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Mali : Le corps sans vie du chef de sécurité du général Sanogo retrouve

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Par Infos du Mali | 10/10/2013 | 11:50:54
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Mali le 10 octobre 2013 – L’indicateur du renouveau – Une semaine après la mutinerie d’ex-éléments de la junte, le corps sans vie du chef de sécurité d’Amadou Haya Sanogo, le lieutenant Dramane Sissoko, a été retrouvé le vendredi 4 octobre 2013, à Kati, non loin du centre de santé de référence de la ville-garnison. Informé 4 jours plus tard, ses parents vont procéder demain vendredi à son inhumation à Banankoroni.

Le vendredi 4 octobre dernier, les habitants de Kati ont fait la découverte macabre du corps sans vie du chef de sécurité du capitaine Amadou Haya Sanogo. Cette découverte est intervenue plusieurs jours après la disparition du lieutenant Dramane Sissoko. A-t-il été exécuté ? Qui en est donc l’auteur ou le commanditaire de sa mise à mort?, telles sont les questions que ses proches et ses camarades se posent.

En tout cas, selon sa famille, le lieutenant Sissoko aurait reçu dans la nuit du vendredi 4 octobre aux environs de 19 heures un appel téléphone qui l’invitant à son poste. En partant, il a informé sa fille. Selon nos sources, l’appel a été fait au nom du général Amadou Haya Sanogo et l’appelant aurait exigé du lieutenant Sissoko de se présenter en tenue de ville. Ce qu’il a fait.

Après deux jours sans nouvelle, sa famille a commencé tout naturellement à chercher ses nouvelles. Après 4 jours de recherche, soit le mardi 8 octobre dernier, sa famille a appris par des individus et sur les antennes d’une radio locale, la présence d’un corps non identifié au centre de santé de référence de Kati.

Selon nos informations, le corps aurait été déposé par un militaire qui a dû se présenter sous une fausse identité et l’aurait également fait enregistrer avec un faux nom.

Qui a donc tué le lieutenant Sissoko, chef de la sécurité d’Amadou Haya Sanogo et pourquoi ? C’est à ces questions que les enquêteurs doivent répondre.

Après l’autopsie en cours du corps, son enterrement aura lieu ce vendredi dans sa famille à Banankoro, après Sénou. D’ores et déjà, plusieurs sources soutiennent que le corps du lieutenant Sissoko portait des traces de cordes au pied comme pour dire qu’il aurait subi de tortures avant d’être exécuté ou laisser mourir.

Markatié Daou

Que faire des mécréants et des déserteurs ?… La doctrine d’Aqmi

La deuxième partie du document retrouvé à Tombouctou par RFI et Libération est composée de deux fatwas. Les fatwas et le document politique de Droukdel pour le nord du Mali, quatre-vingts pages environ, formaient sans doute un livre de bord pour les jihadistes. Les fatwas, émises par le comité de jurisprudence d’Aqmi, portent sur le sort à réserver aux mauvais musulmans et aux déserteurs. Depuis leur arrivée à Tombouctou en avril 2012, les brigades d’Aqmi ont des difficultés à cohabiter avec des communautés peu imprégnées par la doctrine salafiste, et imposent brutalement la charia. Droukdel et le comité de jurisprudence d’Aqmi prônent au contraire la clémence.

Première fatwa : Droukdel en appelle à la doctrine pour justifier la clémence

Dans la première fatwa, les théologiens d’Aqmi mettent en garde contre les excommunications expéditives, et contre les dangers de l’excommunication sans fondement. Il ressort également de cette fatwa que l’excuse pour cause d’ignorance, la contrainte, et l’empêchement, peuvent être retenus dans une large palette de situations. Le conseil de jurisprudence d’Aqmi choisit de clore la fatwa par un appel à la prudence : « Beaucoup pensent que l’on peut faire triompher la vérité par l’extrémisme au point de finir par élargir la sphère de l’excommunication à ceux que ni Allah, ni le prophète ne juge mécréants. Alors il faut observer la plus haute prudence pour ne pas tomber dans l’extrémisme qui nous empêcherait d’accepter la divergence légitime au point de tomber dans l’innovation, l’excommunication et de semer la discorde parmi les musulmans

Cette fatwa a été rédigée en 2010. Elle a été retrouvée trois années plus tard dans des locaux occupés par des jihadistes à Tombouctou, et ce n’est pas anodin, selon Dominique Thomas, spécialiste des mouvements islamistes à l’EHESS. « Des chefs des petites brigades jihadistes durant l’occupation du nord du Mali ont été confrontés à des populations peu imprégnées du salafisme. Certains ont décidé d’appliquer la charia avec brutalité, en partie parce qu’ils ont eux-mêmes une connaissance peu élevée de la charia, d’où l’intérêt de se référer aux recommandations des instances religieuses d’Aqmi », explique le chercheur doctorant.

Cette doctrine vient appuyer le document politique d’Abdelmalek Droukdel sur le Mali. Dans sa feuille de route, le chef d’Aqmi encourage ses hommes à faire des concessions, il vante la vertu de la flexibilité pour associer la population à son projet d’Etat islamique de l’Azawad. C’est pourquoi Droukdel tenait à ce que ses hommes au nord du Mali s’imprègnent des fatwas. « C’était très important en terme d’image, car pour séduire, le comportement des jihadistes devait être en adéquation avec les idées de Droukdel, qui prônait la modération, donc sur le terrain les jihadistes devaient être irréprochables pour que son projet aboutisse ».

