, dans le sens d’apporter des solutions par rapport au retour des déportés mauritaniens, a mis en place un comité de réflexion, dirigé par Lala Aicha membre du FONADH. Ce dit comité a déjà élaboré un plan d’action qui a été transmis aux autorités. Car, estime le FONADH, si des actes forts de consolidation des acquis et de motivation des réfugiés ne sont pas pris, l’opération de retour sera vouée à l’échec. Par ailleurs, le FONADH a dénoncé la précipitation dans laquelle, l’ANAIR a été mise sur place par les pouvoirs publics au détriment des intérêts et des droits des déportés. « Cette agence devrait avoir d’abord un conseil d’administration qui étudierait les grandes orientations avant de commencer la mise en œuvre de son programme d’urgence. Mais, malheureusement, l’agence est partie trop vite en besogne. A notre connaissance, le conseil d’administration n’a pas encore été désigné. Il faut que l’agence respecte le minimum qui est d’abord la mise en place de ce conseil. Nous pensons que cette agence pourra jouer un grand rôle d’autant plus que nous savons que l’action du H.C.R. est très limitée dans le temps. Il reviendra donc à l’agence de créer des conditions nécessaires pour régler définitivement le problème des déportés « , a laissé entendre Mamadou Moctar Sarr tout en dénonçant le manque de concertation qui environne le processus de rapatriement des déportés mauritaniens mais surtout en reprochant à l’ANAIR d’avoir concocté un programme d’urgence sans pour autant demander leur avis.

Malgré cette avalanche de critiques le HCR persiste et signe  et le processus des retours reprend mais les couacs se multiplient On avait pensé qu’avec la première vague la machine du HCR serait rodée et ceux qui viendront après ne vont pas pâtir de la lourdeur du mécanisme. Hélas ! C’est tout le contraire  qui s’est passé. Passés les moments d’accueil, tout le reste fut un véritable parcours du combattant. Parmi ceux qui sont venus il a fallu attendre 2 jours pour avoir droit à l’eau potable. D’autres ont eu a attendre 24heurs pour avoir de quoi manger. Sur tous les sites visités la complainte est la même, les revenants se sentent abandonnés et livrés à eux-mêmes ce que résumera en ces mots l’un deux

« nous ne sommes pas revenus pour recommencer le même cycle de souffrance, nous ne voulons pas être des éternels assistés mais demandons que le minimum vital nous soit fourni ; où alors laissez nous faire le chemin inverse » enchaînera t il furieux. Au site Rosso lycée (sis entre la ville et le village de Tounguène) les conditions sont dramatiques. Installés sur un terrain dégagé il a fallu l’intervention des autorités pour que les latrines soient installées Par ailleurs cette zone étant un peu excentrée la sécurité, la scolarisation des enfants et la cuisine constituent le souci majeur des rapatriés. En outre le package offert par le HCR à la place du fourneau, une bonbonne de gaz a été donnée ce qui n’est pas du goût des bénéficiaires qui se demandent à quoi leur servirait une bonbonne de gaz alors qu’ils n’ont pas de quoi acheter du poisson ou la viande pour préparer leurs repas. En effet le montant dont a bénéficié le premier groupe n’a pas été donné aux derniers venus.

Quant aux vaches laitières offertes par l’ANAIR « Comment nourrir des vaches alors que nous  même ne mangeons pas à notre faim ».

Quelque part  le mécanisme s’est grippé ; ou les choses ont été faites avec improvisation, car on ne peut justifier  ces disfonctionnements autant chez le HCR que le PAM. Quant à l’ANAIR elle a brillé  par sa lenteur , si pour la première vague elle pouvait justifier son retard  car elle n’existait que sur papier aujourd’hui tel n’est pas le cas et elle se devait d’être à la pointe du combat. Seules les autorités administratives ont réussi a tirer leur épingle du jeu ; les revenants dans leur écrasante majorité saluent le dynamisme du wali Abdallahi Ould Mohamed Mahmoud et du hakem, Sidi Sow.

