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La Pensée unique arabe en Mauritanie Destructrice de notre cohésion sociale Par Oiga Abdoulaye

Lorsque les officiers de l’armée mauritanienne se sont emparés du pouvoir
de Maître Mokhtar Ould Daddah le 10 juillet 1978, la raison avancée pour
justifier ce coup d’état était de mettre fin à la guerre du Sahara. Mais
l’objectif inavoué des initiateurs du coup d’état était de faire de la
Mauritanie, pays peuplé de berbères Sanhadja se faisant improprement
appeler maures, de peuls, de soninké, de haratine, de wolof et bambara,
un pays arabe comme les pays du Maghreb se considérant comme arabes
mais dont les populations sont majoritairement des berbères.
Pour atteindre leur objectif, ils ont aussitôt créé une organisation appelée
l’Avant-garde civilo-militaire. Cette structure était composée d’idéologues
civils et militaires, constituant une minorité de la composante berbère
Sanhadja qui se sont imposés au peuple mauritanien par la force des
armes et se relaient au pouvoir jusqu’à nos jours.
Ils ont importé de l’Iraq la pensée unique arabe. Les éléments de avant￾garde civilo-militaire se considérant comme arabes, la pense unique arabe
a pour objet de faire des populations non arabes, c’est-à-dire soninké,
peul, wolof et bambara des arabes. En cas de refus de la part de ces
communautés les combattre de la manière suivante : 1/3 est expulsé hors
du pays, 1/3 exterminé et le 1/3 est dépossédé de ses moyens de
subsistance (salaires, maisons, terres de culture et autres) et devient
pauvre et anéanti c’est cette politique qui a été appliquée lors des
événements tragiques de années 89-90-91. .
L’avant-garde civilo-militaire a placé ses éléments chargés d’appliquer
leur politique d’arabisation, et d’éliminer des composantes négro￾mauritaniennes dans tous les points stratégiques de l’état.
Ainsi, les services des examens, la Direction de la fonction publique, la
commission nationale des concours, la Télévision, la Radio Mauritanie ont
été tous confiés à des personnes ayant adhéré à leur idéologie.
Le service des examens de tous les échelons de l’enseignement était
chargé de filtrer et d’éliminer les négros-Mauritaniens admis, aux
différents examens et concours. La Direction de la fonction publique était
quant à elle chargée de précipiter le départ à la retraite de tous les cadres
négros-mauritaniens. Les programmes de la télévision étaient dominés
par ceux de la composante berbère Sanhadja (Maure).
C’est l’avant-garde civilo-militaire qui a dirigé le pays depuis le 10 juillet
1978 à nos jours. Tous les présidents qui se sont succédés au pouvoir ont
gouverné sous la direction de cet avant-garde en appliquant la politique
de la pensée unique arabe à l’exception de cinq d’entre eux. Il s’agit des
présidents : Moustapha Ould Med Saleck, Ahmed Ould Bousseif,
Mohamed Mahmoud Ahmed Louly, Mohamed Khouna ould Haïdala, Sidi
Ould Cheikh Abdallah. Ely Ould Mohamed Vall était chargé de la
transition, pour préparer les conditions d’un retour à un pouvoir civil et ne
pouvait en aucun cas adhérer à une telle théorie. Tous les postes de
responsabilité au plan régional, départemental ainsi qu’au niveau de
l’administration générale des forces armées et de sécurité sont confiés à
des personnes qui adhèrent à la politique de la pensée unique arabe et
acceptent de l’appliquer dans leur domaine de compétence.
Le président Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya lui aussi avait au début
refusé d’appliquer la politique de la pensée unique arabe. Pour l’amener
a adhéré à leur politique, les éléments de l’avant-garde civilo-militaire ont
poussé les militaires négro-mauritaniens à faire un coup d’état contre lui
sans ces derniers ne s’en rendent compte. Le coup d’état de 1987 ayant
donc échoué, Maaouya a fait exécuter 3 des auteurs du coup d’état.
Pour les éléments de l’avant-garde le président Maaouya devait profiter
de cette occasion pour exterminer tous les militaires et civils négro￾mauritaniens du pays – Maaouya n’ayant pas fait ce qu’ils voulaient, ces
derniers se sont retournés contre lui, en organisant à leur tour un coup
d’état en 1988 pour réaliser leur souhait, mais ce coup d’état a lui aussi
échoué. A cette occasion, Maaouya, n’a exécuté aucun élément des
auteurs du coup d’état, mais radié des forces armées et de sécurité 400
officiers, sous-officiers et hommes de troupes tous de la composante
berbère Sanhadja. Le coup d’état des militaires négros-mauritaniens de
1987 ayant convaincu Maaouya pour l’application de la politique de la
pensée unique arabe, les éléments de l’Avant-garde se sont organisés
pour préparer les événements des années 1989,90-91.
Evénements au cour desquels, les éléments de l’avant-garde civilo￾militaire ont mis en application leur théorie en expulsant 1/3 de la
population négro-mauritanienne vers le Sénégal et le Mali, exterminant
1/3 et le 1/3 restant réduit au néant. Seuls Maaouya et Mohamed Ould
Abdel Aziz ont accepté d’appliquer aux négros-mauritaniens la politique
de la pensée unique arabe parce qu’ils tenaient à rester au pouvoir. Ce
qui justifie leur durée au pouvoir. Tous les autres présidents qui ont refusé
ont été demis de leur fonction.
Si les éléments de l’avant-garde civilo-militaire ont pu contrôler et imposer
leur politique aux différents régimes, c’est parce qu’ils tiraient leur force de
l’appui qu’ils recevaient des régimes d’où ils ont importe la pense unique
arabe, avant que ces derniers ne tombent en disgrâce. A partir de l’année
2017, quand ces régimes ont connu des difficultés, pour ne pas dire
tombés en déliquescence, les éléments de l’avant-garde durement
affaiblis, le président Mohamed Ould Abdel Aziz enfin de reigne a
commencé à les combattre. Il y a eu donc divorce entre lui et l’avant￾garde civilo-militaire. Les points de divorce que j’ai constatés sont les
suivants :
1. Les articles de l’un de leurs membres influents pour ne pas dire leur
chef critiquait le régime du président Aziz.
2. Le fait que le parti Sawab ait parrainé la candidature de Monsieur
Birame Ould Dah Ould Abeid qu’ils considèrent comme un ennemi
du président Aziz.
3. La mise en place des commissions départementales, communales
de recensement des populations.
4. La marche organisée et dirigée par le président Aziz le 9 janvier
2019 contre le racisme et le discours violent.
5. Le fait de débaptiser l’avenue Gamal Abdel Nasser quand on sait ce
que représente le président Nasser pour le monde arabe et le
continent africain.
6. Le soutien apporté par les éléments de l’avant-garde à Monsieur Sidi
Mohamed Ould Boubacar contre le candidat de Monsieur Abdel Aziz
lors des élections présidentielles de juin 2019.
Ce sont ces points que mon analyse de la situation politique du pays m’a
amené à considérer comme des points de divorce entre Mohamed Ould
Abdel Aziz et ses complices d’hier. Il reste à les confirmer ou à les infirmer.
Je dirai aux membres de l’Avant-garde civilo-militaire qu’Allah nous a
enseigné, et l’histoire passée et présente nous l’a prouvé que les hommes
qui se considèrent supérieurs à d’autres communautés comme c’est leur
cas, soit par leur naissance, ou leur puissance financière où militaire,
finiront toujours par s’autodétruire ou à être détruits – les exemples des
hébreux (peuple élu), d’Hitler, du Rwanda dans le passé et ceux de l’Iraq,
de Syrie, de la Libye, du Yemen, de l’Egypte, de la Tunisie, du Soudan et
de l’Algérie aujourd’hui en sont une preuve éclatante. Ces exemples sont
à méditer
Toute cette histoire, désormais appartient au passé de notre pays.
Tournons nous maintenant vers l’avenir.
Nous espérons et souhaitons qu’avec l’arrivée du Président Mohamed
Ould Cheikh El Ghazouani au pouvoir, ce sera l’occasion pour lui de
rompre et de tourner de façon définitive cette page douloureuse et sombre
de l’histoire notre pays.
Si le président Mohamed Cheikh El Ghazouani arrive à se libérer du du
contrôle de son régime par les éléments de l’avant-garde civilo-militaire
comme l’a commencé le président Mohamed Ould Abdel Aziz et qu’il
instaure une politique de justice et d’égalité entre les composantes de
notre pays, il réconciliera le peuple mauritanien. Je suis convaincu que si
nos potentialités économiques que sont le poisson, le cheptel, le fer, le
cuivre, l’Or, la bauxite, le gypse, le pétrole, le gaz, l’agriculture, le sable,
le soleil, les dattes, les marbres, etc. sont exploités judicieusement et
distribuées de manière juste et égalitaire aux 3.500.000 citoyens, chaque
famille pourra être logée, nourrie, soignée, éduquée, et bénéficier de l’eau
et de l’électricité gratuitement.
Si par contre nous continuions sur la même lancée, l’homme qui arrive au
pouvoir avec sa famille et ses alliés une minorité ne représentant même
pas 10% de la population se partagent les 90% de ces richesses, ne
laissant au 90% de la population que les 10% de ces richesses je crains
que cela ne conduise à terme notre pays vers une guerre civile.
Qu’Allah protège notre chère Mauritanie (Amine)
Oiga Abdoulaye
Ancien Directeur Général
de la Caisse Nationale de Sécurité

