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La ville va se noyer… par Djigo Aboubakry

Depuis trois ans la ville de Rosso est  en chantier. Des travaux d’assainissement d’abord avec  la réhabilitation des canaux d’évacuation des eaux pluviales, puis les routes bitumées. Assurément la mobilité contrairement à ce qui se passait il y peu, ne sera pas nulle, même pendant l’hivernage. Tous les quartiers de la ville seront accessibles. De Ndiourbel à Escale en passant par Médine ; De Demal Deuk à Sattara, les automobilistes pourront circuler facilement. Il n’y a pas lieu cependant de se réjouir. Car la ville va littéralement  se noyer à la première grande pluie. Il n’est pas besoin de faire des études en génie civil pour s’en rendre compte. Le simple bon sens suffit. Les routes construites par les chinois sont très élevées par rapport aux habitations. Le canal d’évacuation des eaux sur un côté de ces chaussée est conçu pour protéger la route et non pour évacuer les eaux de pluies qui vont envahir les maisons.

Il n’était pas rare de voir les habitants sous la pluie, armés de piques et de pelles pour drainer les eaux vers le canal. Dans certains quartiers ce ne sera plus possible car les routes bitumées très élevées constituent un véritable obstacle. Certains ont même pensé qu’il s’agit d’une conspiration pour obliger les populations à accepter le déménagement vers la ville nouvelle au Pk 7.  Même le centre administratif n’est pas à l’abri : la préfecture, la wilaya ; la résidence du Wali, la mairie en somme tous les bâtiments situés au sud de l’avenue principale seront sous les eaux dès qu’il y aura une forte pluie.

Les autorités auraient rencontré les responsables de l’entreprise chinoise. Mais ces derniers soutiennent qu’ils ont un cahier de charges et qu’ils s’en tiennent là. Il faudrait pourtant arrêter les travaux à temps, convoquer les experts pour trouver des solutions avant qu’il ne soit trop tard. Rien n’a été fait de tout cela et les habitants, inquiets attendent. Ils attendent anxieusement l’hivernage et le lot de sinistres  qui vont en résulter…

 

L’ENFER C’EST LES AUTRES

A situation exceptionnelle  comportement exceptionnel. La peur du qu’en dira t on érigée en tables de lois  dans toutes nos sociétés nous tient a  sa merci et nous rend plus que vulnérable .Le moindre regard qui nous désapprouve est susceptible de nous déstabiliser et d’empoisonner notre existence. Or pour vivre la vie qu’on s’est choisie on a besoin de faire fi de certaines contingences. Des heurts, des frictions il y en a toujours et il y en aura. Mais on ne sera plus blessé par les propos désobligeants si on décide de les ranger dans les placards divergences d’opinions. Et comme ceux qui nous aiment pour de vrai ne se soucient pas de nous juger nous devons nous rendre a l’évidence on ne trouvera jamais grâce aux yeux de ceux qui ne partagent pas nos choix de vie ou ceux qui nous détestent.  Ceux dont les valeurs morales et sociales ne sont pas les nôtres sont à classer dans la rubrique « PERTES et PROFITS »car lorsqu on ne chante pas la même chanson inutile de se retrouver dans le même choeur. Et puis franchement pourquoi s encombrer des gens qui ne nous acceptent pas tel que  nous  sommes.

En réalité nous sommes aux yeux des autres ce que nous avons choisi d être alors cessons d’être cette chose craintive, ballottée au gré des opinions et des humeurs d’autrui.
Et la seule manière de démystifier et d’exorciser la peur est de » l’affronter tous les jours car le seul antidote connu a ce jour est LE PASSAGE A L ACTION.

DECLARATION

 

Suite à l’arrestation de plusieurs militants des droits de l’homme, le bureau et  les militants de l’IRA et de FLERE à Rosso condamnent fermement les conditions de détention de leurs camarades dont deux au moins sont dans un état alarmant : Dah Ould Boushab admis tardivement à l’höpital et Biram Ould Dah qui n’a pas encore eu droit aux soins.

Ils dénoncent les conditions de détention proche de la séquestration : Birame refuse les visites car les visiteurs  ne sont autorisés à le voir que par la fenêtre.