L’opération Serval a certes mis fin au projet, mais Droukdel a sans doute tiré les leçons de cette expérience, et des difficultés à mettre en œuvre sa stratégie.

Seconde fatwa : le chef d’Aqmi s’oppose à l’exécution systématique des déserteurs

Un autre document du comité de jurisprudence, daté du 15 mai 2010, est très éclairant sur les procédures internes d’Aqmi. Elle répond à une question relative au jugement des « déserteurs ». Le mot utilisé dans le texte arabe signifie littéralement les « descendeurs », en référence aux éléments qui étaient dans les rangs des moudjahidines dans les montagnes et qui sont « descendus ».

D’emblée, Droukdel, cité directement par le conseil de jurisprudence d’Aqmi (la choura), se prononce contre l’exécution automatique des déserteurs : « Le devoir du musulman est aussi bien de traiter les faits et les personnes, selon les critères légaux tels qu’ils ont été compris et expliqués par les érudits sunnites, que d’éviter de réagir sous l’influence des faits et remédier à l’erreur par l’erreur, ce qui a constitué et constitue une cause de déviation des groupes ».

Sur cette question, Droukdel a évolué, estime l’islamologue Mathieu Guidère. « Lorsque le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait offert aux jihadistes l’immunité en cas de repentir, Droukdel avait menacé d’exécution tous ceux qui seraient tentés par son offre.» L’inflexion de Droukdel est sans doute liée à l’évolution du chef d’al-Qaïda Ayman al-Zawihiri, mais aussi aux difficultés que rencontre Aqmi au niveau du recrutement. « Une doctrine trop rigoureuse risque de dissuader les combattants sur le point de rejoindre Aqmi, ou d’encourager des membres à déserter », souligne Mathieu Guidère. « Droukdel trouvait que Abou Zeid (chef de l’importante brigade Tareq, tué en mars 2012. ndlr) était très rigide sur ce point, son rival Mokhtar Belmokthar l’était moins, il lui était donc plus facile de recruter », ajoute l’islamologue.

Le chef d’Aqmi, Droukdel, encourage donc le cas par cas. « Le commandement de l’Aqmi, écrit Droukdel, pense qu’il n’est convenable – en aucun cas – de traiter les affaires des «  déserteurs  » de manière générale, par l’exécution ou la grâce, mais plutôt les aborder au cas par cas. Ainsi, lorsqu’il existe des preuves sur le soutien et la collaboration contre les moujahidines, le coupable sera condamné à la peine capitale, sans discernement, mais celui qui nous épargne et cesse ses activités malveillantes à notre encontre, sera sauf ».

Dans les cas où l’exécution est retenue, la fatwa prévoit une procédure complexe.
Si un soldat détient des preuves attestant de la traîtrise d’un membre, plus précisément si un membre a choisi de changer de camp et de combattre ses anciens frères moujahidines, le soldat doit présenter cette preuve à l’émir de la compagnie ou au capitaine du bataillon, qui saisit ensuite l’émir régional. Les faits rapportés sont examinés par l’émir, le juge et le conseiller régional, avant délibération. Même si les preuves sont avérées, l’émir peut décider de ne pas recourir à une exécution, si celle-ci présente trop « d’inconvénients ». La décision de l’émir régional engage tous ses subordonnés, quiconque la transgresserait en connaissance de cause encourt des sanctions. Dernière étape : le commandement d’Aqmi atteste devant Allah qu’il a œuvré pour obéir à Dieu.

source RFI

Ahmed Ould Daddah: «Nous avons des doutes sur la volonté de dialogue du pouvoir mauritanien»

Mercredi, après seulement trois jours de discussions, la Coordination de l’opposition démocratique (COD) a suspendu sa participation au dialogue avec le pouvoir en Mauritanie. Un dialogue inédit, après un blocage politique de quatre ans.

En cause, un désaccord sur la date de la tenue des élections législatives et municipales, reportées plusieurs fois et actuellement prévues pour le 23 novembre 2013. Quel est l’avenir de ce dialogue ? L’opposition acceptera-t-elle de participer à ces élections ? Eléments de réponse avec Ahmed Ould Daddah, le président de la COD, au micro de Florence Morice.RFI : La coordination de l’opposition démocratique a décidé de suspendre son dialogue avec le pouvoir, trois jours seulement après le début de ce dialogue. Pour quelle raison ?

Ahmed Ould Daddah : Cela fait deux ans que nous n’avons plus un Parlement légal et du jour au lendemain le pouvoir décide de convoquer des élections. La procédure qu’il a utilisée était méprisante. La délégation qu’il représentait a présenté un petit bout de papier, dans lequel il était dit que la Coordination de l’opposition va participer à des élections qui seraient reculées de deux semaines. Cette proposition en elle-même est, en quelque sorte, une provocation, parce que la question n’a jamais été le délai des élections, mais de voir les conditions démocratiques dans lesquelles devraient se dérouler ces élections.

→ A(RE)LIRE : En Mauritanie, l’opposition suspend le dialogue avec le pouvoir

Est-ce que vous croyez à ce dialogue ?

Nous avons beaucoup de doute sur la volonté politique de dialogue de ce pouvoir. Et malheureusement, il ne nous a pas déçus. Il a été méprisant. Il voulait nous mener comme une unité militaire. Et il a mis fin rapidement lui-même par son agissement, à cette première phase dialogue. Et le secrétaire général des Nations unies, apparemment est très mal informé puisqu’il a félicité le gouvernement mauritanien pour son ouverture à l’opposition. Je veux bien croire que le secrétaire général des Nations unies voulait peut-être encourager le gouvernement mauritanien à aller à un vrai dialogue. Pour ce qui nous concerne, nous n’avons jamais renoncé au dialogue, nous ne renoncerons jamais au dialogue, parce que c’est la seule voie fiable. Nous ne voulons pas suivre ce gouvernement sur la voie par laquelle il mène le pays vers le chaos.