La jeune Mauritanie

Par Mohamed Mahmoud  Ould  Siyam

Ingénieur et écrivain

siyammed@gmail.com

 

C’est une lapalissade de rappeler le rôle déterminant des jeunes dans l’impulsion du changement dans les sociétés.

Une primauté que justifie, entre autres, l’aptitude physique et le dynamisme qui les distingue des autres tranches d’âge.

En sus de ce qui vient d’être évoqué, les jeunes s’adaptent et s’accommodent plus facilement  aux changements qu’édicte l’évolution des temps.

Partant de ce constat, l’empreinte des jeunes dans le progrès de la société est manifeste. Ainsi, il ne révèle point de l’exagération  classer la jeunesse parmi les richesses au même titre que le fer et autres richesses halieutiques.

Représentant plus de 70 % de la population, preuve s’il en fallait que nous sommes une société jeune, cette donnée statistique devrait à elle seule susciter  chez chacun de nous une réflexion  sur les stratégies à mettre en œuvre pour exploiter à bon escient  toutes les capacités jeunes du pays.

Toutefois, le concours et la participation des jeunes restent insignifiants tant que les voies de la  participation effective des jeunes au développement sont obstruées.

Cette participation requiert au premier chef une décision politique qui traduit la volonté du gouvernement à assurer les conditions  de l’épanouissement des jeunes qui, dans le respect de leurs devoirs, désirent s’auto -affirmer.

Cette volonté politique doit se refléter sur les institutions et organes administratifs qui agissent en intermédiaire entre les jeunes et le gouvernement.

Ces institutions  intermédiaires doivent s’acquitter avec  rigueur les missions (exposer les problèmes que rencontrent les jeunes ; les aspirations et avis de la jeunesse).