A  la suite de ces actes barbares et honteux de la police mauritanienne de Arafat 1 (Nouakchott) marqués par la répression sanglante et farouche de nos militants sur le champ du combat noble,  juste et pacifique pour  les droits humains, le bureau des droits de l’homme à Rosso (IRAFM) condamne avec fermeté et position irréversible cet acte et demande

  • la libération des 2 esclaves (Salma et Neïna) du joug de Moulminine Mint Amar Ould Deval
  • la libération immédiate et sans conditions de nos militants;
  • que la justice soit faite sur l’esclavagiste Moulminine Mint Deval
  • que la justice soit faite sur les policiers responsables de ces actes.

 

Rosso le 28 décembre 2010                                Le Bureau des droits de l’homme (IRAFM)

Le Président

Mohamed Lemine Ould Brahim Dieng

la tribune de Djigo Aboubakry

  L’horizon 2015 se profile de plus en plus nettement et le pari de l’atteinte des objectifs du millénaire (OMD) est loin d’être gagné. L’Humanité s’était mise à rêver et durant toute une décennie on a chanté sur tous les toits que le monde serait bientôt meilleur. On a fait croire que l’extrême pauvreté serait réduite, que l’éducation serait assurée pour tous, que l’égalité des sexes serait une réalité, que la mortalité infantile serait réduite et la santé maternelle améliorée, que le VIH/Sida, le paludisme et d’autres maladies seront combattus plus efficacement, que l’environnement serait mieux préservé et qu’un partenariat mondial plus équitable pour le développement serait mis en place.Rien de tout cela n’a été vraiment fait.  Les nombreuses réalisations dont les autorités sont promptes à se réjouir devant des foules parfois électrisées dans un scénario surréaliste, semblent n’être qu’une goutte d’eau dans l’océan des besoins tant la demande sociale est forte et pressante.

Il y a peu de temps, le maire de la commune de Rosso inaugurait une station de traitement et un réseau d’adduction d’eau potable pour les villages de Breun, Tékèch et Dieuk peu avant les stations de pompage et le marché central de Rosso. Il vient de recevoir des partenaires italiens pour la mise en place d’un centre de dépistage du cancer du col de l’utérus. Assurément, le premier magistrat de la ville de Rosso se démène comme un diable pour améliorer les conditions des populations de sa commune, mais comme Sisyphe il doit sans cesse retrousser les manches et se remettre à l’ouvrage.

C’est cela l’équation  de la nature humaine : quand la croissance a une progression arithmétique, la demande a une progression  géométrique. Équation insoluble même pour les grandes nations malgré le potentiel de ressources matérielles et  humaines. Ce n’est pas cependant une raison de désespérer sous nos cieux. ‘Il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer’ dit-on.   

 

 

Quelle sera la prochaine étape ?

Voila déjà deux mois que la junte a pris le pouvoir et le pays ne se porte pas mieux. Pire après marches de soutien télécommandées  et autres manifs le temps est venu pour nos généraux de faire face aux conséquences de leur acte aventuriste qui risque de plonger le pays dans un cycle infernal de sanctions dont seule le peuple mauritanien sera la principale victime.

Les généraux « sauveurs » n’ont pas mesuré l’ampleur de leur acte, trompé en cela par la vision de leurs acolytes de parlementaires qui n’ont en vue que des intérêts mercantiles.

Aujourd’hui que le navire prend de l’eau de tous les cotés (menaces de sanctions, isolement diplomatique) les parlementaires  favorables au putsh mettent de l’eau dans leur thé pour ne pas dire leur vin.

L’ultimatum de l’U.A a mis les putschistes et leurs fantassins de parlementaires devant leur responsabilité. Pourtant le HCE et  ses marionnettes ont rejeté cet ultimatum en bloc.

Aujourd’hui il apparaît à l’opinion nationale et internationale que le discours avancé par les militaires depuis leur forfaiture ne tient pas. Comment peut on parler d’agir dans l’intérêt national en adoptant une position suicidaire quitte à entraîner le pays dans une spirale de malheur. Nos apprentis sorciers galonnés n’ont en ligne de mire que leurs propres intérêts et toutes solutions qui ne prendraient pas en compte leur  boulimie du pouvoir est voué à l’échec.

