Archives pour la catégorie opinion

Il y a 17 ans Ibrahima Moctar Sarr écrit à Nelson Mandela

Ibrahima Sarr

Secrétaire Général de
Action pour le Changement
Nouakchott
Mauritanie

A
Monsieur Madiba Rohlilahla
Alias Nelson Mandela Président
de la République de l’Afrique du Sud
Prétoria

Madiba,
Je formule le vœu que, celui qui aura la charge de te transmettre cette lettre mesure l’intérêt pour moi et pour tout un peuple ; qu’elle te parvienne et que tu la lises personnellement afin que tu te rendes compte encore une fois, combien tu as raison.

Celui qui t’écrit ces lignes a «bu» UN LONG CHEMIN VERS LA LIBERTE. Il ne t’a que trop compris.

En effet Madiba, même si tu refuses par modestie de te rendre à l’évidence, comme un prophète de notre temps, c’ est toi que DIEU le TOUT Puissant a envoyé pour libérer le peuple sud-africain de la misère humaine dans laquelle l’avait plongé l’intolérance.

Je te tutoie sans effort, Madiba, car ta geste m’a redonné espoir et à chacune de tes lignes, j’ai cru que tu écrivais pour moi, comme tu vas t’en rendre compte. Oui, les Walter et Kathy ont eu raison de te demander de rédiger cette autobiographie. Toi seul pouvais le faire avec autant de sensibilité, autant de simplicité et d’amour du pardon ; mais aussi, avec autant de haine pour l’injustice et l’intolérance.

Je suis né en 1949, trente ans après toi, ma deuxième arrestation a eu lieu le 04 septembre 1986, vingt-deux ans après ta dernière arrestation. J’ai fait seulement le 7è de tes années de prison, c’est-à-dire 4 ans.

En 1974, j’avais été surpris par la police pendant que j’apprenais à lire et écrire dans ma langue maternelle. Alors, j’ai été jugé et j’ai bénéficié d’un non-lieu. Pour ma deuxième arrestation cette fois-ci, j’ai été d’abord enfermé dans la prison civile de Nouakchott où nous avons connu, mes camarades et moi, une période de réclusion totale. Quelques mois avant cette arrestation, une délégation de l’ANC (African National Congress) était à Nouakchott dans le cadre de la popularisation de sa lutte. Tout en la soutenant et devant les autorités mauritaniennes, nous avions crié haut et fort dans la salle : «Dites aux frères noirs d’Afrique du Sud, que l’apartheid existe aussi chez nous !». Nous avions aussi lancé le slogan « Libérez Mandela ! ». La police nous chassa et nous transformions notre débandade en manifestation dans les rues de Nouakchott.

Nous n’avions pas été arrêtés pour avoir créé comme toi, une branche armée des FLAM (Forces de Libération Africaines de Mauritanie). Nous avions seulement rédigé «le Manifeste du Négro Mauritanien Opprimé» : un solide réquisitoire contre la domination des maures blancs (Beydane) sur l’ensemble des noirs de Mauritanie. Nous avions été arrêtés par des Beydane, gardés par des Beydane et jugés par des Beydane et nous étions tous des négro-africains. La sentence maximale pour un tel délit : cinq ans de réclusion totale avec interdiction de séjour dans les principales villes du pays pendant dix ans, en plus d’une amande de 100.000 Ouguiya soit, à l’époque, 1.500 Dollars.

Après un an et demi passé dans la prison de Nouakchott, nous avons été parqués comme des animaux, dans un camion remorque pour parcourir 1.300 Km vers le Nord-Est, dans la région la plus inaccessible du pays. Le Fort de WALATA qui a été rebaptisé par la presse internationale « Mouroir de Walata » a vu périr quatre d’entre nous dont un ancien Ministre, DJIGO TAFSIROU et le célèbre écrivain poète TENE YOUSSOUF GUEYE, qui était par ailleurs mon beau-père et ami. Tous ces décès dus aux mauvais traitements et une mauvaise alimentation ont eu lieu en l’espace de 8 mois seulement, après notre arrivée au fort.

Devant la réaction de la Communauté internationale et les ONG des droits de l’Homme d’une part, et l’emballement de la presse de l’autre (presse qui annonçait au fur et à mesure les décès, parfois sans fondement d’ailleurs, comme par exemple ma propre mort, provoquant ainsi un grand émoi parmi mes confrères journalistes africains qui me connaissaient bien), le Gouvernement s’est vu obligé de nous transférer à un endroit plus clément et plus accessible à près de 900 km de Nouakchott, au Fort de AIOUN EL ATROUSS. Mais, à cette même période, un grand drame attendait notre peuple. A la faveur d’un conflit avec le Sénégal, pays voisin accusé par l’Etat mauritanien de supporter notre cause, notre pays fut plongé dans une épuration ethnique sans précédent où la police à côté de groupes de Beydanes racistes massacra des centaines de noirs, tout en déportant plus de 60.000 autres vers le Sénégal et le Mali. Après la défaite de Saddam Hussein dont il était parmi les rares soutiens à travers le monde, le gouvernement mauritanien fut enfin obligé de nous libérer après quatre années de détention. La Mauritanie était en ce moment isolée diplomatiquement.