→ A (RE)LIRE : Mauritanie: les débuts d’un dialogue national inédit

Quelles garanties attendez-vous ?

Nous avons connu, avec ce régime, beaucoup de passe-droits et beaucoup de manipulations des élections. Ce que nous voulons c’est que les élections respectent la volonté des électeurs, que chaque voix soit enregistrée comme telle, et que des voix ne soient pas passées à la trappe, comme cela arrive, et qu’on ne nous crée pas des bureaux mobiles et des électeurs fantômes.

Si ces conditions ne sont pas réunies vous boycotterez ?

Bien entendu ! Je parle ici au nom du Rassemblement des forces démocratiques. Nous avons été trop souvent malmenés par des élections qui n’ont de démocratique et de transparent que le nom. Nous aujourd’hui, nous sommes décidés à aller seulement dans des élections qui soient consensuelles, dans lesquelles les voix sont comptées. Dans lesquelles aussi, les pouvoirs publics n’abusent pas des ressources publiques. Ce sont des propriétés de la collectivité nationale dans son ensemble et elles ne doivent pas être des outils de manipulation de l’électeur.

La Coordination de l’opposition est un peu divisée sur cette question. Est-ce que la COD pourrait se fissurer ?

La Coordination est d’accord sur les conditions de transparence. Maintenant, il se peut que tel ou tel parti, tout en continuant à exprimer son attachement aux conditions en question, veuille aller dans des élections pour des raisons qui le concernent. Pour le moment, la Coordination de l’opposition dans son ensemble reste unanime, sur la nécessité d’élections honnêtes, transparentes et aux conditions consensuelles.

Cela signifie que si les conditions n’évoluent pas vous n’irez pas non plus à l’élection présidentielle ?

Toutes les élections doivent obéir aux mêmes règles. Et dans le cas de la Mauritanie, qui est sous un régime militaire depuis 1978, il est essentiel que nous arbitrions nos différences par des processus démocratiques. Autrement, il risque d’y avoir ce qui se passe ailleurs, et malheureusement, dans notre sous-région que cela soit arbitré par la violence et par l’instabilité. Je dis ça, en étant le chef d’un parti qui a toujours été pacifique, mais en même temps, conscient des risques que nous courons et conscient aussi que nous sommes dans une zone où malheureusement la violence a fait très souvent parler d’elle.

Je repose ma question : si les conditions restent celles qu’elles sont, irez-vous à l’élection présidentielle ?

Il y va de l’élection présidentielle exactement comme des élections législatives et municipales. Si les conditions de transparence ne sont pas réunies, l’élection n’a pas de sens.

→ A(RE)LIRE : Le président mauritanien remanie son gouvernement pour préparer les législatives

Comment, dans ce cas, espérez-vous peser sur la vie politique de votre pays ?

Nous faisons ce que font les partis démocratiques. C’est-à-dire que nous nous exprimons par des déclarations, par des déclarations, par des manifestations pacifiques, et nous continuerons à utiliser tous les moyens démocratiques, pour arriver à des élections honnêtes, libres et transparentes.

Par Florence Morice

 

 

Source :  cridem via  Radio France Internationale

Mauritanie: désaccord sur le report des élections, le dialogue pouvoir-opposition suspendu

Le pouvoir et l’opposition en Mauritanie ont suspendu mercredi leur dialogue sur l’organisation des élections législatives et locales de novembre, à la suite d’un désaccord sur la durée du report de ces élections, a appris l’AFP auprès des deux parties.

Le pouvoir nous a suggéré aujourd’hui un report des élections de 15 jours seulement, nous l’avons rejeté et nous nous sommes séparés sur un désaccord avec l’espoir de voir les choses évoluer dans les 24 heures, a affirmé Mohamed Ould Moloud, négociateur en chef de la Coordination de l’opposition démocratique (COD, une dizaine de partis).

Selon lui, le pouvoir doit suspendre son agenda unilatéral et faire du report la conséquence d’un accord politique sur les conditions nécessaires pour des élections consensuelles et apaisées et non le contraire.

Nous avons besoin d’un temps suffisant pour parachever le recensement qui doit atteindre un niveau acceptable, auditer le fichier électoral, amender les lois afférentes au vote, a-t-il ajouté.

Un membre de la délégation du pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz a affirmé que la proposition d’un report de deux semaines était posée dans le cadre d’un dialogue appelé à se poursuivre.

Aucune indication n’a été donnée sur l’éventualité d’un nouveau rendez-vous pour la poursuite de concertations qui viennent de subir leur premier accroc depuis leur lancement lundi.

Ces pourparlers sont les premiers entre les deux parties après des années de rapports conflictuels.

Lundi, un des chef de la COD, Jemil Ould Mansour du parti islamiste Tewassoul, avait indiqué à l’AFP que le report du scrutin devait être débattu.

Mercredi matin, le porte-parole de la délégation du pouvoir, le député Sidi Mohamed Ould Maham, avait indiqué à l’AFP que les deux parties avaient largement discuté de plusieurs questions, citant l’organisation matérielle des élections, les organes de supervision électorale, la neutralité de l’Administration et la supervision politique du processus.