Quand au peuple c‘est lui le dindon de la farce  et la principale victime de ce jeu machiavélique que nous impose nos « jeunes héros » qui se sont découverts un destin national.

Le moustachu s’était trompé en disant qu’il n’y aura plus de coup d’état dans ce pays ; il avait oublié qu’un certain colonel spécialiste des coups d’état n’avait pas dit son dernier mot.

 

ndiaye

Courrier du Calame: Il faut sauver le soldat Ould Abdel Aziz.

Courrier du Calame: Il faut sauver le soldat Ould Abdel Aziz. dans opinion GENERAL_03

Les faits sont les faits. Maintenant, il faut sauver le général Ould Abdel Aziz afin qu’il puisse préserver les acquis démocratiques. «Les hommes font leur propre histoire, ils ne la font pas arbitrairement, mais à partir de circonstances héritées du passé». Ce prologue au matérialisme historique de Karl Marx est la voie royale qui nous mène à la compréhension des évènements du 6 août 2008 ; rectification, dirai-je, coup d’Etat, pour d’autres.

En effet, c’est la transition, biaisée, de 2005-2007, qui portait les germes de sa propre destruction. Entre Sidioca – un choix regrettable – et les généraux, la lune de miel fut éphémère, même si la fronde vint du parlement.

Ce dualisme «antinomique» a été enfanté, échafaudé par des forces centrifuges égocentriques, donnant, de facto, au microcosme politique mauritanien, un visage des plus manichéen. D’un côté, les partisans de Sidioca, de l’autre ceux du général Mohamed Ould Abdel Aziz. Est-ce le signe précurseur d’une «real democracy»? On ne peut que l’espérer. Mais comment en est-on arrivé là ?

Un malheureux décret présidentiel, élaboré en catimini – quelle faiblesse pour un président élu! – a failli provoquer un grave conflit entre les différentes composantes des forces armées et de sécurité, avec de grands risques de guerre civile. L’histoire humaine nous apprend qu’un rien peut engendrer des situations immaîtrisables.

Souvenez-vous de la 1ère guerre mondiale (1914-1918) dont la cause, immédiate, fut l’assassinat du prince héritier austro-hongrois François Ferdinand à Sarajevo (Bosnie), par un étudiant serbe. En août 1914, l’Europe s’embrasse, ensuite le monde entier.

Notre petite Mauritanie n’est pas le nombril du monde mais ce qui s’est passé le 6 août 2008 devait, tôt ou tard, arriver. C’est-à-dire : le départ précipité de Sidioca, avant la fin de son mandat, par voie parlementaire ou non.

Point de triomphalisme. «Malheur aux vaincus», s’écria Brennus, posant son épée, pour faire pencher la balance, du côté de l’or que les romains, vaincus, devaient verser aux tribus gauloises.

Mon général, c’est au sommet de la gloire que le cœur délivre ce qu’on est réellement. C’est au moment où l’on constate que tout le monde se courbe à son passage qu’on doit méditer les paroles d’un autre général, cette fois-ci, sauveur de la France, en 1958: « le pouvoir, c’est de l’impuissance« .

La clepsydre se vide. Motions de soutien, exégèses à la  télévision, apologies : elles n’engagent que ceux qui y croient ou font semblant d’y croire. La Mauritanie est au bord du gouffre, un océan de misère comme vous le dites souvent. La faim, la maladie, l’ignorance rivalisent avec l’immobilisme, la gabegie, le pessimisme le plus noir… partout, on constate la démission de l’Etat.

Plus de temps à perdre, nous avons, vraiment, besoin d’un changement, afin que le peuple puisse reprendre espoir. Savez-vous que la Mauritanie est le seul pays au monde – Somalie exceptée – où :

- un mécanicien peut réparer une voiture sur la voie publique bloquant ainsi la circulation ;
- des policiers sont corrompus ; pire : exigent de l’être ; au vu et au su de tous ; - des travailleurs étrangers ont plus de droit que les nationaux.Général, tout le monde sait que vous êtes au pouvoir «accidentellement», peut-être par nécessité, et ce déterminisme vous place dans une mission délicate, mais transcendante.