Madiba,
Moi aussi je suis né dans un petit village au bord du fleuve. J’ai connu les mêmes joies d’une enfance sans soucis, une enfance de liberté malgré la rigueur d’un père très fier et autoritaire, un vieux rescapé de la première guerre mondiale qui nous a malheureusement quitté très tôt. J’ai été à l’école des blancs après l’apprentissage de quelques versets du Coran et l’initiation par la circoncision au village presque dans les mêmes conditions que tu as merveilleusement décrites. Comme toi, j’ai eu un premier mariage qui m’a donné deux filles. J’ai connu un deuxième mariage avec la fille de TENE YOUSSOUF GUEYE, qui a dû supporter toute seule les années difficiles de mon incarcération comme le faisait en son temps WINNY MANDELA.

Je suis journaliste de RADIO et TELEVISION, et c’est moi qui ai fait démarrer les premières émissions de Télévision de Mauritanie pour être le premier journaliste mauritanien formé dans ce domaine à L’Université de DAKAR (Sénégal). J’ai connu beaucoup de gloire dans ce métier en Mauritanie et à travers le monde où mes différents reportages ont pu me conduire. Ainsi, avant mon arrestation, en plus de l’Afrique, j’ai visité l’Europe, l’Amérique du Nord (USA, CANADA) et l’Asie (COREE DU SUD). J’ai également eu beaucoup d’amertume du fait de la politique raciale de mon pays qui m’empêchait de m’exprimer comme je pouvais et surtout, devais le faire.

Moi aussi j’ai connu en prison ces moments d’angoisse et de tristesse mêlés à un certain sentiment de culpabilité, quand je pensais à ma vielle mère, restée toute seule au village, sans assistance. Et je me suis posé les mêmes questions que toi : avais-je raison de l’abandonner ainsi en me consacrant entièrement à la lutte pour la libération du peuple, elle et mes filles qui n’ont presque pas connu leur père ?

A ma libération, je suis allé la voir au village. En route, je priais DIEU de faire en sorte qu’elle soit la première à me voir et me serrer dans ses bras (chez nous cela est permis). Quand je suis arrivé dans notre concession personne n’avait remarqué ma présence ; il faisait nuit et le village dormait. Ma mère elle, ne dormait pas elle était assise face à l’Est, comme dans les moments de prières pour les musulmans. Lorsque je l’ai approchée et décliné mon identité, elle a simplement appelé les voisins au secours exactement comme l’avait ta maman qui t’avait pris pour un fantôme à ton retour de clandestinité! Dix minutes après, tout le village a dansé jusqu’au petit matin, pour le retour du mort parmi les vivants…

Malgré l’amnistie décrétée par le gouvernement qui éteint ainsi tout notre passé délictuel aux yeux de la loi, et malgré la décision du chef de l’Etat le Colonel MAOUIYA, responsable en chef de toutes les exactions décrites, de faire revenir le pays à un régime civile après une parenthèse de 12 ans de dictature militaire, ma situation administrative comme celle de tous mes anciens camarades de prison n’a pas changé. Nous n’avons pas été réintégrés dans nos fonctions respectives. Nous n’en continuons pas moins notre lutte par les moyens qui sont à notre disposition. En fait, la démocratie amorcée depuis 1991 et qui a permis à MAOUIYA de se faire élire par la force et la fraude, appuyé par les puissances occidentales qui ont des intérêts solides dans la pêche et les mines de Mauritanie, cette démocratie donc, ne nous donne que la «liberté» de dire tout haut, ce que nous avions écrit dans la clandestinité et qui nous avait valu la prison et la mort en détention.

Le mouvement que nous avions créé en 1983, les FLAM (Forces de Libération Africaines de Mauritanie) est une fusion de trois autres organisations clandestines : l’UDM (Union Démocratique Mauritanienne) que certains amis et moi-même avions mis sur pied en 1979, l’ODINAM (Organisation pour la Défense des Intérêts des Négro-africains de Mauritanie) et le MPAM (Mouvement Populaire Africain) qui sont des dissidences de l’UDM. Les FLAM ont connu les mêmes dissensions internes, et les mêmes tentations aux extrêmes que l’ANC dans ses rapports avec le P.C le PAC ou Conscience Noire.

Moi aussi j’ai combattu ces tentations dans les rangs du mouvement. Je me suis opposé à des actions que j’estimais suicidaires. J’ai refusé de cautionner une grève de la faim en prison exactement comme tu l’avais fait.

C’était pour ma part beaucoup plus pour des raisons religieuses. En tant que musulman je considérais que nous n’avions pas le droit de détériorer volontairement notre santé ce qui peut entraîner la mort et constituer ainsi un suicide, chose que l’Islam proscrit.

En lisant ton autobiographie, j’ai mesuré ton courage qui frise la témérité. Moi je ne suis pas assez courageux à mon goût.

Je trouve que souvent la chance sinon la protection de DIEU a été au rendez-vous avec toi.