Par ailleurs ce qui est frappant ce qu’aucun élan de solidarité ne s’est manifesté ni au  niveau local  ou national, or on a vu des mobilisations monstres pour des causes mêmes si elles sont nobles nous interpellent moins directement que nos compatriotes revenus et qui sont dans un dénuement total ; alors que faisons-nous de notre hospitalité légendaire, avons-nous relégué aux oubliettes le devoir de partager et d’aider notre prochain que nous dicte notre religion .La réconciliation nationale se construit sur ses gestes si minimes soient ils mais qui vont droit au cœur.

Lors de notre visite sur l’un des sites une femme nous a interpellé en ces termes : « vous auriez pu nous apporter quelque chose et quant nous lui répondons nous sommes journalistes elles nous demande si nous sommes mauritaniens et lorsque nous répondons  par l’affirmative ; elle dit vous devriez le faire car nous sommes tous  frères et sœurs ».

 

Etude d’un  cas

 

Babacar Mbodj était garde forestier en Mauritanie avant d’être expulsé, il y a 18 ans. Depuis, il vivait dans le camp de réfugiés de Dagana en compagnie de son épouse, de son enfant unique et de sa sœur, et vendait des légumes qu’il fait pousser dans un petit potager situé près de sa maison. « Nous nous débattons pour créer un semblant de vie, ici », a-t-il expliqué. Quant à Fatou, son épouse, elle a raconté la douleur qu’elle ressentait en voyant que les villages sénégalais des alentours recevaient de l’aide de la part du gouvernement, et le mal qu’elle avait eu à expliquer à Abdou, son fils de 13 ans, de quel pays il était ressortissant.«un jour , il m’a dit qu’il ne savait pas trop s’il voulait être mauritanien », a-t-elle rapporté. Cela fait six ans qu’Abdou va à l’école par intermittence dans le camp, mais les écoles pour enfants réfugiés manquent de l’essentiel. « L’éducation est un droit ; elle permet aux enfants d’acquérir l’assurance et les compétences dont ils ont besoin pour survivre. Le potentiel de cette génération d’enfants mauritaniens a été gaspillé dans ces camps », a déploré Fatou. Abdou a expliqué qu’il se considérait comme mauritanien mais qu’il savait qu’il n’était pas comme les enfants sénégalais avec lesquels il joue. « Je me sens différent d’eux, mais je ne sais pas trop si j’ai ma place en Mauritanie. Je suis ici depuis toujours ».

M. Mbodj a dit craindre qu’Abdou ne se sente aussi différent des enfants mauritaniens si,quand  la famille sera rapatriée.« Bien que les enfants de ces camps s’entendent dire qu’ils sont mauritaniens, ils n’ont jamais vu leur pays.

Les représentants des réfugiés ont déclaré que l’annonce du gouvernement mauritanien était une victoire pour leur communauté ; ils ont demandé que le rapatriement soit dirigé par le HCR pour assurer la sécurité des réfugiés et continuer à garantir leur bien-être, une fois de retour en Mauritanie. Si, de manière générale, les réfugiés ont bien accueilli  l’annonce de la décision de leur retour, leur frustration envers le gouvernement mauritanien est palpable lorsqu’ils font le récit de leur vie. « Sommes-nous censés célébrer cette décision après 18 ans de cette vie étrange ? Tous les réfugiés interrogés ont souligné la nécessité de mettre en place une commission Vérité et réconciliation. Les 18 années d’exil forcé ont aliéné toute une génération de mauritaniens. Peut-être que notre témoignage évitera à nos petits-enfants de connaître le même sort  », a déclaré M. Mbodj.

. « Même si la vie sera dure en Mauritanie, c’est quand même notre patrie, avoir la vie dure en Mauritanie vaut toujours mieux que vivre dans l’incertitude de ces deux dernières décennies. « Retourner au pays nous permet de nous axer sur quelque chose – un pays, une dignité et enfin, après tant d’années, une identité ».

 

 

Eléments réunis par

ndiaye

 

 

Victoire aux forceps

Le candidat Mohamed Ould Abdel Aziz a remporté haut la main  les élections présidentielles du 18 juillet 2009.Les mauritaniens l’ont plébiscité et ce malgré des sondages qui prévoyaient un inévitable deuxième tour. Cette victoire du général même si elle est entachée de fraudes comme l’affirment l’opposition a été surtout le fruit  d’un long travail du terrain que les partisans du général ont mené.