Il est donc temps de se pencher sur les chantiers cardinaux de la république à savoir :
- la bonne gouvernance, sans quoi rien ne peut marcher ;
- la justice, la santé, l’éducation ;
- l’unité nationale, l’égalité des chances, après que l’esclavage eût été, réellement, aboli ;

- le passif humanitaire : il faut le régler définitivement, sans passion, ni démarche vindicative, source d’intolérance et de stagnation. Il n’y a pas de «ligne rouge» dans la vie d’une nation qu’un président ne peut aborder.
Connaissant les victimes et certains de leurs proches, je suis prêt à m’investir afin de trouver une solution, un modus vivendi, sans esprit de vengeance ;
- le problème des militaires injustement « débarqués» après le 8 juin 2008, ceux victimes du «délit de parenté».

Mon général, vous êtes au-dessus de la mêlée et nous connaissons votre bonne moralité, votre caractère débonnaire, votre sens aigu du nationalisme : vous êtes le seul capable, aidé de vos collègues et du peuple mauritanien, de résoudre les tares, accumulées des décennies durant.

Enfin, on se rappellera que, depuis l’apparition de l’homme sur terre, trois grands démentis ont été infligés à la mégalomanie humaine, à savoir : l’héliocentrisme, l’évolutionnisme de Darwin et la psychanalyse de Freud.

Espérons que le quatrième – la juste perception de ce qu’on est et de ce qu’on a – démentira les pessimistes de chez nous, selon lesquels la Mauritanie n’avancera pas d’un iota, qu’elle est prédestinée à un éternel masochisme, alors qu’elle regorge de potentialités – pétrole, or, poisson, etc. – synonymes de bien-être, quant à eux, et, même, de banquets épicuriens.

Ely Ould Krombelé, ancien officier de l’armée.

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Coup de main sur un décret présidentiel de trop

Le mois d’août à Nouakchott, il fait moite. La chaleur dilate les métaux. Les nerfs aussi. La guerre psychologique, que se livraient Sidioca et ses généraux, a pris fin, de manière brutale, surprenant tout le microcosme politique mauritanien. Le bouillant général aurait-il les nerfs beaucoup plus solides que le sage Sidi?

On s’attendait au contraire, mais les temps ont changé.

Voyons les faits. Le 6 août, au petit matin, un communiqué, laconique, lu à la radio, élaboré, dit-on, en catimini, fait déborder le vase. «Débarquer» quatre officiers de haut rang, dépositaires de la sécurité du pays dont l’un, le général Abdel Aziz, contrôle ce que vous mangez, l’air que vous respirez, et aller prendre son petit déjeuner tranquillement, est, tout simplement, suicidaire.

Quel mauvais rôle d’acteur de série B! Sur ce, Sidioca fait, de son coup d’essai, son épitaphe. Pourquoi en est-on arrivé jusque là? Pouvait-on faire confiance à un président incapable de dialoguer avec ses proches, les convaincre? Peut-on miser sur un président qui n’a pas d’ascendant sur ses subordonnés de militaires, à tel point qu’il se cache pour agir? Quel chef, alors! J’en ai honte.

Quand serait-il, si Sidioca devait négocier, en cas de conflit, en face de généraux d’autres pays? Braderait-il notre souveraineté ? Le cas s’est présenté, en 1975, à Bechar (Algérie) et feu Moktar Ould Daddah, menacé, n’a pas changé, d’un iota, sa ligne de conduite.

La fonction présidentielle n’est pas un vain mot. Pour l’exercer, il faut être apte sur tous les plans : moral, psychologique, physique, mental, social et, même, avoir une libido objectale! Le CMJD avait parié sur un mauvais cheval, gageons que le HCE va rectifier le tir.

Ely Ould Krombelé

Variations autour du troisième gouvernement de transition

Après une campagne savamment orchestrée, le jeune méconnu jusqu’en 2006 Zeine Ould Zeidane est démit de ses fonctions au profit de l’étoile montante en Boletig Yahya Ould Ahmed El Waghef , ex-directeur de la défunte « Air Mauritanie » et de la moribonde « SOMAGAZ ».