La COD menaçait de boycotter les élections législatives et locales jusqu’à ce qu’elles soient décalées d’octobre à novembre pour permettre à l’opposition d’y participer, selon une source officielle.

Le premier tour de ces élections a ainsi été fixé au 23 novembre, un éventuel second tour au 7 décembre.

source CRIDEM

Rosso : Campagne avant l’heure

Aziz n’a pas attendu le lancement officiel de la campagne pour ratisser le terrain ; déjà ses ministres sillonnent le pays pour des missions qui ne sont que de façade.

Le ministre de la pêche et de l’économie maritime était à Rosso hier en compagnie d’une forte délégation. Officiellement il est venu pour s’enquérir des problèmes de l’enrôlement.

Il a tenu une réunion avec les populations à la maison de la femme, en présence des autorités administratives et sécuritaires de la wilaya. Le leitmotiv de toutes les interventions était le paiement de mille ouguiya pour récupérer la nouvelle pièce d’identité. Une vieille dame vendeuse de cure dent  a dit qu’elle est incapable de récupérer sa pièce car les revenus journaliers ne couvrent même pas les besoins alimentaires de sa famille. D’autres ont évoqués le problème de la justice car souvent pour certains papiers ( certificats de décès, mariages etc…) l’état civil les renvoie au tribunal et là c’est un véritable parcours du combattant on a l’impression qu’il y’a une volonté délibérée de blocage . ou c’est le procureur qui n’est pas là, pendant l’hivernage le tribunal fonctionne par intermittence, ou c’est le juge. Ce qui est sûr pour faire signer le moindre papier il faut s’armer de beaucoup de patience.

Malheureusement cet état de fait est récurrent à Rosso, et d’ailleurs un des intervenants le soulignera, je le cite « on dirait que dans ce pays il n y a pas une administration centrale , ce qu’on nous dit est impossible à Rosso on l’obtient à Atar, et ce qui n’est pas valable a Kaédi est validé à Zouerate »

Mais  le ministre a manqué de décence , alors que l’intervenant posait le problème il est sorti pour répondre au téléphone sans s’excuser au préalable ; a son retour il était en discussion avec le wali alors que l’on posait le cas d’une femme qui à décédé  suite à un accouchement ; cette attitude desinvolte  prouve si besoin était que nos gouvernants se soucient  peu des problèmes du mauritanien lambda mais qu’ils sont là pour faire réélire le Boss et tout le reste n’est que de la poudre aux yeux. N’empêche  façonné par vingt ans de suivisme aveugle il n’est pas facile de se départir de certaine attitude nocive. La plupart des intervenants (rescapés du PRDS, jeunes en quête de promotion, fossiles politiques) ne cessaient de faire les louanges du Président et de son gouvernement, certains sont allés jusqu’ à dire que la Mauritanie n’a existé qu’avec Aziz et avant lui c’était le néant. Comme au temps de Maouiya  on applaudis à l’évocation du nom du président  on lance des youyous  et les plus zélés vont jusqu’à crier « Nasssara hou Allahou ».

Il faut reconnaitre qu’à l’actif du président  un bilan acceptable que même ses irréductibles   adversaires lui concèdent mais est ce une raison de l’ériger en demi dieu ?

 

Rosso : Journée de concertation autour du ballon rond


Dans le cadre des nouvelles orientations  pour réorganiser et développer le football au Trarza, la ligue régionale a organisé le samedi 21 Septembre dans les locaux de la maison des jeunes une grande journée de concertation.

Depuis son élection le 27 aout dernier, Sidi Bouya et son staff mettent tout en œuvre pour sortir le football Rossossois de sa léthargie ; et pour ce faire il a annoncé la couleur le jour de son élection, il tend la main à tous  et que c’est un chantier titanesque qui l’attend.

C’est pourquoi lors de cette journée tous les acteurs de la discipline et tous ceux qui de près ou de loin  ont à faire avec le foot étaient là. Dans son discours d’ouverture Sidi Bouya  a présenté son plan d’action et les objectifs que s’est fixé la ligue pour la saison 2013-2014.

Les différents intervenants  ont mis l’accent sur le fait que  le football à Rosso est malade de ses dirigeants. Les anciens  entraineurs, joueurs et encadreurs, qui  ont fait les beaux jours du football Rossossois et qui l’ont porté au sommet n’avaient comme moyens que leur motivation.

A cette époque la fédération ne recevait aucune subvention  et  on se débrouillait avec les moyens de bord et pourtant  Rosso était la référence.

Aujourd’hui que les moyens sont disponibilisés (même s’il faut il est vrai relativiser) Rosso est à la traine pourquoi ? et pourtant les compétences bref les ressources humaines (entraineurs, encadreurs joueurs) même si les infrastructures n’y sont pas.

Le fait est que le sport roi est fortement politisé  au point que les dissensions  politiques rejaillissent sur le plan sportif.

Un appel solennel a été lancé pour que les différents protagonistes fassent  preuve de dépassement et fassent taire leur ego et que tout le monde mette la main  à la pâte pour sortir le sport du gouffre.

Dans ce sens une commission de sage a été créée  pour faire un travail en amont, ce travail sera restitué à l’assemblée lors d’une prochaine séance pour amélioration

Contentieux autour de la carrière à Dieuk


Une réunion houleuse s’est tenue dans le bureau du maire  étaient présents  les représentants de la société espagnole « CARIJA » chargée de la réfection du tronçon Rosso-Boumbry, Fatah Gaye, ancien député , conseiller municipal et cadre du village de Dieuk, Mohamed Abderrahmane Haidara  chef de service régionale du ministère de l’équipement,  du DIRCAB du maire El hadj Mbodj, du secrétaire général de la commune Cheikh Ould Sehle.