En outre, ces institutions sont tenues à œuvrer  incessamment  en intime  collaboration avec les divers organes administratifs  pour une mise en place des politiques à même de garantir  une implication active des jeunes dans le processus de développement.

La volonté politique est incontestablement la clé de voute  indispensable pour aplanir les difficultés qui se dressent devant  des jeunes menaçant ainsi la poursuite la mission  et l’accomplissement des rôles qui leur sont dévolus.

La jeunesse en Mauritanie veut se sentir libre et souhaite gagner  l’estime, la confiance en ses capacités  et de la reconnaissance dans son degré  d’éveil.

Elle s’attend à ce que les talentueux parmi eux soient encouragés  à travers le décernement des prix en guise de reconnaissance et aspirent qu’il ait des structures chargés de financer les projets et créer des postes d’emploi.

La jeunesse désire avoir des interlocuteurs attentifs aux idées qu’elles avancent  et qui se croisent avec les politiques gouvernementales qui leur ciblent.

Dans ce cadre, les rôles impartis aux jeunes peuvent être réparti en 4 principales catégories, que voici :

-          Un rôle social : un aspect crucial qui constitue gage et condition sine qua non du développement, il se passe de tout commentaire  qu’un progrès significatif ne peut avoir lieu dans la discorde des composantes  sociales. Conséquemment, la jeunesse mauritanienne est appelée à travailler pour consolider la paix sociale ; à répandre les valeurs de justice et d’équité et combattre tous  discours  prônant la discorde ou comportement à caractère raciste. En parallèle, ils sont également appelés à divulguer la culture du volontariat, elle leur apprendrait à travailler avec l’esprit du groupe. Egalement la culture du volontariat développe chez les jeunes l’esprit de  l’initiative sans occulter l’impact direct de ses actions sur les couches fragiles de la société.

-            Economiquement : le rôle du gouvernement se fait sentir le plus dans l’aide et le soutient des entreprises que dirigent les jeunes. De telles mesures d’encouragement  allégeront le fardeau du gouvernement  et permettrons aux jeunes d’avoir  plus de marge. Cet accompagnement du gouvernement  encouragera les jeunes entrepreneures  à créer des postes de travail durable et à investir davantage  et par conséquent ils contribuent  au développement de l’économie du pays. A cet égard, il est impérieux que les jeunes soient impliqués dans la conception des stratégies économiques qui touchent à la vie quotidienne des citoyens. L’implication des jeunes se fait à travers la nomination de ces derniers dans des postes de direction ou conseil dans les  secteurs y afférents.

-          Culturellement : œuvrer à ceux les nobles valeurs soient vécues au quotidien et adoptées comme ligne de conduite.  Pour atteindre cet objectif, les médias, arts  et la littérature sont des  vecteurs  dont le rôle est décisif. Egalement aussi pour notre patrimoine culturel et nos langues nationales.

-          Politiquement : s’engager sans cesse pour exiger une participation politique  des jeunes et une accession aux postes de prise de décision afin de concrétiser les aspirations de notre jeunesses dans tous les secteurs de développement. Parallèlement, ils sont invités à travailler pour la consolidation du processus démocratique véritable gage de la stabilité politique du pays.

 

En conclusion, je pense que ces rôles décrivent  à la hâte demeurent de simples aspirations que la concrétisation est tributaire d’un engagement  gouvernementale à la hauteur de ses aspirations.

Un  engagement  qui apporte à la jeunesse   le soutient  nécessaire et inspire chez eux de la confiance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rosso : branle bas de combat

le referendum pour la révision constitutionnelle mobilise les tenorsde la politique a Rosso. le vent serait il entrain de tourner?

le tout  puissant sénateur de Rosso et président du sénat serait il entrain de perdre la main a Rosso?  Tout porte a croire qu’après le referendum le paysage politique sera fortement remodelé.

pour battre campagne l’équipe choisie par le rais ne comporte pas de membre de la tendance du senateur.  Elle est dirigée par l’inoxydable Ahmed Salem Douah, Slma ould Meine, Mame Djiby Diouf ( ex tendance Mohcinine), le richissime homme d affaire et députe Moutaly. et certaines rumeurs rajoutent a cette liste l’ancien maire de Rosso Yerim Fassa,  Cheikh ould Maouloud , ancien maire de Jidrel Mohguen.

le choix  de cette tendance au détriment de celle du sénateur laisse perplexe. par ailleurs dans le même sillage un mouvement s’est créé qui se fait appeler « El Woujehas » , littéralement les notables, présidé par Cheikh ould Hamden. Il réunit en son sein  bon nombre de laisser pour compte . leur objectif rendre a Rosso « son Droit ». ce mouvement fait a penser a la même  entité (les cadres de Rosso) tremplin qui a propulsé le sénateur au devant de la scene politique. mais comparaison n’est pas raison . le mouvement des Woujehas est constituée de têtes qui ont été de toutes les sauces politiques et pratiquement peu ont une virginité politique. Même si aujourd’hui il peut fédérer son lendemain politique est incertain

lors du meeting ftour organisé par le président de la section de Rosso, Chrive ould Boughouba, Ahmed Salem Douah n’y est pas allé avec le dos de la cuillère  « les nuages qui obstruaient le ciel de Rosso vont se dissiper sous peu, l’injustice, la marginalisation ne seront plus qu’un mauvais souvenir. » a sa suite Mame Djiby Diouf dira  » Rosso est a mis le passé derrière lui  »

a noter que lors de ces ftours meeting la tendance du sénateur est faiblement représentée voire absente.

pour certains observateurs depuis la déroute de l’UPR aux législatives et aux municipales la main mise du sénateur a subi un sérieux coup;  Rosso votera a coup sur oui non par adhésion à la révision constitutionnelle mais plutôt pour s’affranchir de la tutelle de plus en plus pesante du Sénateur.