Ce dernier après une parade de concertation non moins savamment mise en scène a formé un nouveau gouvernement devant assurer la gestion des affaires courantes en attendant la fin d’une transition en perpétuelle prolongation.  

 

En effet, depuis le renversement du régime Taya, notre pays vit au rythme d’une transition qui ne dit pas son nom et dont  la fin n’est visiblement pas pour demain. Au-delà des cris de victoire des corrompus de l’ère Taya et du ralliement de la pseudo-opposition au nouveau gouvernement de transition, le gouvernement soi-disant politique et représentatif ne « rassure » pas.

 

 

D’aucuns estiment que l’actuel Président ne dispose d’aucun pouvoir dans les faits, même s’il est formellement élu au terme d’élections « libres » et « transparentes » reconnues par son adversaire Ahmed Ould Daddah et par la communauté internationale. Les événements des derniers jours confortent largement ces sentiments.

 

D’abord l’on ne comprend pas le limogeage dans la précipitation de Zeidane avec qui il aurait scellé dit-on un pacte « d‘honneur » entre les deux tours des élections, l’ex-PM ayant recueilli à l’époque, grâce à un élan de la jeunesse et des régions des deux Hodhs, un score honorable de 15%.

 

Ensuite, la mise à l’écart de son DIRCAB « Amajar » et le retrait du budget des prérogatives directes de « Vezaz », les deux copains du Niger, ainsi que l’imposition de Cheiyakh comme DIRCAB sont révélateurs d’un resserrement de l’étau autour d’un président de plus en plus solitaire.

 

Enfin, le fait que le président n’ait pas pu se débarrasser  de la tutelle du « général » Aziz en le casant à la tête du Ministère de la défense et de la sécurité intérieure que l’actuel PM lui aurait proposé témoigne de la volonté du « général » a faire durer autant que possible sa main mise sur le pouvoir de façon « démocratique ».

 

Le troisième gouvernement de transition est loin de représenter tous les mauritaniens.  Il ne représente q’une minorité des mauritaniens (moins de 42%), sans oublier  qu’au sein de ces 42%, il sert des intérêts particulièrement personnelles et égoïstes.

 

La région du Trarza, notamment Boutilimitt, est le grand absent de la nouvelle formation tout comme l’ancienne car elle a commis deux pêchés originelles, à savoir d’avoir mis au monde un certain Ahmed Ould Daddah et de lui avoir exprimé son soutien lors des dernières élections.  Et l’on comprend que le président solitaire, dépouillé de tout pouvoir, ne pouvait naturellement pas tenir son engagement ni lors de sa campagne ni lors de son discours d’investiture aux termes duquel il promettait d’être le président de tous les mauritaniens sans exclusion !

 

Les Haratines (ex-esclaves affranchis) se voient octroyés un nombre record de  portefeuilles (Bodjiel Ould Houmeid, Mohamed Ould Bilal, Mohamed Ould Berbesse et Dahmoud Ould Merzoug)  qui loin d’être une expression de repentance de l’injustice historique qu’ils ont vecue vise d’autres objectifs inavoués dont la mise à l’écart des notabilités maures du trarza et du Hodhs El Gharbi, désormais bastion de l’opposition – la vraie – et de renforcer une tribu qui s’accapare tout un Etat (Idaouali) et à qui est revenu en réalité, et à la région du Tagant en particulier, la part de lion du gâteau – il s’agit en effet d’un gâteau, n’en déplaise à Ould Maouloud et les nouveaux partis de la majorité !

 

 

Le Tagant totalise 8 portefeuilles dans le nouveau gouvernement sans compter  le PM qui vaut à lui seul plusieurs départements. Ce quota représente le tiers  du gouvernement pour une région dont le poids démographique et économique est quasiment  négligeable, même si elle abrite une bonne partie des « nouveaux riches » issue des années Tayiennes de gabegie.