Le maire, ouvrant la réunion a souhaité la bienvenue à ses hôtes et leur a souhaité bon séjour dans le pays et dans la commune.  Apres les préambules on est entré dans le vif du sujet, qui portait sur l’exploitation d’une carrière à cinq cents mètres du village de Dieuk ; le maire a laissé entendre qu’il a été saisi par les villageois qui étaient très remonté  et qui prévoyaient même un sit in dans la carrière pour montrer leur mécontentement il leur a demandé de surseoir à cela.

Prenant la parole Fatah Gueye s’est dit très surpris que l’on vienne exploiter une carrière dans l’espace vital d’une collectivité sans que cette dernière en soit avisée pire même la commune n’a pas été informée alors que c’est  sur son territoire. au nom de la collectivité il a transmis au maire et à l’assemblée l’indignation des habitants et leur ferme détermination de ne pas se laisser faire.

Le  chef de service régionale du ministère de l’équipement lui dira que l’utilisation des matériaux pose toujours des problèmes avec les collectivités, c’est pourquoi avant après identification du site ils ont saisi le wali qui a constitué une commission et c’est avec l’aval de cette commission que l’exploitation de la carrière a démarré. Mais la faille  dans son raisonnement  est que la commune a été royalement ignoré dans la démarche ce qui ne manquera pas de relever  le Dircab du maire, qui au passage rappellera que toute exploitation sur le territoire communal est passible de taxes  ; à titre d’exemple le camion qui prennent le sable payent une taxe de cinq cent ouguiya . bref chacun campait sur ses positions et argumentait avec force, l’ambiance devenait électrique. Alors le maire reprenant la parole essaie d’arrondir les angles en proposant de voir dans la mesure du possible comment dédommager la collectivité. Des pistes de solutions ont été retenues et apres la reunion , les belligerants se sont rendus sur le terrain. Là un lac géant était là( voir photos) et les habitants du village sur place nous ont confié leur crainte car les espagnols , les chinois avait eux aussi laissé une carriere derriere eux qui pendant l’hivernage s’est remplie d’eau dans lequel  deux enfants se sont noyés. Interpelés à ce sujet le chef de service régional du ministère de l’équipement a dit qu’un gardien a été recruté  pour  prévenir ce genre d’accident

 

Le collège de Rosso 1 sera-t-il reconstruit ? – [PhotoReportage]

Par lettre visée en référence, vous nous avez fait part de l’état critique des salles de classe du collège n°1 deRosso qui pourraient constituer un danger pour la vie des élèves et du personnel d’encadrement et d’enseignement.

Dans ce cadre, j’ai l’honneur de vous informer qu’une mission conduite par le Directeur des Bâtiments et Equipements au sein de mon Département s’est rendue sur le site le 10 mai 2013 à l’effet d’une expertise des ouvrages et de proposer des solutions idoines pour pallier ainsi aux désagréments causés par leur dégradation.

Il ressort de son constat la nécessité de reconstruire les bâtiments du Collège qui ne respectent strictement aucune norme minimale de confort, d’hygiène et de sécuritéEn conséquence, j’ai instruit mes services compétents à l’effet de prendre les dispositions nécessaires pour la reconstruction de ce Collège dès que les locaux seront libérés.

Ceci est la lettre 181/ 2013 / MHUAT adressée au ministre délégué auprès du ministre d’Etat à l’Education Nationale chargé de l’enseignement secondaire. C’était à propos du Collège de Rosso 1 où durant toute l’année scolaire 2012-2013 plusieurs centaines d’élèves ont étudié dans des salles délabrées avec des étais pour soutenir un plafond qui menaçait de s’écrouler.

A l’époque Cridem a attiré l’attention des autorités en publiant un article intituléCollège de Rosso 1, chronique d’une catastrophe annoncée. Il a fallu attendre le mois de mai pour qu’une mission vienne constater l’état de l’établissement.

De fait le collège de Rosso 1 a composé avant tous les autres établissements de la région ; les épreuves du BEPC et baccalauréat qui devaient s’y dérouler ont été délocalisées à l’école Mairie mais trois mois après que les locaux soient libérés il n’y a pas eu le moindre signe du démarrage des travaux de réhabilitation.

A quelques semaines de la rentrée, voilà qu’un des bâtiments délabrés a rendu l’âme. Rendons grâce à Dieu, le bâtiment ne s’est effondré en pleine année scolaire car au collège les effectifs sont généralement de plus de 100 élèves par classe.

Après ce bâtiment ce sera bientôt le tour des classes où les étais soutiennent les plafonds depuis octobre 2012. A moins de 5 semaines de la rentrée, on est en droit de se demander dans quelles conditions le collège de Rosso 1, le plus grand établissement secondaire du Trarza va démarrer.