Rosso est en pleine mutation politique, à l’approche des législatives et des municipales aucune figure n’ émerge encore pour focaliser les voix ou faire l’objet d’un consensus.

Ne l’oublions pas : Hommage à Md Lemine Ould Md Lemine dit Monsieur

 

 
Monsieur, c’est le nom qu’il a gardé malgré lui, toute sa carrière durant,  et que sa famille et sa progéniture ont conservé après  sa mort « Rahimehou Allah» en 1994 à Nouakchott à l’âge de 60 ans.
Un nom qui a servi quasiment de l’unique appellation permettant  aux habitants d’Aoujeft , dans la wilaya de l’Adrar, de ne pas se tromper sur lui et sur les nombreux bienfaits qu’il a apportés à cette ville qu’il a aimée et dont il a veillé constamment à tirer de l’oubli, de l’enclavement et de l’ignorance .
Instituteur de profession, depuis les années de l’indépendance (1957 – 1987), il fut parmi les premiers enseignants du département d’Aoujeft, au temps, où, la Mauritanie , Etat naissant (indépendant) était contraint de forcer les parents  à  inscrire les élèves à l’école moderne, confrontée aux défis de former les élites de demain à partir du néant.
Inquiétés par le sort de leurs enfants, les familles curieuses se rassemblaient devant les classes récemment construites, pour constater comment leurs fils font leur nouveau enseignement moderne.
Ils entendaient ainsi les tous premiers élèves rivaliser et répéter à  leur enseignant, dévoué dans sa mission de relever le défi de la création des futurs cadres de la Mauritanien   « Moi Monsieur, Moi Monsieur »,  s’empressant de répondre aux petites questions de lecture, d’écriture ou de calcul à résoudre, inscrites au tableau noir.
L’école de l’époque ne manquait ni de volonté, ni d’outils, mais bien au contraire réunissait toutes les conditions morales et physiques pour l’émergence d’hommes instruits, compétents, patriotes, propres, et engagés.
Md Lemine s’est illustré par sa générosité exemplaire. Sa maison était ouverte nuit et jour à tous les habitants d’Aoujeft dont ceux qui viennent des localités éloignées.
Sa méthode d’enseigner n’était pas circonscrite à dispenser simplement un cours. Bien au contraire, elle était transversale et située à tous les niveaux. El Marhoum « Monsieur » était aussi un père tendre, un frère ainé, un ami, un secouriste, un tout.
Il apportait les soins nécessaires aux élèves, veillait sur leur nourriture et leur santé ainsi qu’à leur éducation générale pour s’intégrer sans fausse note dans  l’objectif recherché, consistant à devenir les cadres de la Mauritanie naissante, sortie du néant, des Emirats et de la colonisation.
C’était la seconde famille des élèves qui trouvaient en lui tout le confort et les assurances au point de vouloir retourner au plus vite dans les classes et à l’internat une fois autorisés à rejoindre momentanément leurs parents.
Ces élèves de l’époque sont très nombreux. Ils sont devenus plus tard des éminents avocats, enseignants, officiers, techniciens de l’aviation …. On compte parmi eux, à titre d’exemple,  pour ne citer que ceux là, le sénateur Yahya Ould Abdel Ghahar, l’ex Général Mohamed Ould Hadi, le technicien supérieur de l’aviation Abderrahmane Ould Houmoud, l’administrateur Ahmedou Ould Mohamed Sultane, le colonel des douanes Ahmed Ould Ahmed Abdi.
Md Lemine, natif du Brakna et affecté à Aoujeft pour enseigner, était aussi le  premier Directeur de l’école d’Aoujeft. Il  était aussi un citoyen à part de cette moughataa, pour laquelle, il a dédiée toute sa vie.
C’est seulement avec la maladie et l’âge qu’il a décidé de se rapprocher des siens à Aleg. Il repose actuellement au cimétière « Athme Nour » dans le lac d’Aleg aux côtés de sa mère « Rahmetou Allahi Aleyhoum Jemian ».
En effet, il s’est engagé, pendant sa présence à Aoujeft  dans toutes les activités qui rentrent dans le développement social et économique de la ville.
C’est ainsi qu’il initiait et format les populations au volontariat et à prendre leurs affaires en leurs mains pour favoriser leur bien-être et prospérité.
De nombreuses  routes, perdues dans les dunes et les montagnes, dessinées par les seules traces des véhicules, aux déviations nombreuses et souvent impraticables de l’époque (Aoujeft, Tourvine, Aoujeft –El Medah, Aoujeft-Timinitt, Aoujeft- Toungad) avaient été réalisées et tracées par les Aoujeftois eux-mêmes encouragés et soutenus par Md Lemine.
Des dizaines de km inhabités, sans eau, où les hommes portaient les outres sur leurs têtes sur plusieurs distances pour amener l’eau aux volontaires dont lui-même, chacun, à tour de rôle, dans l’égalité et le respect mutuel.
C’est là un hommage modeste, mais un hommage qu’à même qui s’efforce de présenter sans succès les qualités d’un homme pour lequel les aoujeftois prient jour et nuit et remercient pour leur avoir permis d’être dans le navire du développement de la Mauritanie.
Md O Md Lemine
mdhademine@yahoo.fr