D’abord il y a l’image du chevalier Blanc défenseur des pauvres et pourfendeurs des « MOUFSIDINES » cette image qui  chez le citoyen lambda reflète une rupture avec le passé lui a rapporté bon nombre de voix dans la couche la plus défavorisée, jadis bastion de l’opposition..Autre paramètre non moins important le pragmatisme du général. Durant son règne il a ouvert des chantiers et a créé des attentes et durant la campagne il a beaucoup promu c’est vrai mais il a été aussi concret sur certains points (don en nature ou en matériel)

Par ailleurs tous les coins du pays  même les plus reculés ont été visité pour porter la bonne parole, et même en cas de réticence dans certaines contrées  on hésite pas à recourir aux services de certaines personnes influentes de ladite contrée pour  faire fléchir les positions (cas du chef de poste de douane du bac de Rosso, sollicité pour épauler le directoire de campagne du général à l’est).

Aujourd’hui Aziz jouit des prérogatives d’un chef d’état légitime, renforcé en cela par l’empressement du  conseil constitutionnel à valider le scrutin malgré le recours de trois de candidats.

L’opposition qui depuis le 06 août se bat pour défendre les acquis démocratiques ne doit pas se ranger dans une logique d’affrontement surtout que le soutien de l’extérieur risque de lui faire défaut,  et que sur le plan national les contingences d’une vie de plus en plus difficile  ne sont pas de nature a pousser les populations à se dresser contre un pouvoir qui lui promet monts et merveille. Et pourtant aujourd’hui plus qu’hier elle se doit d’investir tous les leviers des institutions pour surveiller et peser de tout son poids sur toutes les décisions qui engagent l’avenir du pays, en un mot servir de garde fou face aux éventuels dérives du régime.

Hier putschiste le général n’avait de compte a rendre a personne aujourd’hui  légitimé par les urnes le peuple est en droit de demander des comptes.

L’espoir est grand et le général est attendu de pied ferme par un peuple qui depuis presque une année vit au ralenti ; reste à savoir comment l’homme (le général) dont les pratiques sont plus militaires que politiques saura mener à bon port le pays sans faire des vagues.

N’oublions pas que souvent une fois élu nos présidents se laissent enfermer dans des tours d’ivoire et perdent tout contact avec la réalité et ne prêtent oreilles qu’aux courtisans et autres intrigants. Comme le disait Jean Baptiste Placca dans une de ces chroniques : «Le problème, en Afrique, est que le chef de l’État est trop souvent encerclé de gens qui désirent le voir s’incruster. Non pas tant parce qu’ils l’aiment d’un amour inextinguible, mais parce que, la plupart du temps, ils lui doivent tout et se préoccupent de leur propre avenir. La position juteuse qu’ils pourraient perdre au bord de la mangeoire, si le président venait à se retirer, passe alors avant l’intérêt général.  A force de concentrer les critiques sur le président, on en arrive à oublier tous ces courtisans et ces intrigants, nationaux comme étrangers, qui sont autrement plus dangereux pour la démocratie. les griots sont là, au réveil du chef, et ils sont encore là, tard le soir, pour éteindre les lumières, au moment où celui-ci s’endort. Mais puisque ces gens sont généralement d’une servilité sans borne, il suffirait que le président dise qu’il s’en ira pour les voir chanter, avec des arguments tout aussi convaincants, la grandeur et la lucidité de l’homme d’État. »

Une observation s’impose depuis la validation de son élection le ton du discours a changé ; en tout état de cause il est aujourd’hui le président de tous les mauritaniens et se doit de les fédérer  dans un projet de société où chacun s’y reconnaîtrai

Des primes qui dépriment

 

Le tapage médiatique fait autour des primes de transport ont un instant fait rêver les fonctionnaires. Hélas la réalité est tout autre .il y a eu abus de langage ou volonté délibéré de tromper. Le mot « substantiel » doit porter plainte contre X pour faux et usage de faux » .