Djigo Aboubakry

Avec Cridem, comme si vous y étiez…

Khadiata Malik DIALLO : La perle de la Gauche au pays de la Droite

Khadiata Malik DIALLO : La perle de la Gauche au pays de la Droite dans article kadiata_200_200

La députée du parti de l’Opposition « Union des Forces de Progrès, UFP », Khadiata malik DIALLO, est l’une de ces mains douces aux griffes acérées et tant redoutées par le pouvoir en Mauritanie. Les critiques acerbes de ses détracteurs n’intimident guère cette princesse africaine qui continue à porter haut le flambeau de la défense des libertés sous la coupole du Parlement National. Ayant su s’opposer aux régimes totalitaires tout en gardant ses distances de la droite négro-africaine extrémiste anti-beydane, elle a développé un discours de destructuration des dictatures en évitant le piège de la stigmatisation et des particularismes ethniques.. Devenue une icône de la gauche dans un pays dominé par les forces rétrogrades, chauvines et à visées étroites, elle  a su conserver un tentaculaire réseau dont les ramifications se retrouvent dans tous les courants politiques du pays.

En temps de crise, la vie de cette femme se transforme en un foisonnement d’activisme à la limite du compulsif. Des dizaines de dossiers sous le coude. Des changements à hâter ou à initier. Des initiatives à lancer. Des revendications à formaliser. Celle qui se prend pour la « voix du peuple » ne s’accorde alors aucun répit.

Le jeudi 17 novembre, nous avions rendez-vous avec Khadiata. La dame est douée d’une époustouflante clarté de vision. Elle est capable d’analyser avec la même finesseaussi bien la situation de l’Opposition que celle de la Majorité.

Ce jour-là, elle devait mettre les dernières touches aux préparatifs d’un déplacement à Atar et Akjoujt où son parti, l’UFP, devait organiser une activité. Il y avait aussi, le même jour, la réunion de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) où devait s’organiser la passation de service entre Mahfoudh Ould Bettah, président du Parti du Forum Démocratique, et Mamadou Alassane, président du Parti de la Justice, de l’Egalité et de la Liberté. Dans le même temps, Kadiata Malik Diallo devait, en tant que mère de famille, donner des instructions et prendre des dispositions pour que ses enfants puissent palier son absence de quelques jours. Malgré tout cela, la Députée a trouvé le temps pour deviser avec nous à bâtons rompus au volant de la « VX » qu’elle conduit tout en répondant à de multiples appels téléphoniques.

Khadiata Malik DIALLO : La perle de la Gauche au pays de la Droite/ Errabii Ould IDOUMOU

Khadiata Malik DIALLO est née en 1959 à M’Bout (Wilaya du Gorgol) dans un milieu de cultivateurs dont elle a gardé la certitude qu’on récolte toujours ce qu’on a semé. Avec des champs en guise de terrain de jeu, elle inscrit dans sa mémoire le besoin des horizons dégagés et l’amour des grands espaces.

C’est pendant cette période de sa vie que se formera son rêve mauritanien. Elle se rappelle avoir grandi et étudié dans des écoles où se côtoyaient des enfants de toutes les ethnies (H’ratine, maures et négro-africains). Aucune différence liée à l’origine ethnique ne constituait véritablement un obstacle. Tout au long d’une vie politique riche en événements parfois douloureux, elle apprendra que les choses ne sont pas toujours aussi angéliques : « en ces temps-là, nous étions tous les fils de la Mauritanie. Il n’y avait pas de différences entre nous. Après il y aura beaucoup d’extrémisme », nous dit-elle.

En 1983, Kadiata décrocha son baccalauréat, haut la main, en Sciences Naturelles.Elle accéda alors à l’Ecole Normale Supérieure (ENS)  d’où elle sortira professeur de l’enseignement secondaire. Elle servira pendant 20 ans sans bénéficier de la moindre promotion de la part des services de l’Education Nationale. Mais Kadiata ne se laissa pas démoraliser. Les générations de Mauritaniens qu’elle forma de son mieux suffirent à faire son bonheur ; une rétribution qui compense largement le manque de reconnaissance de l’administration de tutelle.

1989 : massacres pour cause de couleur de peau

Les années de l’après-bac à l’ENS furent aussi celles du militantisme associatif. Kadiata adhéra à l’Association pour la Promotion de la Langue Pular en Mauritanie. Ils étaient des dizaines de jeunes patriotes à s’être fixé comme objectif de développer les langues nationales. Ce fut l’époque des premiers pouvoirs militaires. Pour des dizaines de militants progressistes de toutes origines, la clandestinité était le seul choix pour exercer l’action politique. Objectif : préserver l’unité nationale en promouvant l’égalité des citoyens et en combattant les idées d’exclusion et de racisme. Pour Kadiata, ce fut la porte d’entrée dans une arène politique qui ne lui procurera pas que des motifs de joie.

Aux côtés de son mari, ex-ingénieur en télécommunication et actuel syndicaliste à la CGTM (Centrale Générale des Travailleurs Mauritaniens), et avec leurs quatre enfants (deux filles et deux garçons) et sa grande famille rurale, la députée de gauche, arrive à mener son combat politique en dépit de tout : « au sein de ma grande famille, il y a toujours quelqu’un pour me remplacer auprès de mes enfants. Mon mari m’encourage et m’aide énormément dans mon travail politique », aime-t-elle à affirmer.

En 1989, Kadiata fêtait ses trente ans et rêvait de sa  Mauritanie, joyau du Sahara et terre du brassage des cultures. Ce fut sans compter avec les lugubres forces du malet un régime politique qui dressa les « Blancs » contre les « Noirs » comme s’il pouvait monter le  « blanc de l’œil » contre sa pupille. Kadiata verra de ses propres yeux les Noirs de Mauritanie se faire massacrer par centaines, passés à l’arme blanche, mutilés sur des places publiques. Sans aucune appartenance politique, sans même être militants ou activistes, les Noirs furent massacrés juste parce qu’ils étaient Noirs.