D’après ton récit tu n’as jamais été physiquement brutalisé par les geôliers. Lorsque à WALATA un des nôtres qui protestait contre les chaînes que nous portions aux chevilles et qui nous écorchaient la peau, a dit au commandant du Fort que cette situation lui rappelle la traite négrière, il a été ligoté et couché sur le ventre et battu à sang. Il n’était pas question de tribunal pour nous en prison. Nous n’avions aucun droit. Nous n’avions même pas des devoirs, nous étions seulement obligés et contraints sous peine de tortures. Je dois dire à la décharge des racistes sud-africains qu’eux au moins, étaient respectueux des lois qu’ils avaient adoptées ; même si elles sont d’essence raciste. Ce n’est pas le cas en Mauritanie. Les juges ne jugent pas, ils prononcent le verdict déjà décidé par les autorités – les avocats sont parfois mis dans l’impossibilité de plaider.

Madiba,
Aujourd’hui je suis le Secrétaire Général (2ème personnalité) du Parti Action pour le Changement (AC) qui regroupe toutes les communautés ethniques du Pays. Le Président du Parti est un descendant d’anciens esclaves de Beydanes (blancs). La communauté dont il est issu a été longtemps asservie par les Beydanes (blancs),La Mauritanie n’a aboli officiellement l’esclavage qu’en 1980. Mais aujourd’hui cette pratique inhumaine existe encore dans le Pays. Ces anciens esclaves (haratines) représentent plus de 40% de la population. Ils sont les moins instruits les plus exploités et les plus opprimés de la société mauritanienne ; car, certains d’entre eux trouvent toujours normal de travailler pour le maître blanc. Il parait que « cela ouvre les portes du paradis »… En effet, une fausse interprétation de l’Islam favorise la pérennité du système. Ce sont ces maîtres blancs qui représentent selon certaines statistiques non officielles moins de 30 % de la population, qui utilisent les haratines pour s’attaquer aux autres noirs – (les Pulaar, Wolof et Soninké)- Ils l’avaient déjà fait en 1966 et l’ont réédité en 1989-1990.

Notre Parti, Action pour le Changement a décidé de régler cette question nationale et sociale de manière définitive dans le cadre d’un projet de société qui donne toute sa place à l’Homme, sa liberté et aux valeurs de l’humanité. AC est devenu en moins de deux ans d’existence le principal parti d’opposition au régime chauvin et dictatorial. Il inquiète les tenants du système qui cherchent par tous les moyens à neutraliser ses dirigeants ou à l’interdire.

Les Beydanes (blancs) contrôlent toute l’économie du pays, toute l’administration, l’armée et les forces de sécurité, l’appareil judiciaire.

Nous avons dû, mes camarades et moi, faire preuve de beaucoup de patience et de tact politique pour faire accepter les idées que nous avions toujours défendues par certains groupes politiques maures blancs. Ils ont accepté de signer avec nous la Charte du Front des Partis d’Opposition pour combattre le régime qui s’agrippe à ses privilèges, et instaurer un système plus humain parce que solidaire et démocratique.

Madiba,
Dans mon salon, traîne une belle photo de toi, car je pense que les africains n’ont plus besoin d’aller chercher un modèle. Tu incarnes toutes les luttes pour la libération de l’homme et des peuples. Tu es l’espoir du dialogue humain et le symbole vivant de la capacité de l’homme africain à réaliser les rêves impossibles.

Je sais que la plus grande lutte pour toi, a commencé dès ta libération. Que l’unité de notre continent, seul moyen de lui faire jouer son rôle historique, est aujourd’hui ta préoccupation essentielle.

Je te demande d’être attentif à notre lutte ici en Mauritanie et d’apporter ta contribution en tant que combattant pour la liberté et en tant que Chef de l’Etat le plus puissant d’Afrique, pour que le racisme et l’esclavage disparaissent à jamais de mon Pays.

Baba Mall, le musicien Sénégalais que tu as reçu récemment est un vieil ami. Il a repris dix de mes compositions poétiques. Ses chansons avaient été interdites de diffusion, lui-même déclaré persona non grata en Mauritanie à cause de notre amitié.

J’ai décidé de reprendre « UN LONG CHEMIN VERS LA LIBERTE » sous forme d’un récit oral dans ma langue maternelle le Pulaar (fulfuldé) parlé de la Mauritanie au Nigéria. Je veux le faire sous forme de cassette audio. Cela permettra à beaucoup de gens qui ne savent pas lire, de bien connaitre l’histoire d’un certain Rolihlahla de Mvezo le fils de Gedla Henry Mphakanyiswe et de Nozeki Fanny.

Longue vie a toi !