L’excision des filles: Une epée de Damoclès

L’excision est un problème récurrent dans notre milieu. Et malgré les campagnes de sensibilisation et les personnes ressources qui y sont associées elle reste encore courante dans certain milieu très conservateur.
Ce matin a l’hôpital national une fillette de 7ans a été admise aux urgences pour hémorragie suite a une excision mal faite. Ceci nous rappelle un autre fait qui s’est déroulé il y’a quelques jours dans un  des quartier de Nouakchott  : une dame au nom d’Awa Fall femme très conservatrice connue pour ces faits à tenté d’exciser sa nièce de 5ans (la fille de sa soeur) d’après nos sources il s’agit de la belle-famille de Mohamed El Moustapha Wade , âgé de 40 ans et   ancien cadre d’une compagnie aérienne étrangère basée en Mauritanie. Après avoir appris les fait ce père de famille soucieux de mettre ses enfants en sécurité à fait partir son épouse Emma fall et ses filles Saratou et Zeinabou aux États-Unis unis d’Amérique
 il est parti les rejoindre plus tard sacrifiant ainsi sa carrière .
Jusqu’à quand cette pratique des temps anciens continuera t elle a mettre en péril la stabilité familiale et d’être une épée de damoclès sur la tête de nos enfants

35 ans, plus d’un quart de siècle, une vie. Une génération !

35 ans, plus d'un quart de siècle, une vie. Une génération ! Une génération dont la chevelure désormais grisonnante blanchit tristement à mesure que s’obscurcit le trou dans lequel nous enfonce chaque jour un peu plus l’escouade du moment et ses affidés.

35 ans, pendant lesquels chaque escouade débarque après l’autre, damnant la précédente avec des accents épiques et une exaltation dignes d’une armée de retour de l’une de ces campagnes héroïques qui ont marqué l’histoire.

35 ans de redressement national, de salut national, de justice et démocratie , de haut conseil démocratique et de rectification et d’autant de dénominations et de slogans juste bons à abuser tous ceux qui jouent aux naïfs et qui accompagnent sans conviction le tempo en battant la mesure du rythme binaire constant sur lequel les trompettes ne font qu’intervertir les phrases ; en contrepoint, rien n’a jamais altéré , tout le long de cette période, l’harmonie originelle.

35 ans pendant lesquels toute personne pourvue de mains habiles à produire de bruyants applaudissements et une langue quelque peu exercée dans l’art de la flagornerie, est hissée au pinacle, quel que soit par ailleurs la nature de son parcours ou son niveau intellectuel. Pire encore, n’importe quel homme en armes, impudent et inculte qui a l’outrecuidance d’exprimer de manière plus ou moins brusque son ambition d’accéder au pouvoir, devient du jour au lendemain, sans coup férir, Président de la République.

35 ans au bout desquels un nouveau lexique est apparu de sorte que les mots parviennent à signifier tout et son contraire. Par exemple, le mot Avenue signifie désormais une suite anonyme de nids de poule jonchée de détritus détrempés ; l’école, quant à elle, correspond maintenant à des baraques où l’on cultive activement chez les plus jeunes l’analphabétisme et l’intolérance tandis que de méchants mouroirs affichent fièrement un insigne lumineux portant la mention Centre hospitalier.

21 ans ponctués de campagnes électorales festives et pluralistes au bout desquelles introduire un bulletin de vote dans l’urne est un acte aussi utile que d’appliquer un cautère sur une jambe de bois ou, si l’on préfère se soulager, pisser dans un violon.

35 ans, une odyssée ! 35 ans, une longue série de brimades qui, par leur ampleur, ont permis à notre espèce, n’en déplaise à Darwin et les autres, d’évoluer, de se métamorphoser en un temps record. Un homme nouveau, un genre de protée est né à force de danser sur le rythme binaire de la marche….en avant. Un être égocentrique, dépendant et vénal.

Une espèce dotée d’une nouvelle peau qui, à l’instar de celles de certains reptiles, mue ou déteint au besoin. Cette carapace qui le protège de toute forme d’altruisme lui permet de jouir cyniquement de ses avantages et le confronte cependant tous les jours, telle une peau de chagrin, aux signes précurseurs d’une mort annoncée.

Des signes que cet être ne peut déchiffrer, aveuglé qu’il est par la quête des « lumières et des honneurs » et par son profond dédain de cet océan qui l’entoure de tous côtés et dans lequel patauge désespérément une armée de miséreux.

Il y flotte repu et béat, confiant en son prodigieux talent d’adaptation. Face à lui, des rêveurs éveillés, d’incurables optimistes, incapables de se délester de l’autre, en proie aux convictions et au démon d’un humanisme devenu chez nous étrangement désuet.

Face à ceux-ci, s’agitent des illuminés dont la foi veut nous embarquer dans un navire dont l’ancre est dans le ciel. Une ratatouille, un capharnaüm, un panier de crabes, un pays allant à vau-l’eau, filant sur un terrain a priori solide, de plus en plus mué en sables mouvants. Un convoi accroché à une locomotive certes haut le pied mais pleine de vide filant à toute allure vers….l’inconnu et peut-être « qu’à Dieu ne plaise » vers le chaos.

Nana Mint Cheikhna
Nouakchott 5 décembre 2013

ROSSO LA CITADELLE ASSIEGEE

le second tour à Rosso a vu une mobilisation sans précédent de l’UPR, ainsi tous les gros calibres de la région sont descendus sur le terrain. la consigne: Tout faire pour éviter que Rosso bascule dans le giron de l’opposition et pour ce faire la fin justifie les moyens. Aucune manœuvre n’est a exclure.

