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Interview exclusive du Président d’IRA-Mauritanie, Monsieur Biram Dah Abeid.

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IRA-Mauritanie et son président, Biram Dah Abeid, ont connus une ascension fulgurante sur le plan national et international, en un temps reccord et, ceci, bien que cette organisation est la seule en Mauritanie, interdite par les autorités , et, de loin, la plus persécutée par les pouvoirs publics;

Ainsi les dirgeants et militants d’IRA, au cour de l’année écoulée, ont compté dans leurs rangs des dizaines de personnes tabassées par la police, la garde et la gendarmerie, torturées, emprisonnées, jugées et condamnées; malgrè tous ces déboires, cette ong s’est taillé une place de choix en tant qu’organisation populaire à l’interieur du pays, et tant que qu’interlocuteur privilègié des organismes etatiques sous-régionaux et internationaux et des organisations non-gouvernementales internationales.

Dans cette interview exclusive accordée aux site et journal La Sirène-Hebdo, le leaders de IRA-Mauritanie, Biram Dah Abeid, répond aux questions de Abdallahi Amadou Sall, notamment sur une nouvelle donne paradoxale, car IRA est confrontée depuis plusieurs mois à une nouvelle stratégie du pouvoir en Mauritanie, stratégie consistant à chercher par tous les moyens à démarcher des militants d’IRA ou prétendus tels, les faire passer dans les médias d’Etat et autres organes de presse domestiqués, et les cataloguant de dissidents d‘IRA.

La nouvelle donne paradoxale c’est que depuis quelques semaines, c’est l’organisation qui se dénomme APP-Comité de Crise, affiliée à la COD, et dirigée par le syndicaliste Samory ould Beye et l’homme politique Mohamed ould Borboss, c’est cette formation donc qui déscendue sur le terrain tentant de disloquer IRA-Mauritanie; l’une des prémière conquête de ces nouveaux détracteurs d’IRA, est un jeune hartani du nom de Chrif ould Abeidy, journaliste à Taqadoumy et prétend ètre membre dirigeant de la tonitruante oraganisation de lutte pour les droits humains.

La Sirène-Hebdo  : Monsieur le président, permettez moi de vous dire que la dernière défection de Cherif ould Mohamed Abeidy et son groupe n’est pas une action de sape du pouvoir mais, selon des sources bien informées et concordantes, c’est APP-Comité de Crise de Samory ould Beye et Mohamed ould Borboss, qui ont démarché ce groupe qui fait défection tout récemment, qu’en dites vous, monsieur Biram Dah ABEID, car cette fois-ci c’est l’opposition donc ce n’est pas toujours le pouvoir?

BDA
: Il n’y a aucun groupe, ni ancien ni récent, qui a quitté IRA, et ce jeune journaliste, Chrif, que nous avons aidé en tant que tel, n’a jamais été de IRA, ni concerné par sa gestion, ni de près ni de loin, guère davantage que les inconnus, qui parait-il, sont apparus avec lui, au titre de la même prétention erronée. Mais si avoir à soin de s’afficher avec des personnes prétendues de IRA devient un enjeu d’image à ce degré de notoriété, Ould Abdel Aziz – ou d’autres – nous délivrent ainsi et à leur corps défendant, une attestation d’authenticité.

La Sirène-Hebdo : mais nous comprenons pourquoi le pouvoir cherche à affaiblir IRA, c’est de bonne guerre ; mais s’agissant d’un mouvement opposant comme APP-Comité de crise, et de surcroit de Hratin, nous sommes interloqués, pouvez vous nous éclairer ? Et pourquoi aussi dans cette dernière sortie de présumés dissidents d’IRA, ceux-ci vous ont reproché de s’être engagé et d’avoir engagé les hratin dans les causes des nègro-mauritaniens et eux mêmes perçoivent cette solidarité comme une trahison des hratin ?

BDA : A vrai dire, l’action de IRA n’est dirigée que contre le pouvoir et ses symboles et, franchement, nous n’avons aucun moment de diversion à consacrer aux marginaux par comparaison aux centre décisionnels et forces d’oppression : notre cible véritable est là et point ailleurs ;

je pense que c’est plutôt le mode d’organisation et d’action de IRA, notre vision du militantisme, des causes, nos rapports avec les victimes, la sémantique et terminologie que nous avons enrichie, usitée et partagée, les valeurs ressuscitées, bref, l’onde de choc des innovations d’IRA en matière d’encagement et d’innovation activiste, sur tous les fronts et pour toutes les causes, jette un discrédit croissant sur les méthodes d’actions, les rhétoriques des mouvances anciennes ;

cette singularité, attire, à IRA, sans le vouloir ou le chercher, des inimités ici et là, mais malgré tout, nous ne tergiversons pas, nous ne nous tromperons pas d’adversaires et resterons concentrés sur notre duel avec le pouvoir prédateur de Mohamed Ould Abdel Aziz ; nous vous assurons qu’il va s’effondrer dans cette lutte à mort qu’il nous livre et que nous lui rendons.