Nouakchott, le 16 mai 1996

Le beurre et l’argent du beurre

Décidément nous autres Rimiens faisons peu cas de la gestion des ressources du pays ; on dirait qu'il existe un accord tacite entre le
 Peuple et Président fondateur(dixit Mamane) pour le pillage systématique de nos ressources,
 Aziz depuis son arrivée au pouvoir a fait de la lutte contre la gabegie un credo; mais cette lutte était en fait une couverture ou plutôt
 un alibi pour écraser certains récalcitrants à son autorité et comble des combles elle ne s'appliquait pas à ses proches et protégés.
 Ainsi ces derniers ont fait main basse sur les biens de l'état. A son oneman show d'Atar Président fondateur a exhibé des chiffres
 mirobolants et a réussi à convaincre son auditoire( d'ailleurs qui n'étaient que des acteurs d'une partition jouée à l'avance) que
 notre pays est le paradis sur terre. Le président serait il déconnecté de la réalité à tel point? Ou c'est juste une opération marketing 
pour mieux nous vendre aux institutions de Brettons Woods. En tout état de cause le pouvoir a montré ses limites et la grogne que le
 président nie en toute circonstance s'amplifie et risque d'éclater au moment où il s'y attend le moins, car enfermé dans sa tour
 d'ivoire il ne verra pas venir le coup fatal qui l'emportera. 
A bon entendeur salut!
 Ndiaye

La ville va se noyer… par Djigo Aboubakry

Depuis trois ans la ville de Rosso est  en chantier. Des travaux d’assainissement d’abord avec  la réhabilitation des canaux d’évacuation des eaux pluviales, puis les routes bitumées. Assurément la mobilité contrairement à ce qui se passait il y peu, ne sera pas nulle, même pendant l’hivernage. Tous les quartiers de la ville seront accessibles. De Ndiourbel à Escale en passant par Médine ; De Demal Deuk à Sattara, les automobilistes pourront circuler facilement. Il n’y a pas lieu cependant de se réjouir. Car la ville va littéralement  se noyer à la première grande pluie. Il n’est pas besoin de faire des études en génie civil pour s’en rendre compte. Le simple bon sens suffit. Les routes construites par les chinois sont très élevées par rapport aux habitations. Le canal d’évacuation des eaux sur un côté de ces chaussée est conçu pour protéger la route et non pour évacuer les eaux de pluies qui vont envahir les maisons.

Il n’était pas rare de voir les habitants sous la pluie, armés de piques et de pelles pour drainer les eaux vers le canal. Dans certains quartiers ce ne sera plus possible car les routes bitumées très élevées constituent un véritable obstacle. Certains ont même pensé qu’il s’agit d’une conspiration pour obliger les populations à accepter le déménagement vers la ville nouvelle au Pk 7.  Même le centre administratif n’est pas à l’abri : la préfecture, la wilaya ; la résidence du Wali, la mairie en somme tous les bâtiments situés au sud de l’avenue principale seront sous les eaux dès qu’il y aura une forte pluie.

Les autorités auraient rencontré les responsables de l’entreprise chinoise. Mais ces derniers soutiennent qu’ils ont un cahier de charges et qu’ils s’en tiennent là. Il faudrait pourtant arrêter les travaux à temps, convoquer les experts pour trouver des solutions avant qu’il ne soit trop tard. Rien n’a été fait de tout cela et les habitants, inquiets attendent. Ils attendent anxieusement l’hivernage et le lot de sinistres  qui vont en résulter…

 

L’ENFER C’EST LES AUTRES

A situation exceptionnelle  comportement exceptionnel. La peur du qu’en dira t on érigée en tables de lois  dans toutes nos sociétés nous tient a  sa merci et nous rend plus que vulnérable .Le moindre regard qui nous désapprouve est susceptible de nous déstabiliser et d’empoisonner notre existence. Or pour vivre la vie qu’on s’est choisie on a besoin de faire fi de certaines contingences. Des heurts, des frictions il y en a toujours et il y en aura. Mais on ne sera plus blessé par les propos désobligeants si on décide de les ranger dans les placards divergences d’opinions. Et comme ceux qui nous aiment pour de vrai ne se soucient pas de nous juger nous devons nous rendre a l’évidence on ne trouvera jamais grâce aux yeux de ceux qui ne partagent pas nos choix de vie ou ceux qui nous détestent.  Ceux dont les valeurs morales et sociales ne sont pas les nôtres sont à classer dans la rubrique « PERTES et PROFITS »car lorsqu on ne chante pas la même chanson inutile de se retrouver dans le même choeur. Et puis franchement pourquoi s encombrer des gens qui ne nous acceptent pas tel que  nous  sommes.

En réalité nous sommes aux yeux des autres ce que nous avons choisi d être alors cessons d’être cette chose craintive, ballottée au gré des opinions et des humeurs d’autrui.
Et la seule manière de démystifier et d’exorciser la peur est de » l’affronter tous les jours car le seul antidote connu a ce jour est LE PASSAGE A L ACTION.

DECLARATION

 

Suite à l’arrestation de plusieurs militants des droits de l’homme, le bureau et  les militants de l’IRA et de FLERE à Rosso condamnent fermement les conditions de détention de leurs camarades dont deux au moins sont dans un état alarmant : Dah Ould Boushab admis tardivement à l’höpital et Biram Ould Dah qui n’a pas encore eu droit aux soins.

Ils dénoncent les conditions de détention proche de la séquestration : Birame refuse les visites car les visiteurs  ne sont autorisés à le voir que par la fenêtre.