Pour ce second tour Rosso est devenu le Waterloo de ces élections. Moyens financiers sans précédent et moyens humains et pour montrer la cocassité de la situation on a fait appel a Ould Ahmed Douwaa, ce dinosaure de la politique a plus d’un tour dans son sac pour renverser la situation.

mais ce qui est révoltant ce que le combat n’est pas a armes égales; les moyens de l’état contre un individu Sidi Mohamed Diarra richissime homme d’affaires et candidat du parti El Wiam .

l’enjeu est de taille, car après le score peu reluisant du premier tour, Aziz ne laissera pas Rosso basculer dans l’opposition  c’est pourquoi une véritable armada de guerre est mise en place 6 ministres et un général.

Mais fort de son résultat au premier tour et d’une popularité de plus en plus  grande, Sidi Diarra se dit serein  et le président du Parti a fait le déplacement a Rosso

Les leçons de la campagne

Pour beaucoup de citoyens cette campagne revêt une caractéristique particulière sur plusieurs domaines. D’abord elle n’englobe pas tous les acteurs politiques, du fait du boycott de la COD, votant plus pour la personne que le programme certains se sont retrouvés orphelins car  « leur leader » n’est pas candidat ou a été purement évincé.

Et c’est là ou l’UPR a péché, le choix des candidats a été fortement décrié un peu partout car ne provenant pas de la base. Aziz a voulu une rupture mais sans préparation préalable du terrain.

Fondu dans le moule de la tribu et de l’ethnie le mauritanien n’a la perception de l’état que sous le prisme des prébendes de la tribu ou de l’ethnie. On ne change pas une mentalité en un coup de baguette magique. Mais le président a fait fi de ses considérations  et comme à son habitude se tient raide comme un i dans sa décision. Mais il risque de payer cher cette démarche  novatrice.

Les resultats du premier tour sont significatifs dans ce sens.

A Rosso,l’UPR n a pas digeré la debacle du premier tour car elle s y attendait le moins du monde,vu les moyens humains et financiers mobilisés . et c’est cet excès de confiance qui les a eu et surtout les dirigeants locaux de l’UPR ont cru que l’affaire était en poche et se sont contentés des discours lenifiants des presidents d’unités de base qui prétendaient que Rosso était dans leur « poche ».

Un autre facteur a aussi joué contre les candidats de l’UPR celui de la jeunesse. Bon nombre des votants en sont à leur premier vote c’est la nouvelle génération qui veut se faire entendre et surtout faire comprendre aux dirigeants politiques qu’il faut compter avec elle.

Enfin le dernier élément de cette triologie est le tout puissant senateur de Rosso Mohcen, dont la popularité est en chute libre chez les jeunes qui se sentent meprisés par le parachutage de ces candidats qui n’ont aucune base populaire/

53ème anniversaire d’Indépendance : de Moktar à Aziz, un demi-siècle de partage inégal du pouvoir

53ème anniversaire d’Indépendance : de Moktar à Aziz, un demi-siècle de partage inégal du pouvoirMoktar et Aziz sont nés, tous deux, au mois de Décembre, Moktar le 25 et Aziz le 20, avec 32 ans d’écart. Le premier, Avocat de formation, a ‘’reçu’’ le pouvoir des mains de la France, ancienne puissance coloniale, en tant que Premier Ministre, en Novembre 1960, à l’âge de 36 ans.

Il sera élu, un an plus tard, par l’Assemblée nationale, Président de la république. Le second, militaire de carrière, s’est ‘’offert’’ le pouvoir, détenu alors, par un Président élu, le 6 Août 2008, à l’âge de 53 ans.

Il se fera élire, Président de la République, un an plus tard. Les ‘’similitudes’’ s’arrêteront là. Mais, on s’en doute, entre ces deux dates, Novembre 1960 et Août 2008, quasiment un demi-siècle, bien des choses se sont passées en Mauritanie.

Durant les 10 premières années d’indépendance (1960-1970) les élites nationales, toutes communautés et toutes tendances politiques confondues, ont tenté de jeter les bases d’un Etat Mauritanien, au profit duquel elles ont volontairement mis de côté leurs divergences sur ‘’la Mauritanie’’, telle que chacun la voulait.

L’événement politique majeur, que l’on peut retenir de cette décennie d’indépendance, est la création par les gouvernants de l’époque, du Parti du Peuple Mauritanien (PPM), parti unique hors duquel, toute expression politique était tout simplement prohibée. La réaction, logique, à tant d’exclusivité au profit d‘une seule formation politique, ne s’est pas faite attendre.

Les nationalismes (chauvin et étroit) et l’internationalisme prolétarien, commencent, chacun, à affirmer son identité idéologique et sociale. A défaut de pouvoir inscrire leurs actions dans un cadre politique légal (inexistant), tous ces groupes ont investi les syndicats, professionnels et scolaires, seul cadre bénéficiant d’une certaine légitimité de revendications.

Pour juguler un tel engouement pour le syndicalisme, le régime et son parti unique décrètent, purement et simplement, l’intégration de l’UTM, unique Centrale syndicale existante, au sein des fameux ‘’mouvements parallèles’’ du PPM (travailleurs, femmes et jeunes).

Cette confiscation totale de toute forme d’expression, hors des canaux définis par le pouvoir, va marquer toute la deuxième décennie de l’indépendance, caractérisée par des luttes politiques ouvertes et diverses formes de répressions allant des arrestations, de l’emprisonnement et des procès, ponctués par les licenciements des travailleurs et les ‘’coupures’’ de bourses d’ étudiants.

Cette répression, loin de décourager les mouvements politiques, a, au contraire, servi de cataliseur à plus de radicalisme, de combativité et surtout à l’élargissement de l’audience des contestataires au sein des populations déshéritées, chassées par la sécheresse jusqu’aux portes des grandes villes.

