Rosso: le ministre veut-il enliser l’ISET?

par Derdeche Jiddou, mardi 28 juin 2011, 22:50

image manquante Après une rencontre avec les représentants des enseignants et des travailleurs de l’Institut Supérieur d’Enseignement Technologique (ISET), le ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique a fait une déclaration au Parlement, le dimanche 6 juin 2011, dans laquelle il a soutenu que l’ISET n’a besoin, en ce moment, qu’un plafond de douze professeurs. Malgré l’incompatibilité de cette assertion avec les besoins réels de l’institut, le ministre a ouvert le dépôt des candidatures et fixé son délai entre le 20 juin et le 10 juillet 2011, maintenant, ainsi, le quota de douze postes qu’il tente d’imposer, contre vents et marées. Il sait, pourtant, que cela contribue à l’enlisement de l’ISET car les enseignants lui ont expliqué, preuves à l’appui, l’impact négatif d’une telle décision.
Les besoins de l’ISET en personnel enseignant ne correspondent pas à la méthode habituelle de détermination des besoins des établissements d’enseignement. On ne sait pas encore combien d’étudiants seront admis à l’institut, l’année académique, à venir et il ne faut pas oublier, non plus, que l’ISET compte cinq départements distincts. Les contrats, visés par le ministre, sont des contrats annuels, exempts des droits les plus fondamentaux, et, dans la comparaison des salaires avec ceux des autres professeurs de l’enseignement supérieur, le ministre a oublié de noter que l’activité d’un professeur, à l’ISET, ne se limite pas, seulement, à l’enseignement et à l’encadrement des étudiants mais va bien au-delà, dans d’autres domaines comme la recherche scientifique, la vulgarisation, les prestations de service, en plus des tâches administratives, la supervision et l’entretien du matériel, des laboratoires et du paysage de l’Institut – rappelons que l’investissement paysager a coûté, à l’Etat, un montant d’environ cinq milliards d’ouguiyas – et cela, au regard même de la mission pour laquelle a été fondé l’ISET. C’est pourquoi les enseignants de l’ISET ont décidé de ne participer à aucun recrutement qui ne couvrirait pas les 24 postes – le réel plancher objectif, pour la couverture des besoins. Mais il semble que, pour le ministre d’Etat, l’intérêt et l’avenir de l’ISET puissent se jouer sur un coup de tête.
Tout récemment, lors de la visite présidentielle, le ministre a encore tenté, comme à l’accoutumée, de semer la zizanie et le désordre, au sein de l’ISET, en invitant, de Nouakchott, une délégation de l’UNEM à qui il a, lui-même, procuré les cartes d’accès à l’institut. Il voulait organiser une rencontre entre ceux-ci et le président de la République, dans l’unique but de saborder une éventuelle rencontre entre celui-ci et les représentants de l’ISET. Cette attitude peu amène d’Ould Bahiya montre combien cet homme cherche, à tout prix, à mettre à genoux l’institut sous sa tutelle. A l’ISET, on ne comprend pas cet acharnement, outrancier, du ministre. S’il était de bonne foi, c’est à Nouakchott et non à Rosso que le ministre devrait s’efforcer d’obtenir audience, pour les étudiants de l’UNEM, auprès du chef de l’Etat.

 

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