A  la suite de ces actes barbares et honteux de la police mauritanienne de Arafat 1 (Nouakchott) marqués par la répression sanglante et farouche de nos militants sur le champ du combat noble,  juste et pacifique pour  les droits humains, le bureau des droits de l’homme à Rosso (IRAFM) condamne avec fermeté et position irréversible cet acte et demande

  • la libération des 2 esclaves (Salma et Neïna) du joug de Moulminine Mint Amar Ould Deval
  • la libération immédiate et sans conditions de nos militants;
  • que la justice soit faite sur l’esclavagiste Moulminine Mint Deval
  • que la justice soit faite sur les policiers responsables de ces actes.

 

Rosso le 28 décembre 2010                                Le Bureau des droits de l’homme (IRAFM)

Le Président

Mohamed Lemine Ould Brahim Dieng

la tribune de Djigo Aboubakry

  L’horizon 2015 se profile de plus en plus nettement et le pari de l’atteinte des objectifs du millénaire (OMD) est loin d’être gagné. L’Humanité s’était mise à rêver et durant toute une décennie on a chanté sur tous les toits que le monde serait bientôt meilleur. On a fait croire que l’extrême pauvreté serait réduite, que l’éducation serait assurée pour tous, que l’égalité des sexes serait une réalité, que la mortalité infantile serait réduite et la santé maternelle améliorée, que le VIH/Sida, le paludisme et d’autres maladies seront combattus plus efficacement, que l’environnement serait mieux préservé et qu’un partenariat mondial plus équitable pour le développement serait mis en place.Rien de tout cela n’a été vraiment fait.  Les nombreuses réalisations dont les autorités sont promptes à se réjouir devant des foules parfois électrisées dans un scénario surréaliste, semblent n’être qu’une goutte d’eau dans l’océan des besoins tant la demande sociale est forte et pressante.

Il y a peu de temps, le maire de la commune de Rosso inaugurait une station de traitement et un réseau d’adduction d’eau potable pour les villages de Breun, Tékèch et Dieuk peu avant les stations de pompage et le marché central de Rosso. Il vient de recevoir des partenaires italiens pour la mise en place d’un centre de dépistage du cancer du col de l’utérus. Assurément, le premier magistrat de la ville de Rosso se démène comme un diable pour améliorer les conditions des populations de sa commune, mais comme Sisyphe il doit sans cesse retrousser les manches et se remettre à l’ouvrage.

C’est cela l’équation  de la nature humaine : quand la croissance a une progression arithmétique, la demande a une progression  géométrique. Équation insoluble même pour les grandes nations malgré le potentiel de ressources matérielles et  humaines. Ce n’est pas cependant une raison de désespérer sous nos cieux. ‘Il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer’ dit-on.   

 

 

Quelle sera la prochaine étape ?

Voila déjà deux mois que la junte a pris le pouvoir et le pays ne se porte pas mieux. Pire après marches de soutien télécommandées  et autres manifs le temps est venu pour nos généraux de faire face aux conséquences de leur acte aventuriste qui risque de plonger le pays dans un cycle infernal de sanctions dont seule le peuple mauritanien sera la principale victime.

Les généraux « sauveurs » n’ont pas mesuré l’ampleur de leur acte, trompé en cela par la vision de leurs acolytes de parlementaires qui n’ont en vue que des intérêts mercantiles.

Aujourd’hui que le navire prend de l’eau de tous les cotés (menaces de sanctions, isolement diplomatique) les parlementaires  favorables au putsh mettent de l’eau dans leur thé pour ne pas dire leur vin.

L’ultimatum de l’U.A a mis les putschistes et leurs fantassins de parlementaires devant leur responsabilité. Pourtant le HCE et  ses marionnettes ont rejeté cet ultimatum en bloc.

Aujourd’hui il apparaît à l’opinion nationale et internationale que le discours avancé par les militaires depuis leur forfaiture ne tient pas. Comment peut on parler d’agir dans l’intérêt national en adoptant une position suicidaire quitte à entraîner le pays dans une spirale de malheur. Nos apprentis sorciers galonnés n’ont en ligne de mire que leurs propres intérêts et toutes solutions qui ne prendraient pas en compte leur  boulimie du pouvoir est voué à l’échec.

Quand au peuple c‘est lui le dindon de la farce  et la principale victime de ce jeu machiavélique que nous impose nos « jeunes héros » qui se sont découverts un destin national.

Le moustachu s’était trompé en disant qu’il n’y aura plus de coup d’état dans ce pays ; il avait oublié qu’un certain colonel spécialiste des coups d’état n’avait pas dit son dernier mot.

 

ndiaye

Courrier du Calame: Il faut sauver le soldat Ould Abdel Aziz.

Courrier du Calame: Il faut sauver le soldat Ould Abdel Aziz. dans opinion GENERAL_03

Les faits sont les faits. Maintenant, il faut sauver le général Ould Abdel Aziz afin qu’il puisse préserver les acquis démocratiques. «Les hommes font leur propre histoire, ils ne la font pas arbitrairement, mais à partir de circonstances héritées du passé». Ce prologue au matérialisme historique de Karl Marx est la voie royale qui nous mène à la compréhension des évènements du 6 août 2008 ; rectification, dirai-je, coup d’Etat, pour d’autres.

