Archive pour 30 juin, 2012

Drogue : La bande qui a détrôné le Général Ould El-Hadi

Drogue : La bande qui a détrôné le Général Ould El-Hadi dans article index.php?rex_resize=250w__hadi_1__1_
ALAKHBAR (Nouakchott) – Le démantèlement d’un réseau de drogue a valu au général Ould Hadi son poste à la tête de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN). Après l’arrestation, le 16 janvier, du réseau, le 18 janvier le Général Mohamed Ould El-Hadi a été «limogé», selon plusieurs sources sécuritaires, appuyées par des documents, consultées par Alakhbar.

Complicités

Les documents révèlent des liens entre la DGSN et le chef du réseau Terrouzi Abdessalam. Ce dernier était muni d’une carte, émise par la sûreté, qui lui facilitait ces déplacements. Il avait le privilège d’utiliser des véhicules non immatriculés.

 

Terrouzi Abdessalam était à la tête d’une bande quinze personnes chargées d’acheminer une grande quantité de drogue du Maroc au nord-Mali pour le compte de Star Ould Mohamed Ould Hattary, un trafiquant notoire plus connu sous le nom de « Star l’Azaouadi ».  Du Maroc, Abderrahime Ould Ntahah et Ahmed Salem Ould Haymer ont engagé deux personnes qu’ils ont armées pour transporter « la marchandise » du royaume jusqu’à Nouadhibou (Nord-Mauritanie) dans une pirogue. À Nouadhibou. Quatre acolytes étaient chargés du débarquement de la drogue. Cinq autres dont les leaders, Ahmed Deya Ould Ahmed Bouya, Terrouzi Abdessalam attendaient dans une maison à située au quartier Robinet 2. Ils devaient assurer la destination finale : nord-Mali.

 

Echec cuisant

L’opération n’aboutira pas. La Gendarmerie, informée d’avance du plan de la bande qui s’agissait d’acheminer la drogue en deux temps : deux tonnes puis une tonne et demi. Les membres du group présent sur le territoire mauritanien seront tous arrêtés sauf leur guide. Dahane Ould Mheimed Ould Zeyou qui a quitté pour Boulanwar (entre Nouadhibou et Zoueirat) suite à au retard de deux jours de la cargaison.

 

L’opération a permis à la Gendarmerie de saisir deux tonnes de variété de cannabis, une pirogue à bimoteurs de marque Yamaha, trois téléphones cellulaires, deux GPS et deux véhicules Nissan. (Immatriculé Mauritanie : 87 83 AB 00 et Sahraoui : SH 30-12 515).

 

Autres transactions

Les documents révèlent d’autres opérations du genre. Certaines ont réussi, tant dis que d’autres ont échoué en raison de querelles internes et violations des accords préalables entres les membres du réseau. On se souvient de l’avion en 2007 qui avait atterri à Nouadhibou transportant de la Cocaïne ; Ely Ould Salem Ould Hmma, Roby Mohamed Mahjoub, Mbareck Zourwali et Ahmed Ould Bouay (arrêté lors débarquement de Nouadhibou) y ont été complices.

 

A l’échec de cette opération, Sidi Mohamed Ould Heidalla, principal impliqué dans l’affaire, s’est refugié, avec deux occidentaux, dans le nord Mali à bord d’un véhicule Toyota GX, avant de revenir en Mauritanie pour écouler le reste de cette drogue dans le marché local à 700 milles ouguiyas le kilogramme. Une partie de cette drogue sera également  saisie par les autorités marocaines.

 

Autre cas qui a échappé à la presse mais révélés par les documents ; celui de  Hmeda Ould Sallaamy une transaction de 4 kilogrammes de Cocaïne avec Mrabih Ould Ykhellihinna Ould Cheikh à un agent de la police mauritanienne à un prix de 16 mille euros (près de 6 Millions d’ouguiyas) le kilogramme.

 

Au moment où Hmeda Ould Sallaamy réclamait son dû, Sidi Ahmed, un complice de  Mrabih Ould Ykhellihinna,  a fait la trouble fête  en tirant en l’air. C’était une stratégie d’Ould Ykhellihinna pour faire fuir Hmeda Ould Sallaamy au lieu de récupérer son argent.