Du président de la république aux membres du gouvernement chacun y est allé de ses gros mots pour remplir les oreilles pour ne pas dire ventre des pauvres hères que sont les fonctionnaires qui ne savent plus a quel saint se vouer.

Entre des prix qui sont aux septièmes et des primes qui ne couvrent même pas le déplacement entre deux quartiers parler de leurre ou de discours populiste n’est pas exagéré.

La fonction publique ressemble un peu à une bibliothèque : les livres les plus haut placés sont les moins usités , alors les plus haut placés se sont octroyés la part du lion laissant aux autres des miettes. Bonjour l’équité, la justice et tout le tralala pour nous berner.

En tout état de cause ces primes dont on a tant parlé risquent fort d’avoir un effet boomerang, car dans les secteurs la colère et la révolte couvent car rien ne justifie que des messieurs qui ne font presque rien soient mieux lotis que ceux qui font le plus gros  du travail.

Les syndicats de l’éducation de la santé et d’autres secteurs ont rejeté ce partage léonin et ont demandé au gouvernement  de revoir sa copie.

Espérons que nos dirigeants éclairés sauront cette fois faire bon usage de la définition  du mot substantiel.

NDIAYE

 

 

Instrumentalisation de la langue arabe : résurgence des vieux démons

Depuis la commémoration de la journée internationale de la langue arabe de plus en plus des voix s’élèvent pour demander la généralisation de  l’arabe dans l’administration et  sa réintroduction  dans le système éducatif  pour lui donner une place prépondérante dans l’enseignement.

C’est comme si notre pays venait de découvrir les bienfaits de cette langue mais à y regarder de près cette démarche est à rapprocher de celle des pages noires de l’histoires du pays où les nasséristes et les baathistes avait fait main basse sur les leviers de l’état et en ont profité pour dénégrifier certains secteurs et garder les Zounouj dans les limites de l’acceptable.

Le général président semble glisser dangereusement vers cette option. Pour preuve les nominations au conseil de ministre et autres où la composante negro-africaine est quasi oubliée voire ignorée, même si pour un non averti ces allégations n’ont aucun fondement  car au parti état l’UPR ladite composante est bien représentée ; en fait c’est un trompe-l’oeil sous peu tous les cadres negro-africains seront relégués au second plan au profit de la frange nassériste ou baathiste.

Le principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut  ne peut justifier les choix quasi permanent des nominations.

Quand à la langue arabe qui en principe devait être un ciment de l’unité nationale, car l2angue de l’Islam, comment en elle arrivée à être la fossoyeuse de l’unité nationale ?.

En fait elle n’en est pour rien ; prise dans son contexte culturelle ou religieux elle ne fait du tort à personne mais là où le bât blesse c’est quand on veut l’utiliser comme moyen d’oppression ou de domination pour assouvir des desseins inavouables. Certains esprits étroits vous diront que ceux qui la rejettent ou ne la comprennent pas ne sont pas musulmans. Est il besoin de rappeler que l’Islam compte aujourd’hui de millions d’adeptes et que la majorités de ces musulmans ne sont point  des arabes.

Notre pays a trop souffert de cet attachement à l’arabité comme s’il avait à prouver à la face du monde son arabité  «  le tigre n’a pas besoin de crier sa tigritude » disait Thomas Mallone.

La Mauritanie est un pays arabe et africain qu’on le veuille ou non  et il est de notre devoir de cultiver cette diversité culturelle qui nous enrichit plus qu’elle nous lèse à moins de vouloir en faire un écueil et ériger un mur d’incompréhension au bénéfice des extrémistes des tous bords.

 

AMADOU NDIAYE

amadoundiaye2@yahoo.fr

De King à Obama : la consécration du rêve américain

 

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Sur les marches du mémorial Lincoln en octobre 1963, lors de son célèbre discours « I Have a dream » le pasteur noir, Martin Luther King Jr, prononçait ces mots :

Quand les architectes de notre république ont écrit les mots magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d’Indépendance, ils ont signé un billet à ordre, dont tous les Américains devaient hériter. Ce billet était une promesse qu’à tous les hommes, oui, les hommes noirs aussi bien que les hommes blancs, seraient garantis les droits inaliénables de vie, de liberté, et de poursuite du bonheur. Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère ».