En effet, c’est la transition, biaisée, de 2005-2007, qui portait les germes de sa propre destruction. Entre Sidioca – un choix regrettable – et les généraux, la lune de miel fut éphémère, même si la fronde vint du parlement.

Ce dualisme «antinomique» a été enfanté, échafaudé par des forces centrifuges égocentriques, donnant, de facto, au microcosme politique mauritanien, un visage des plus manichéen. D’un côté, les partisans de Sidioca, de l’autre ceux du général Mohamed Ould Abdel Aziz. Est-ce le signe précurseur d’une «real democracy»? On ne peut que l’espérer. Mais comment en est-on arrivé là ?

Un malheureux décret présidentiel, élaboré en catimini – quelle faiblesse pour un président élu! – a failli provoquer un grave conflit entre les différentes composantes des forces armées et de sécurité, avec de grands risques de guerre civile. L’histoire humaine nous apprend qu’un rien peut engendrer des situations immaîtrisables.

Souvenez-vous de la 1ère guerre mondiale (1914-1918) dont la cause, immédiate, fut l’assassinat du prince héritier austro-hongrois François Ferdinand à Sarajevo (Bosnie), par un étudiant serbe. En août 1914, l’Europe s’embrasse, ensuite le monde entier.

Notre petite Mauritanie n’est pas le nombril du monde mais ce qui s’est passé le 6 août 2008 devait, tôt ou tard, arriver. C’est-à-dire : le départ précipité de Sidioca, avant la fin de son mandat, par voie parlementaire ou non.

Point de triomphalisme. «Malheur aux vaincus», s’écria Brennus, posant son épée, pour faire pencher la balance, du côté de l’or que les romains, vaincus, devaient verser aux tribus gauloises.

Mon général, c’est au sommet de la gloire que le cœur délivre ce qu’on est réellement. C’est au moment où l’on constate que tout le monde se courbe à son passage qu’on doit méditer les paroles d’un autre général, cette fois-ci, sauveur de la France, en 1958: « le pouvoir, c’est de l’impuissance« .

La clepsydre se vide. Motions de soutien, exégèses à la  télévision, apologies : elles n’engagent que ceux qui y croient ou font semblant d’y croire. La Mauritanie est au bord du gouffre, un océan de misère comme vous le dites souvent. La faim, la maladie, l’ignorance rivalisent avec l’immobilisme, la gabegie, le pessimisme le plus noir… partout, on constate la démission de l’Etat.

Plus de temps à perdre, nous avons, vraiment, besoin d’un changement, afin que le peuple puisse reprendre espoir. Savez-vous que la Mauritanie est le seul pays au monde – Somalie exceptée – où :

- un mécanicien peut réparer une voiture sur la voie publique bloquant ainsi la circulation ;
- des policiers sont corrompus ; pire : exigent de l’être ; au vu et au su de tous ; - des travailleurs étrangers ont plus de droit que les nationaux.Général, tout le monde sait que vous êtes au pouvoir «accidentellement», peut-être par nécessité, et ce déterminisme vous place dans une mission délicate, mais transcendante.

Il est donc temps de se pencher sur les chantiers cardinaux de la république à savoir :
- la bonne gouvernance, sans quoi rien ne peut marcher ;
- la justice, la santé, l’éducation ;
- l’unité nationale, l’égalité des chances, après que l’esclavage eût été, réellement, aboli ;

- le passif humanitaire : il faut le régler définitivement, sans passion, ni démarche vindicative, source d’intolérance et de stagnation. Il n’y a pas de «ligne rouge» dans la vie d’une nation qu’un président ne peut aborder.
Connaissant les victimes et certains de leurs proches, je suis prêt à m’investir afin de trouver une solution, un modus vivendi, sans esprit de vengeance ;
- le problème des militaires injustement « débarqués» après le 8 juin 2008, ceux victimes du «délit de parenté».

Mon général, vous êtes au-dessus de la mêlée et nous connaissons votre bonne moralité, votre caractère débonnaire, votre sens aigu du nationalisme : vous êtes le seul capable, aidé de vos collègues et du peuple mauritanien, de résoudre les tares, accumulées des décennies durant.

Enfin, on se rappellera que, depuis l’apparition de l’homme sur terre, trois grands démentis ont été infligés à la mégalomanie humaine, à savoir : l’héliocentrisme, l’évolutionnisme de Darwin et la psychanalyse de Freud.

Espérons que le quatrième – la juste perception de ce qu’on est et de ce qu’on a – démentira les pessimistes de chez nous, selon lesquels la Mauritanie n’avancera pas d’un iota, qu’elle est prédestinée à un éternel masochisme, alors qu’elle regorge de potentialités – pétrole, or, poisson, etc. – synonymes de bien-être, quant à eux, et, même, de banquets épicuriens.

Ely Ould Krombelé, ancien officier de l’armée.

————————————————————————————————–

Coup de main sur un décret présidentiel de trop

Le mois d’août à Nouakchott, il fait moite. La chaleur dilate les métaux. Les nerfs aussi. La guerre psychologique, que se livraient Sidioca et ses généraux, a pris fin, de manière brutale, surprenant tout le microcosme politique mauritanien. Le bouillant général aurait-il les nerfs beaucoup plus solides que le sage Sidi?