A la suite de ces terribles événements, et en réponse au chauvinisme des Arabes, la droite extrémiste négro-africaine se déchaîna. Kadiata Diallo perdit, dans cette bataille, nombre de ses illusions de jeunesse. Elle vit se dissoudre sa naïveté mais continua, comme à une planche de salut, à s’accrocher  à l’idée que les Arabes et les Noirs de Mauritanie appartiennent à un espace commun et doivent construire une communauté de destin. Dans l’immédiat, le plus urgent fut de ne pas céder aux sirènes de l’extrémisme. C’est ce qu’elle fit. Elle répétait à qui voulait l’entendre que le régime d’Ould Taya était en train de briser le socle de la Mauritanie. Que ce qui venait de se passer s’apparentait au génocide, que c’est un crime contre l’humanité mais que le seul responsable était le régime en place qui avait armé, harangué et laissé les hordes de tueurs sévir contre des populations sans défense.

Kadiata encaissera un autre coup. La droite négro-africaine l’accusa de trahison. Elle fit face à ces calomnies et continua à dénoncer les tueries dont furent victimes les Négro-africains en pointant du doigt le véritable responsable. Elle ne versera jamais dans les accusations pour responsabilité collective trop facilement distribuées par la droite négro-africaine. C’est la ligne qui sera défendue par une élite éclairée parmi les intellectuels mauritaniens et qui finit par devenir la seule lueur d’espoir qui continuait à briller pendant la longue nuit du régime de Ould Taya.

Et la « perle de la gauche » d’ajouter : « La plupart des Négro-africains considéraient que tous ceux qui continuaient à fréquenter les Arabes étaient des traitres à leurs ethnie. Ce fut un défi que je ne suis pas près d’oublier. Certains Arabes nourrissaient ce sentiment en utilisant l’Administration pour étaler leur racisme anti-Noir. Mais le crime et les massacres étaient du fait du régime, d’un régime militaire gangréné par une haine raciale viscérale. Notre rôle en tant qu’hommes ou femmes politiques est de panser les plaies et rapprocher les gens ».

Kadiata Malik Diallo considère que parmi les séquelles tragiques des   « événements de 89 », il y a le problème des déportés. Il existe deux catégories de déportés :

1-      Ceux qui ont été déportés au Sénégal. Certains d’entre ceux-ci sont rentrés récemment dans le cadre d’un plan gouvernemental. Ce plan comporte de nombreuses injustices. Ces déportés retournés au pays sont privés de leurs droits. Par exemple, les enseignants, parmi eux, sont rentrés sans droits. Les 20 ans qu’ils ont passés dans les camps de déportation ne leur sont pas reconnus. A leur retour, par exemple, ils ont trouvé que leurs collègues, qui étaient de la même promotion qu’eux sont maintenant des directeurs ou des chefs de services alors qu’eux sont toujours maintenus aux premiers échelons. Ce n’est pas juste. Il en reste encore 5000 dans les camps au Sénégal ;

2-      Ceux qui sont au Mali. On parle rarement de ceux-là. Il s’agit d’habitants, essentiellement, du Guidimagha, qui avaient fui les milices armées par le gouvernement de l’époque pour tuer les Noirs. Ils sont estimés entre 10 et 12 mille, selon les données du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés). L’Etat feint de les ignorer.

 

Le coup d’Etat d’Aziz a ramené le pays loin en arrière

Madame la Députée estime que la Mauritanie a connu une période riche en réalisations et qui a marquél’histoire. Il s’agit de l’année 2005. Ce fut l’année où Ely Ould Mohamed Vall mit fin aux années noires d’Ould Taya et où les forces de l’Opposition obligèrent le nouveau régime à mener à bien la transition démocratique. Des journées de concertation ont été organisées et avaient débouché sur de très importantes recommandations.  Mais l’arrivée d’Ould Abdel Aziz, huitième président de la Mauritanie et sixième issu de l’institution militaire, fut une véritable catastrophe. Aziz opéra un coup d’Etat la 6 août 2008 contre le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi à la suite de son limogeage par ce dernier de la tête du bataillon de la garde présidentielle. Pour Khadiata, Ould Abdel Aziz est un militaire démagogue, arrivé au pouvoir par des élections que l’Opposition continue à qualifier de douteuses. Ce putschiste avait bafoué la Constitution ainsi que nombre de résolutions de l’Union Africaine qui criminalisent la pratique des coups d’Etat et en privent les auteurs de toute éligibilité. Elle considère que : « c’est un homme qui bâillonne les libertés, qui contourne le Parlement à chaque fois que les décisions revêtent un caractère économique. Il oblige, maintenant, l’élite de ce pays à réfléchir au moyen le plus efficace pour provoquer un changement véritable qui ramène les choses à leur cours normal ».

Et la Députée  de continuer : «l’Opposition se tromperait en pensant que le Pouvoir lui laissera les coudées franches.  Nous avons, au niveau du Parlement, posé de vraies questions.

Il nous reste à aller au contact des populations et à canaliser les mécontentements populaires. Nous avons besoin, pour cela,   d’avoir le souffle long et de persévérer. Le nouveau président de la Coordination se doit de nous mener dans cette direction. L’Opposition a perdu beaucoup de temps dans ses divisons internes. Si le précédent président a dépensé  beaucoup de temps à rapprocher certains partis de l’Opposition en essayant de ne pas en perdre au passage, le nouveau hérite d’une Coordination homogène, avec une vision claire et dont tous les membres sont résolus à en finir avec les pouvoirs militaires et le régime des généraux. L’Opposition véritable a repoussé l’offre de s’engager dans un dialogue à l’issue incertaine et aux préalables  mal définis. Il lui reste à arranger ses affaires internes et à faire bouger la rue contre le régime dictatorial. »

Pour Khadiata Malik DIALLO, il est indispensable d’établir un plan d’action clair qui s’inscrive dans la légalité mais garantisse la mobilisation des populations autour des revendications maintes fois exprimées notamment autour des risques de sécheresse que le Gouvernement a longtemps occultés avant de se rendre compte que le pays est au bord de la famine.

