[JAKKAA FULƁE] Bone nana qenye Maali

Depuis le début des événements du nord Mali, je ne cesse de penser à toi et surtout aux populations qui habitent dans la zone sahélienne occupée en majorité par des peuls.  Je sais à quel point cela te préoccupe. Du fait de leur activité pastorale, ils représentent la couche de la population la plus fragile, la plus exposée car n’étant pas partie prenante dans la rébellion, ayant en leur possession le bétail qui représente dans ces situations de crise une énorme valeur ajoutée, ils vont être l’objet de pressions de toutes parts, aussi bien des rebelles que des autorités en place.
J’ai essayé d ‘analyser les actes de Sanogo, afin de lui trouver ne serait-ce qu’un grain de raison, malheureusement, j’en reviens toujours au point de départ que je peux résumer par une boutade: pourquoi achever ce qui n’avait plus qu’un mois à vivre?
A mon avis, les motivations de Sanogo sont loin d’être patriotiques, elles sont essentiellement personnelles. Sanogo veut vivre et voici venu le moment en tant que militaire, où il peut mettre en jeu cette vie à laquelle il tient tant. Il ne s’est jamais posé la question qu’il pouvait survivre couvert de gloire, de fierté et faire l’objet de reconnaissance de la part des enfants de pays. Pour lui aller au front était synonyme de mort, et ça Sanogo n’en prend pas le risque. Il préfère de loin se vautrer sur des poufs pouris à écouter les griots lui faire des éloges qu’il est loin de mériter.
Je suis vraiment étonné de cette médiation de la CEDEAO, qui prétend au retour à l’ordre constitutionnel alors que des candidats déclarés à l’élection présidentielle croupissent en prison par la simple volonté de ce Lâche.
Je suis vraiment triste pour le Mali, triste parce que ce pays représentait un maillon très important dans l’unité et la consolidation de Pulaagu, triste pour les habitants laissés à eux mêmes face à des gens sans foi et sans loi, alors que ceux qui devaient assurer leur défiance et qui ont été gracieusement payés pour ça se disputent des miettes de pouvoir à Bamako.
Tant que cette bande reste au voisinage immédiat des détenteurs actuels du pouvoir, le Mali ne connaitra pas la paix. Le retour à l’ordre constitutionnel ne les avantage pas, convaincus qu’ils sont que toutes les amnisties possibles ne peuvent pardonner le forfait qu’ils ont commis. Pendant ce temps les touaregs et les salafistes ont encore de bons jours devant eux. Le Mali est encore loin de faire l’unité face à ce qui doit être sa mission première: la sauvegarde de son intégrité territoriale.
ATT n’est pas exempt de reproches. Il a laissé la bête se revigorer, obnubilé qu’il était par sa politique de réalisations et soucieux de laisser cette image d’homme de paix. Ceci ne devait pas empêcher cela. Le résultat c’est ce à quoi nous assistons, une désintégration du pays que ces vauriens ne sont pas en mesure de redresser.
Un espoir est cependant permis, les maliens, exceptés quelques opportunistes rejettent avec une écrasante majorité Sanogo et sa bande. Ils sauront dans un avenir que j’espère proche balayer d’un revers de main cette rébellion et régler définitivement le problème du Nord.

 

Drama Noise |
Le rugby et plain d'autre t... |
ASSOCIATION HISTOIRE MILITA... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | asiasialarabi
| Rêve Vole Vers Un Nouveau M...
| Les vidéos chocs de l'actu