On s’attendait au contraire, mais les temps ont changé.

Voyons les faits. Le 6 août, au petit matin, un communiqué, laconique, lu à la radio, élaboré, dit-on, en catimini, fait déborder le vase. «Débarquer» quatre officiers de haut rang, dépositaires de la sécurité du pays dont l’un, le général Abdel Aziz, contrôle ce que vous mangez, l’air que vous respirez, et aller prendre son petit déjeuner tranquillement, est, tout simplement, suicidaire.

Quel mauvais rôle d’acteur de série B! Sur ce, Sidioca fait, de son coup d’essai, son épitaphe. Pourquoi en est-on arrivé jusque là? Pouvait-on faire confiance à un président incapable de dialoguer avec ses proches, les convaincre? Peut-on miser sur un président qui n’a pas d’ascendant sur ses subordonnés de militaires, à tel point qu’il se cache pour agir? Quel chef, alors! J’en ai honte.

Quand serait-il, si Sidioca devait négocier, en cas de conflit, en face de généraux d’autres pays? Braderait-il notre souveraineté ? Le cas s’est présenté, en 1975, à Bechar (Algérie) et feu Moktar Ould Daddah, menacé, n’a pas changé, d’un iota, sa ligne de conduite.

La fonction présidentielle n’est pas un vain mot. Pour l’exercer, il faut être apte sur tous les plans : moral, psychologique, physique, mental, social et, même, avoir une libido objectale! Le CMJD avait parié sur un mauvais cheval, gageons que le HCE va rectifier le tir.

Ely Ould Krombelé

Variations autour du troisième gouvernement de transition

Après une campagne savamment orchestrée, le jeune méconnu jusqu’en 2006 Zeine Ould Zeidane est démit de ses fonctions au profit de l’étoile montante en Boletig Yahya Ould Ahmed El Waghef , ex-directeur de la défunte « Air Mauritanie » et de la moribonde « SOMAGAZ ».

Ce dernier après une parade de concertation non moins savamment mise en scène a formé un nouveau gouvernement devant assurer la gestion des affaires courantes en attendant la fin d’une transition en perpétuelle prolongation.  

 

En effet, depuis le renversement du régime Taya, notre pays vit au rythme d’une transition qui ne dit pas son nom et dont  la fin n’est visiblement pas pour demain. Au-delà des cris de victoire des corrompus de l’ère Taya et du ralliement de la pseudo-opposition au nouveau gouvernement de transition, le gouvernement soi-disant politique et représentatif ne « rassure » pas.

 

 

D’aucuns estiment que l’actuel Président ne dispose d’aucun pouvoir dans les faits, même s’il est formellement élu au terme d’élections « libres » et « transparentes » reconnues par son adversaire Ahmed Ould Daddah et par la communauté internationale. Les événements des derniers jours confortent largement ces sentiments.

 

D’abord l’on ne comprend pas le limogeage dans la précipitation de Zeidane avec qui il aurait scellé dit-on un pacte « d‘honneur » entre les deux tours des élections, l’ex-PM ayant recueilli à l’époque, grâce à un élan de la jeunesse et des régions des deux Hodhs, un score honorable de 15%.

 

Ensuite, la mise à l’écart de son DIRCAB « Amajar » et le retrait du budget des prérogatives directes de « Vezaz », les deux copains du Niger, ainsi que l’imposition de Cheiyakh comme DIRCAB sont révélateurs d’un resserrement de l’étau autour d’un président de plus en plus solitaire.

 

Enfin, le fait que le président n’ait pas pu se débarrasser  de la tutelle du « général » Aziz en le casant à la tête du Ministère de la défense et de la sécurité intérieure que l’actuel PM lui aurait proposé témoigne de la volonté du « général » a faire durer autant que possible sa main mise sur le pouvoir de façon « démocratique ».

 

Le troisième gouvernement de transition est loin de représenter tous les mauritaniens.  Il ne représente q’une minorité des mauritaniens (moins de 42%), sans oublier  qu’au sein de ces 42%, il sert des intérêts particulièrement personnelles et égoïstes.

 

La région du Trarza, notamment Boutilimitt, est le grand absent de la nouvelle formation tout comme l’ancienne car elle a commis deux pêchés originelles, à savoir d’avoir mis au monde un certain Ahmed Ould Daddah et de lui avoir exprimé son soutien lors des dernières élections.  Et l’on comprend que le président solitaire, dépouillé de tout pouvoir, ne pouvait naturellement pas tenir son engagement ni lors de sa campagne ni lors de son discours d’investiture aux termes duquel il promettait d’être le président de tous les mauritaniens sans exclusion !