C’est au cours de cette période que la dialectique ‘’répression-liberté’’ fût transposée sur le terrain de la lutte politique, par le célèbre journal clandestin ‘’Seyhatt El madhloum’’ : We mina eddhoulmi touledou elhourriyatou (…et de la répression naissent les libertés), se transformant rapidement en ‘’slogan’’ mobilisant des milliers de jeunes, de femmes et de travailleurs.

La rue était devenue l’école du courage et du patriotisme, où les organisations d’étudiants, de travailleurs et de ‘’Tekoussous’’, s’empressaient pour faire valider leurs lettres de noblesse.

Cette deuxième décennie d’indépendance, aura aussi été celle des grandes réformes, politiques et économiques, qui eurent pour noms : création de la monnaie nationale, nationalisation de la MIFERMA, révision des accords de défense avec la France et l’ouverture du PPM aux autres mouvements politiques, quasiment clandestins (le grand compromis historique, disaient certains).

Hélas, c’est dans l’euphorie de telles réformes, rapprochant pouvoir et opposition, que fût concocté le projet d’annexion du Sahara Occidental, qui se solda par la guerre fratricide et ses conséquences désastreuses. …Et vinrent les militaires .

C’est au crépuscule de cette ‘’belle décennie’’, de luttes et d’acquis, que l’Armée a pris le pouvoir, mettant ainsi fin à l’ancien régime et à la guerre du Sahara. Elle mit fin, aussi, au semblant d’Etat, d’Administration et d’ébauche de démocratie, que le pays avait réussi à bâtir.

En lieu et place, les régimes militaires qui se sont succédés au pouvoir, ont ramené avec eux tout ce que le pays comptait comme traditions et pratiques tribales, ethniques, claniques et de non-respect pour la chose publique.

Ce retour vers le pire, a produit comme un effet d’hypnose sur tout ce que le pays comptait comme ‘’forces patriotiques’’ qui avait combattu, et battu, politiquement, l’ancien régime. Les noirs se sont retrouvés des noirs, les arabes se sont retrouvés des arabes, mais aucun membre des deux communautés n’a plus retrouver son statut de citoyen Mauritanien.

C’est dans cette confusion et de perte d’identité commune, que des Mauritaniens se sont retournés contre d’autres Mauritaniens, les prenant pour des étrangers, des immigrés, des ennemis. Un tel régime a duré plus de douze ans. …Puis, ce fût la Baule .

Avec l’ouverture démocratique, devenue une des principales conditionnalités d’accès à l’aide au développement, le régime militaire concéda les ouvertures des années 90, couronnées par la nouvelle constitution et le multipartisme.

Face à un tel ‘’miracle’’, les rares formations politiques, dont les bases n’avaient pas été mises au service de l’armée (Structures d’éducation des masses et autres milices) ont tenté de sortir de la semi-clandestinité imposée par une sorte ‘’couvre feu politique’’, depuis 1978.

De nouvelles velléités de constitution de partis politiques se sont également manifestées autour de personnalités souvent issues de l’ancien régime civil. Ce fût aussi l’occasion pour le Chef de l’armée de l’époque, Chef de l’Etat par la force des choses, de se mettre de la partie et de penser à se civiliser.

Deux grands pôles virent le jour : le PRDS (militaire) et le FDUC-UFD (démocratique). La discipline faisant souvent la différence principale entre les militaires et les civiles, le PRDS prit de l’avance en se dotant rapidement de structures, de militants et de moyens (ceux de l’Etat) à la hauteur de l’enjeu.

Les premières élections, de l’ère démocratique, furent ‘’gagnées’’ par les militaires et leurs sympathisants, structurés au sein du PRDS, renforcé par des cadres de l’AMD et de certains courants panarabistes.

En face, une opposition, frustrée par de tels résultats artificiels et affaiblie par son hétérogénéité intrinsèque, tente de se restructurer, sans succès. On revient aux anciennes alliances d’avant l’Armée, pour transformer El Hor en AC, les anciens du PPM en UFD-Ere nouvelle, les nationalistes étroits en FLAM et le MND (originel) en UFP.

Quelques parti-satellites (RDU, UDP, SAWAB) graviteront au tour de la Comète PRDS, sans lui, être totalement soumis.

Un parlement élu, dans les mêmes conditions de priorité à tout ce qui est militaire, se met en place avec quelques députés venus des formations dites de l’opposition, qui tenteront de faire atténuer le monolithisme ambiant.

Cette situation, contre nature, pour certains militaires que le PRDS n’a pas choyés, crée de nouveaux appétits (peut-être même de nouvelles ambitions) qui se traduiront, en 2003 par le coup de force des ‘’Cavaliers du changement’’.

Ces événements, qui ont interpellé les partis d’opposition, autant que le régime militaire lui-même, n’ont pas trouvé le soutien et l’enthousiasme auxquels ils estimaient avoir droit auprès des populations. En revanche, le coup manqué des compagnons de Ould Hanana ébranla le système PRDS, le mettant en situation de déconfiture, lente mais décisive. …Et tout recommence, avec le CMJD.

Les premiers à prendre conscience de la cassure du grand ressort qui faisait la force de Maawiya, sont bien évidemment, ceux qui étaient chargés de sa sécurité, au niveau le plus proche. Dans la discrétion qui caractérise ceux qui sont chargés de la gestion des renseignements, une action pour remettre le pouvoir militaire sur de nouveaux rails, se mit en route.

Le 6 Juin 2005 devait en connaître le dénouement, dans le calme et le succès habituels, qui caractérisent les changements de pouvoir en Mauritanie.La ‘’réponse’’ de l’opposition à cet énième coup d’Etat d’un militaire contre un autre militaire, fût bien moins nuancée que celle réservée aux cavaliers du changement, puisqu’elle s’est traduite par un soutien spontané et entier.