 

A son tour Hmeida Ould Sallaamy avec Mohamed Vadel Ould Baba de rouler dans la farine un espagnole. Celui-ci avait payé 100 mille euros à la bande pour l’acheminement de la drogue de Nouakchott au Maroc.

 

Arrestations

Au total, onze des quinze membres du groupe du «débarquement de Nouadhibou» ont été arrêtés lors. Il s’agit de deux marocains : Echarquawi Ismail, Lebheïhi Ibrahim, de trois  Sahraouis : Ahmed Daya Ould Bouya, Hamadi Ould  Bleya, Sall Ould Salek et de  six mauritaniens : Mohamed Ould Ahmed Ould Ntahah, Terouzi Abdessallam, Semlali Ould  Ntahah, Jemal Ould Saaid, Ahmeida Ould Slamy et Abderrahmane Ould Hamdy.

 

En cavale

Quant au reste de la bande: Star Ould Mohamed Ould Hattary (Mali-Azawad), Aberrahime Ould Ntahah (au Maroc), Dahane Ould Mhamed Ould Zeyou, (en Mauritanie) Ahmed Salem Ould Heimer (au Maroc), sont toujours en cavale.

Source AL AKHBAR

Entretien avec le Pr Yérim Fassa, Maire de Rosso:


 

Un maire doit s’accrocher aux bailleurs de fonds pour réussir son objectif

 

En marge de la cérémonie d’inauguration du centre d’oncologie de Rosso, le maire de Rosso, Pr. Yérim Fassa, a accordé un entretien au correspondant permanent de Nouakchott Info Quotidien afin d’expliquer amplement le fonctionnement du projet qui vient d’être mis en place au niveau du nouvel hôpital du PK7 de Rosso.

 

Mr le maire nous venons d’assister à l’inauguration d’un centre de dépistage du cancer du col de l’utérus

au PK 7 de Rosso dont vous êtes l’initiateur. Comment ce projet a-t-il pris corps?

 

Pr. Yérim Fassa: J’ai mis ce centre de dépistage du cancer du col de l’utérus en place avec beaucoup de difficultés. Il a fallu du courage et de la témérité. J’ai remarqué qu’un maire doit s’accrocher aux bailleurs de fonds pour réussir son objectif. Il faut éviter l’orgueil pour atteindre le but quel que soit les problèmes que vous rencontrez. Il y a 5 ans, j’ai été mis en relation, grâce à un ami personnel, M. Habib Fall, qui était membre fondateur de Rotary de Mauritanie. Quand j’ai été élu, cet ami m’a mis en rapport avec le Rotary club, en me faisant comprendre que ce Rotary a déjà réalisé certains projets au niveau dela Mauritanie, particulièrement à Nouakchott et à Tidjikja. Ici à Nouakchott, j’ai rencontré par son intermédiaire les rotariens, Italiens. Pour réaliser la première phase, je me suis déplacé pour les rencontrer en Italie. Je leur ai exposé

mon projet. Cela, sans dire qu’il s’agisse de l’oncologie ou de la cardiologie. Je leur ai fait savoir que nous voulons réaliser un projet médical quelle que soit la spécialité à Rosso au profit des populations Rossossoises. J’ai noué des contacts poussés avec l’un des membres qui se trouve être médecin spécialisé en anatomopathologie et qui exerce à l’institut de cancérologie d’Avianno qui est un centre de référence mondiale. Nous avons donc travaillé ensemble pour mettre sur place les différentes étapes de la réalisation du projet du centre de dépistage du cancer du col de l’utérus.

 

NI: Quels sont les différentes prestations de ce centre?