En prononçant ces mots il ne se doutait pas qu’en moins de cinquante après ce rêve allait devenir réalité. Que de chemin parcouru. Le chantre des droits civiques des noirs américains était un visionnaire et malgré un environnement hostile et raciste il a gardé foi en la démocratie. Aujourd’hui l’Histoire lui donne raison.

L’élection d’un afro américain à la magistrature suprême démontre, si besoin était que l’Amérique a su faire un dépassement et que malgré un passé récent de racisme et de ségrégationnisme elle vient de donner au monde libre une belle leçon de démocratie.

L’unanimité des réactions qui ont salué l’élection de Barack Obama le confirme.

NDIAYE

amadoundiaye2@yahoo.fr

 

Rosso: OMST/SIDA s’investit dans l’approche genre

OMST/SIDA
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La lutte contre le SIDA peut recouvrer de multiples facettes. L’ONG OMST/SIDA, qui depuis une décennie a fait de ce combat son credo élargit aujourd’hui son champ d’action en adoptant l’approche genre avec la formation et la réalisation  de petites actions de développement en direction des femmes.  Cette diversification des activités a pu voir le jour grâce au soutien sans faille des ONG  SOS Pair Educateur (NKTT) et de l’ONG espagnole CIDEAL qui par leur apport consécutif dans le cadre de renforcement des capacités des ongs  tant sur le plan structurel que financier ont permis à ce microprojet d’éclore.

Pour Cheikh Tidjan Sall président d’OMST/SIDA la lutte contre la pandémie doit revêtir toutes les formes et la lutte contre la  pauvreté est un des combats à mener pour aider les couches vulnérables, car la pauvreté et ses corollaires constituent un terreau fertile pour l’expansion du SIDA d’où la création de ces activités qui s’inscrivent dans un cadre socio éducatif.

En ce mardi 6 avril 2010 qu’a été  lancé les activités de ce projet , en présence du Hakem de la moughataa , du maire de Rosso, le Pr Yérim Fassa et des notables de la ville.

Dans son discours Cheikh Tidjan Sall dira que cette initiative est aussi une réponse à la déperdition scolaire qui est un phénomène récurent donc il vient en appui aux efforts de l’état dans sa politique de formation professionnelle pour juguler ce fléau.

Le projet genre initié en partenariat avec PAIR EDUCATEUR et CIDEAL  consiste en un atelier de couture, un autre de teintures et de un dernier de coiffure. Il compte 55 filles et 5 garçons « Nous donnons à ceux qui ont quitté l’école prématurément la chance d’apprendre un métier qui leur permettra de s’insérer dans le secteur informel plus tard. Ces spécialités ont été choisies en fonction de leur importance, de la demande sans cesse croissante  et du perpétuel renouvellement du marché ainsi que la facilité de disposer du matériel pour leur réalisation. ». La formation dure huit mois et un suivi est fait après formation pour aider les bénéficiaires à obtenir un stage et si possible un emploi.

Mais l’essentiel est que ces personnes sortiront outillé et pourront se mettre à leur compte ou monnayer leur savoir faire dans le marché du travail  car ces spécialistes en dehors d’une finalité artistique ont un apport monétaire important pour leurs pratiquants.

Il terminera en disant que la mobilisation de tous est requise avec l’appui constant des autorités administratives, municipales et politiques qu’il a remercié au passage. Et il a adressé des chaleureux remerciements à ses partenaires  SOS pair éducateur et CIDEAL pour leur accompagnement en amont et en aval  du projet.

Le maire quant à lui dira que ce projet aidera les populations à sortir de la pauvreté et surtout qu’elle entre dans la dynamique de développement de la commune. Il dira qu’il espère que ce projet ira plus loin que nous l’espérons et que cette initiative serve de référence dans la région et au-delà. Il a conclu  en disant que Rosso est une ville en pleine mutation.

 

Amadou Ndiaye

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