Le héros, et principal artisan de ce coup de force, le Colonel Mohamed Ould Abdel Aziz, choisit de ‘’rester dans l’ombre’’, pour mieux tirer les ficelles qui conduiront, suivant une partition jouée sans fausse note, au choix du futur Président qui allait lui permettre d’accéder au grade de Général, de la manière la plus légale, puis de réaliser son objectif final, consistant à déposer ledit Président , et à occuper son fauteuil, avec la caution et le soutien de la célèbre’’ Kétiba’’ parlementaire.

Ce sera, la première fois où l’opposition, à une exception prés, mais de taille, refusera d’apporter son soutien à un coup d’Etat militaire, en Mauritanie.Le Front National pour la Défense de la Démocratie (FNDD), se constitue et engage une épreuve de force contre le nouvel homme fort de l’armée et pour le retour au pouvoir du Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

Cette épreuve durera un peu plus d’une année et aboutira au ‘’compromis’’ (accord pour certains) de Dakar, qui légalise la candidature, dont la campagne électorale était déjà bien avancée, du général Aziz, à la Présidence de la République.

Ainsi, le 18 Juillet 2009, Mohamed Ould Abdel Aziz est élu, 6éme Président de la république Islamique de Mauritanie, en 49 ans d’indépendance.Quatre ans après cette élection, et alors que son premier mandat est largement entamé, le Président Aziz et l’opposition démocratique n’ont toujours pas réussi à se mettre d’accord sur une formule consensuelle pour la gestion du pays.

eules les deux fiertés démocratique de cette période, que constituent l’Assemblée nationale et la presse indépendante, permettent de garder l’espoir de voir s’instaurer une véritable démocratie en Mauritanie.

Ould Ehlou

source CRIDEM

reaction sur CRIDEM d’un lecteur sur l article Élections municipale à Rosso : Dieuk et Breun exclus de la liste UPR

09/10/2013 13:46

Ne vous en faite pas M. Fatah Gaye, l’électoral Ouolof jouera la dernière carte des élections municipales, d’ailleurs selon la forme avec la qu’elles les implantations de l’UPR ont été opérées à Rosso, ils sont fortement confronté à la récolte des erreurs commises sur le cas de certains leaders et autres sensibilités politiques ouolofs de Rosso. Nous avions bien suivi le cas du Maire de Rosso qui inévitablement a était écarté des jeux depuis les implantations.

Le cas de cheikh O/ Maouloud en était un autres. Alors, il fallait liquider les autres comme vous Fatah et autres. Tous ceux-ci orchestrés par un seul individu qui veut arracher la commune en calculant l’étape sénatoriale, par tous les moyens. (Mohcen Elhadj). Seulement, il faut bien arrêter d’être victimes de ces faux calculs visant à affaiblir nos valeurs communautaires.

En réalité l’électorat Ouolofs qui se trouve être très importante pour les élections Municipales doit sanctionner de l’UPR à Rosso. De cette manière, tous les villages et leaders politiques ouolofs regarderons en face l’intérêt de notre commune comme toutes autres. Le non reconduction du professeur Fassa et d’autres leaders de Rosso de la liste communale ne sera pas digéré facilement.

A propos de cette même liste, nous n’avons pas vu M. Mame Djiby un grand acteur politique très engagé dans l’intérêt de Rosso et pour la réussite de l’upr : Habib gueye, tifakha tous ont été écartés de cette liste.

Compte tenu de la liste communale, d’ailleurs très décevante, car cette liste montre directement l’échec de l’upr à Rosso. Tout a été fait et dit par le parti au pouvoir pour imposer aux Rossossois la candidature de Bombe O/ Daramane comme tête de liste, auquel son comportement de tous les temps en tant que Ministre était caduc en terme d’approche envers les Rossossois. Il est domicilié à Tiguinte au lieu de Rosso, voyez –vs chère population de Rosso ?

Si aujourd’hui ce dernier était acidulé par le fauteuil du Maire, il aurait du parfaire une bonne approche vis-à-vis des Rossossois, mais c’est vraiment dommage et trop tard. Donc on peut noter que celui-ci est un candidat imposé aux Rossossois au détriment de ceux qui l’on toujours mériter. Dans cette optique, la communauté Ouolof, particulièrement les leaders au sein de l’upr, ont été vainement courtisés pour être les victimes de leurs propres les éloignements.

Il reste alors la dernière carte des ouolofs et autres leaders très frustrés qui de tous les temps représente un électorat important, afin de mettre l’upr devant le fait accompli.

Cette candidature « indécente  » de Bombe O/ Dramane contre le Professeur Fassa ou même d’autres acteurs risque fort bien de faire chavirer le bateau de l’UPR. Devant l’échec des détours, artifices démocratiques et machinations, il n’y a plus que l’intimidation

C’est ainsi que ce que tout le monde redoutait arriva : Les cadres politiques Rossossois ont tort, pour se laisser traiter comme des incapables, ils seront toujours là pour défendre un système qui ne dit pas son nom et à confondre les marchands de guerre, mais les autres parti de l’opposition vivants pourront au moins tirer la leçon et refuser à l’avenir de servir autrement les opportunités de la commune de Rosso en concrétisant des électorats surs et avérés.

Nos leaders qui se sont aventuré de cette pratique de division pour mieux régner se sont cassé les dents aujourd’hui et de cette manière les seules victimes sont les nouvelles générations.

Benji Noura

source Cridem

Ceci est un commentaire d’un lecteur de Cridem mais il est tellement d’actualité que je n ai pas résisté

 

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