 

Pr. YF: Le centre va servir à un dépistage du cancer du col de l’utérus chez la femme. Il s’est avéré qu’épistémologiquement, les cancers du col de l’utérus sont fréquents en Afrique avec un pourcentage très élevé dans le Sud dela Mauritanie à cause d’un virus appelé Papillonna virus. L’enjeu est de dépister le cancer du col de l’utérus le plus rapidement avant qu’il n’évolue de façon gravissime et occasionne des métastases. Une fois que le stade métastase est atteint, le traitement devient extrêmement difficile et malheureusement la personne est condamnée. Donc, il faut dépister et proposer un traitement à temps. Ce projet concerne uniquement la prévention (première phase). Il s’est avéré lors de la visite de cette première phase du projet en Italie que la délégation composée du Secrétaire Général du Ministère dela Santé, du Premier Conseiller de l’ambassade de Mauritanie à Rome, du Directeur du centre national d’oncologie de Nouakchott, des représentants de Rotary de Mauritanie et du Maire de Rosso, avons jugé nécessaire d’ajouter un début de traitement pour les cancers à leur phase préliminaire non encore compliqués.

Ainsi donc, la deuxième phase qui concerne le traitement a été retenue; ce qui permettrait de réduire les évacuations sur Nouakchott pour tous les cancers diagnostiqués. Seuls les cancers de col de l’utérus compliqués seront évacués au centre national d’oncologie de Nouakchott. Une fois le diagnostic confirmé par les spécialistes mauritaniens sur place et par les spécialistes basés en Italie avec la télémédecine, un traitement sera débuté sur place grâce à un appareil qui fait la résection du cancer par anse diathermique. Un contrôle pour le suivi tous les six mois sera effectué au niveau du centre de dépistage du cancer du col de l’utérus de Rosso et ce jusqu’à guérison. Du fait de la fréquence du cancer du sein dans notre région, on prévoit un diagnostic par une cytoponction sur place et l’analyse est faite au laboratoire du centre de dépistage de Rosso. Si le cancer est confirmé, la malade est évacuée à Nouakchott pour une meilleure prise en charge. Le centre de Rosso, pour l’instant, ne dispose pas de matériel pour le traitement du cancer du sein.

 

NI: Quelle est la zone d’intervention de vos amis Rotariens?

 

Pr YF: Le Rotary en Italie, a précisé que le centre d’oncologie de Rosso a une portée internationale. Il est implanté à Rosso pour plusieurs raisons: Première raison, l’existence des sites des rapatriés.

Deuxième raison, Rosso est une ville frontalière et il y a un Rotary très actif du côté sénégalais. Donc ce projet, n’est pas seulement mauritanien, mais un projet sous régional. Pour cette raison, les populations sénégalaises, maliennes et guinéennes peuvent venir se faire traiter à Rosso. C’est un projet pilote.

 

NI: A part le centre d’oncologie de Rosso, quels autres projets envisagez vous mettre sur pieds?

 

Pr YF: Nous prévoyons la réalisation d’un centre de dialyse. Le centre de dialyse a été prévu par le président dela République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, mais Rosso était en quatrième position du fait de sa proximité avec Nouakchott par rapport aux autres wilayas du pays. Personnellement avec mes démarches, j’ai pu rencontrer par intermédiaire des Italiens d’autres bailleurs de fonds qui vont nous donner deux appareils de dialyse. Je pense que cela va accélérer le processus qu’on est en train de faire et on aura un centre d’hémodialyse à Rosso sous peu de temps. C’est ce que nous comptons faire rapidement après cette unité de dépistage de cancer du col de l’utérus. Pourquoi? Parce que nous avons remarqué que les Rossossois dialysés qui vont à Nouakchott effectuent trois séances de dialyse par semaine. Au début, ils font le va-et-vient entre Nouakchott et Rosso, après, ils se fatiguent et la dialyse devient parfois difficile. C’est pourquoi tous les dialysés de Rosso habitent maintenant Nouakchott dans des conditions extrêmement difficiles, car Nouakchott est devenue une grande ville. Cette unité d’hémodialyse que nous mettrons en place, ne profitera pas seulement aux malades de Rosso, mais aussi ceux de toute la région du Trarza. Cette unité profitera également aux malades du Sénégal, parce que les soins sont moins onéreux en Mauritanie. Il faut reconnaître que ce projet qui prendra corps d’ici peu de temps entre dans le cadre de la politique sanitaire définie par Mr le président dela République et qui s’oriente vers les populations les plus démunies.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR

HOBD/CP ROSSO

 

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