 

Les Haratines (ex-esclaves affranchis) se voient octroyés un nombre record de  portefeuilles (Bodjiel Ould Houmeid, Mohamed Ould Bilal, Mohamed Ould Berbesse et Dahmoud Ould Merzoug)  qui loin d’être une expression de repentance de l’injustice historique qu’ils ont vecue vise d’autres objectifs inavoués dont la mise à l’écart des notabilités maures du trarza et du Hodhs El Gharbi, désormais bastion de l’opposition – la vraie – et de renforcer une tribu qui s’accapare tout un Etat (Idaouali) et à qui est revenu en réalité, et à la région du Tagant en particulier, la part de lion du gâteau – il s’agit en effet d’un gâteau, n’en déplaise à Ould Maouloud et les nouveaux partis de la majorité !

 

 

Le Tagant totalise 8 portefeuilles dans le nouveau gouvernement sans compter  le PM qui vaut à lui seul plusieurs départements. Ce quota représente le tiers  du gouvernement pour une région dont le poids démographique et économique est quasiment  négligeable, même si elle abrite une bonne partie des « nouveaux riches » issue des années Tayiennes de gabegie.

 

A noter qu’avec ce quota le gouvernement est presque un gouvernement – idaouali Tagant.  Cette situation contraste beaucoup avec celles du Trarza, du Tiris Zemmour et de Nouadhibou dont le poids économique et démographique n’est pas à démontrer. Si l’exclusion du Trarza se comprend (péchés originels), celle de Nouadhibou et de Tiris est inexplicable.

 

Par ailleurs, même si certains nouveaux visages du nouveau gouvernement de transition peuvent encore bénéficier de présomption d’innocence jusqu’à preuve de culpabilité, d’autres sont notoirement connu comme « modèles » de détournement de l’argent public.

 

En outre, comble des paradoxes, le troisième gouvernement est un cocktail Molotov (islamistes, nassériens, marxistes, jeunes, proches de la retraite, etc.) ce qui rend impossible la conception et la mise en œuvre d’un projet commun pour la Mauritanie car l’on voit très mal comment un islamiste et un ex-PRDSiste ayant flirté et avec les Israéliens (au lendemain des massacres de Djenine – rappelez-vous) et avec les deniers publics pourraient bien trouver un terrain commun d’entente.

 

 

Enfin, Malgré toutes les injustices, toutes les incohérences, toutes les exclusions, les mauritaniens vont attendre le nouveau gouvernement (du moins la partie de celui-ci que l’on ne connaît pas encore) sur le terrain des actes. Mais en attendant du concret, il importe de rappeler que les citoyens sont en droit de savoir, après une année d’exercice de pouvoir, la variation nette du patrimoine du chef de l’Etat, de sa famille notamment le trou noir appelé fondation KB, du PM et des ministres sortant ainsi que leurs proches cousins. 

 

Combien ont-ils acheté de voitures, de maisons, de terrains, du bétail et ouvert de comptes en banque,  etc. ? il faudra ensuite rapprocher tout cela à l’enveloppe du plan d’urgence qui  ne manquera pas de connaître inexorablement le même sort.

 

Le peuple Mauritanien démocratiquement spolié attend du troisième gouvernement (même si l’on ne peut donner ce qu’on a pas comme dit le proverbe arabe) plus de justice sociale, de sanctuariser l’argent public, de mettre fin aux rapports incestueux avec l’Etat hébreu. Autrement,  il est dans la logique des choses qu’un coup de force ou de colère,  aux conséquences lourdes et irréversibles, puisse constituer une expression ultime du désespoir d’un peuple qui aura tout essayé. Espérons ne pas en arriver

 

 

 

Un festival riche

Pour la premiere fois la ville de Rosso a connu un événement aussi riche, 3jours durant dâ€TMactivités (artistiques, sportives et culturelles) : course de pirogue, Match de foot, Basket, lutte traditionnelle ect…La commune a vraiment réussie son défi avec lâ€TMinvitation de plusieurs autorités administratives, locales ; lâ€TMassociation des maires de Mauritanie ainsi que les conseillers municipaux.Ainsi que nos voisins sénégalais :Le Ministre dâ€TMEtat, Ministre de lâ€TMHabitat et maire de Dagana ; le Maire de Rosso Sénégal et celui de Richard Toll.

Malgré quelques ratés, la population était au rendez-vous et la fête était belle.Cependant, ce qui est très regrettable câ€TMest quâ€TMon a remarqué que la présence dâ€TMune seule communauté parmi les quatre qui habitent Rosso. En effet ce festival était exclusivement fait pour la communauté wolof et ce en amont et en aval. Ce qui nâ€TMa dâ€TMailleurs pas manqué de susciter le mécontentement des autres communautés. Le maire sâ€TMen est excusé et à promis de rectifier le tir la prochaine édition, car a-t-il dit ce festival sera perpétué, pour que Rosso retrouve son lustre dâ€TMautan-<< non ambition a-t-il ajouter, câ€TMest dâ€TMen faire la capitale culturelle de la Mauritanie>>

 BÃ Hamidou
Politicien Rosso RIM
tel:00(222) 650 01 88
00(221) 77 518 06 91
e-mail: bahamidou39@yahoo.fr

123

Drama Noise |
Le rugby et plain d'autre t... |
ASSOCIATION HISTOIRE MILITA... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | asiasialarabi
| Rêve Vole Vers Un Nouveau M...
| Les vidéos chocs de l'actu