Concernant le communiqué des pseudo-dissidents, leur manifeste de retrait d’IRA, arguant que j’ai fait dévier le mouvement par un certain zèle contre le passif et l’actif du racisme dont souffrent les nègro-mauritaniens, il constitue plutôt la preuve que ces personnes ne sont pas de IRA, car les textes fondateurs de celle-ci stipulent sa mission de lutte contre le racisme et l’esclavage, pour la défense des droits humains et l’édification de l’Etat de droit ;

l’organisation IRA n’est pas spécifique aux Hratin, ni aux nègro-mauritaniens ni aux arabo-berbères ; toutes les communautés et groupes nationaux y sont visibles ; ses dirigeants se recrutent au sein de toutes les ethnies et classes ; nous sommes allés à Inal ou aucun Hratin ni maure n’avait été tué et y retournerons ; nous avons lutté pour la libération des milliers d’esclaves, donc, hratin, et nous persévérons ;

nous nous sommes battus, et nous nous battrons, contre le recensement raciste, les expropriations foncières, comme nous nous sommes dressés, et nous nous dresserons, contre l’arbitraire qui a frappé, les hommes politiques, hauts fonctionnaires, juges ou citoyens lambda arabo-berbères ; il faut aussi que tout le monde sache que les membres fondateurs d’IRA sont issus de tous les groupes nationaux ;

je réaffirme aussi, de manière claire, que notre engagement envers les victimes du racisme et de la tentative de génocide en Mauritanie sont irréversibles comme nos engagement de mettre fin par la lutte, à l’esclavage, à la dictature et à la corruption dans le pays ; enfin , je soulignerai que nous connaissions bien ces tendances de Hratin sectaires, idéologiquement et mentalement dressés, par les anciens maitres, contre les négro-africains ; nous les connaissons depuis longtemps, mais dirons à ceux parmi eux qui se sont positionnés dans l’inimitié envers cette composante de la communauté nationale, en lui menant une guerre par procuration : vous ne ne gagnerez pas plus que n’ont gagné ceux qui ont joué le rôle de boucher pendant les années de braises car leur principal gain était la honte…

La Sirène-Hebdo  : Certains observateurs de la scène nationale ont remarqué la présence du Parti de l’Union des Forces Sociales de Mauritanie (UFSM), présidé par Bilal Ould Samba présent dans la majeure partie des sit-in de l’IRA à Nouakchott et à l’intérieur du pays. Que signifie pour vous la présence de ce parti aux abords immédiats de votre organisation ?

BDA : Le doyen Bilal samba est militant de IRA, comme d’autres chefs de parti politiques mauritaniens ou étrangers ; lui et certains militants de sa formation grossissent nos rangs en tant que membre à part entière de IRA.

La Sirène-Hebdo  : En votre qualité de Président d’IRA-Mauritanie, d’IRA-Europe et d’IRA des Etats-Unis. Quelle lecture faites-vous de l’arrestation de l’ex patron des services de renseignement libyen Abdellahi Senoussi ?

BDA : il est clair que des services de renseignements et gouvernements étrangers ont choisi la Mauritanie comme lieu de déballage d’un drap sale et nauséabond ; j’ai parlé de cette affaire, pas de l’Homme ; ceci dénote une fois de plus de l’incompétence de ce pseudo-général qui dirige le pays ; il a fait de la Mauritanie le pays qui joue, pour les autres et à leur place, les rôles les plus exécrables et désastreux ; la guerre contre AQMI ne fait que commencer, et bientôt le compte à rebours.

Mais il y a aussi un paramètre important à souligner, c’est le fait que durant la dictature de Kadhafi en Lybie, beaucoup de franges de la classe politique, militaire et religieuse mauritanienne se sont abonnés pour recevoir l’argent en contrepartie de leur mercenariat au service de ce mégalomane. Ould Abdel Aziz et certains des vautours de sa proximité actuelle en ont profité, à titre privé.

Ces vautours ont bien été certainement unanimes pour encourager Al Sanoussi de venir, pour mieux le vendre et le revendre. Concernant le personnage, il ne suscite aucune pitié mais je souhaite qu’il ne soit jamais extradé dans un pays où il risquerait la peine de mort. C’est une position de principe. L’application de la peine capitale c’est de l’assassinat légalisé.

Propos receuillis par Abdallahi Sall

  www.cridem.org

 

 

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