 

La malédiction du racisme

Khadiata n’oublie jamais que nombre de nos concitoyens sont victimes des clichés et stéréotypes colportés sur telles ou telles composantes de notre société. Les régimes autoritaires raffolent de ce genre de pratiques et les encouragent. La Députée conclue :« dans mon travail de députée, je souffre régulièrement de pratiques racistes et ségrégationnistes. Je suis connue. Je n’hésite pas à exhiber ma carte de parlementaire.  Pourtant, il y en a qui me mettent des bâtons dans les roues et pratiquent à mon encontre  le racisme le plus cru. Si moi, députée jouissant d’une certaine immunité, suis victime du racisme et de la discrimination, qu’est ce qu’il en serait des Négro-africains simples citoyens ? Ils doivent certainement en baver. ».

 

(Errabii Ould IDOUMOU, traduit avec le concours de Kassataya.com)

Michel Reveyrand-De Menthon : Représentant spécial de l’Union européenne (UE) pour la région du Sahel Michel Reveyrand-De Menthon : Représentant spécial de l’Union européenne (UE) pour la région du Sahel

Michel Reveyrand-De Menthon : Représentant spécial de l'Union européenne (UE) pour la région du Sahel Michel Reveyrand-De Menthon : Représentant spécial de l'Union européenne (UE) pour la région du Sahel dans article

Quel est l’objectif de cette visite en quelques mots ?

Michel Reveyrand-De Menthon : J ’ai été nommé il y a peu de temps, représentant spécial de l’UE pour la région sahélienne pour aider l’UE à mieux travailler à avoir plus de projets plus d’idées et être plus efficace sur l’ensemble de la région.

Je fais aujourd’hui mon premier voyage en Mauritanie dans le cadre de ces fonctions ; j’étais à Nouakchott, maintenant je vais me rendre au Sénégal et c’est l’occasion de passer par Rosso et de visiter ce projet qui est un bon projet ; tous les acteurs sont très satisfaits…

…les policiers, les douaniers, l’administration mauritaniennes et de l’autre côté l’administration sénégalaise puisque c’est un projet commun aux deux pays dans un domaine important, celui de la sécurité de la population , ce qui est un sujet d’intérêt commun, une démarche d’intérêt commun pour laquelle on essaie d’aller plus loin, d’être plus efficace.

Quelles sont les dernières mesures prises par l’UE pour limiter l’émigration clandestine ?

M. R.D.M : D’abord ce ne sont pas des moyens fournis par l’UE, ce sont des dispositifs mis en place par les états concernés, le Sénégal et la Mauritanie pour faire en sorte que les règles soient respectés, pour faire en sorte que le droit des administrations, le droit des différents pays soit respecté.

Le contrôle des migrations concerne beaucoup de choses ; la base c’est ‘état civil : il faut que tout le monde ait un état-civil , il faut que tout le monde ait des pièces d’identité légales et la lutte contre la fraude des documents il faut que les force de sécurité travaillent conjointement de part et d’autre de la frontière pour que cette légalité des déplacement soit à la fois contrôlée mais aussi comprise des populations.

Tout ça a pour objectif l’intérêt des populations on parlait tout à l’heure des mouvements des enfants qui i passent d’un pays à l’autre, il y a hélas des trafics d’enfants manipulés et envoyés quelques fois loin de leur domicile et tout ça c’est une situation à laquelle on veut remédier parce qu’en fin de compte c’est le droit des hommes et des femmes ; le droit des enfants qui se trouve mis en cause et bafoué.

Il faut bien contrôler les allées et venues des hommes et des femmes car cela s’accompagne souvent de comportements illégaux et c’est cet ensemble de phénomènes qu’il faut régler; quand tout le monde apprend à respecter les règles du droit tout va mieux, c’est plus facile et la vie en commun devient beaucoup plus simple.

Cela vous fait quel effet de voir le contrôle strict entre deux pays aussi proches que le Sénégal et la Mauritanie alors que vous venez d’un espace autrement plus vaste où les personnes circulent beaucoup plus librement ?

M. R.D.M : Les espaces sont différents et c’est le rôle des états, c’est le rôle de la coopération internationale d’arriver pays par pays, espace par espace à trouver les réponses efficaces qui tiennent compte des habitudes des populations, des tempéraments, des modes de vie mais aussi des engagements internationaux ;

je crois que la région sahélienne au sens large, la région Sahara-Sahel c’est évidemment une région très particulière puisqu’il y a des espaces très différents mais il faut que les acteurs publics arrivent à s’adapter aux différentes situations ; il y a des endroits où c’est plus simple puisque les concentration de population sont plus importantes, les voies de communications mieux structurées …

…ici c’est un bon exemple : il y a des relations historiques des commerçants, des hommes des femmes qui circulent entre le Sénégal et la Mauritanie pour de nombreuses raisons : il faut le respect de la vie privée des gens et permettre la libre circulation des personnes mais en même temps il faut que cela se fasse dans la cohérence et dans la légalité.

 

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