 

A noter qu’avec ce quota le gouvernement est presque un gouvernement – idaouali Tagant.  Cette situation contraste beaucoup avec celles du Trarza, du Tiris Zemmour et de Nouadhibou dont le poids économique et démographique n’est pas à démontrer. Si l’exclusion du Trarza se comprend (péchés originels), celle de Nouadhibou et de Tiris est inexplicable.

 

Par ailleurs, même si certains nouveaux visages du nouveau gouvernement de transition peuvent encore bénéficier de présomption d’innocence jusqu’à preuve de culpabilité, d’autres sont notoirement connu comme « modèles » de détournement de l’argent public.

 

En outre, comble des paradoxes, le troisième gouvernement est un cocktail Molotov (islamistes, nassériens, marxistes, jeunes, proches de la retraite, etc.) ce qui rend impossible la conception et la mise en œuvre d’un projet commun pour la Mauritanie car l’on voit très mal comment un islamiste et un ex-PRDSiste ayant flirté et avec les Israéliens (au lendemain des massacres de Djenine – rappelez-vous) et avec les deniers publics pourraient bien trouver un terrain commun d’entente.

 

 

Enfin, Malgré toutes les injustices, toutes les incohérences, toutes les exclusions, les mauritaniens vont attendre le nouveau gouvernement (du moins la partie de celui-ci que l’on ne connaît pas encore) sur le terrain des actes. Mais en attendant du concret, il importe de rappeler que les citoyens sont en droit de savoir, après une année d’exercice de pouvoir, la variation nette du patrimoine du chef de l’Etat, de sa famille notamment le trou noir appelé fondation KB, du PM et des ministres sortant ainsi que leurs proches cousins. 

 

Combien ont-ils acheté de voitures, de maisons, de terrains, du bétail et ouvert de comptes en banque,  etc. ? il faudra ensuite rapprocher tout cela à l’enveloppe du plan d’urgence qui  ne manquera pas de connaître inexorablement le même sort.

 

Le peuple Mauritanien démocratiquement spolié attend du troisième gouvernement (même si l’on ne peut donner ce qu’on a pas comme dit le proverbe arabe) plus de justice sociale, de sanctuariser l’argent public, de mettre fin aux rapports incestueux avec l’Etat hébreu. Autrement,  il est dans la logique des choses qu’un coup de force ou de colère,  aux conséquences lourdes et irréversibles, puisse constituer une expression ultime du désespoir d’un peuple qui aura tout essayé. Espérons ne pas en arriver

 

 

 

Un festival riche

Pour la premiere fois la ville de Rosso a connu un événement aussi riche, 3jours durant dâ€TMactivités (artistiques, sportives et culturelles) : course de pirogue, Match de foot, Basket, lutte traditionnelle ect…La commune a vraiment réussie son défi avec lâ€TMinvitation de plusieurs autorités administratives, locales ; lâ€TMassociation des maires de Mauritanie ainsi que les conseillers municipaux.Ainsi que nos voisins sénégalais :Le Ministre dâ€TMEtat, Ministre de lâ€TMHabitat et maire de Dagana ; le Maire de Rosso Sénégal et celui de Richard Toll.

Malgré quelques ratés, la population était au rendez-vous et la fête était belle.Cependant, ce qui est très regrettable câ€TMest quâ€TMon a remarqué que la présence dâ€TMune seule communauté parmi les quatre qui habitent Rosso. En effet ce festival était exclusivement fait pour la communauté wolof et ce en amont et en aval. Ce qui nâ€TMa dâ€TMailleurs pas manqué de susciter le mécontentement des autres communautés. Le maire sâ€TMen est excusé et à promis de rectifier le tir la prochaine édition, car a-t-il dit ce festival sera perpétué, pour que Rosso retrouve son lustre dâ€TMautan-<< non ambition a-t-il ajouter, câ€TMest dâ€TMen faire la capitale culturelle de la Mauritanie>>

 BÃ Hamidou
Politicien Rosso RIM
tel:00(222) 650 01 88
00(221) 77 518 06 91
e-mail: bahamidou39@yahoo.fr

Une équation à variables multiples : Le terrorisme, la drogue et le laxisme des autorités

Les évènements qui se déroulent actuellement au pays montrent que la Mauritanie semble s’insérer à grands pas dans la logique du terrorisme, du crime organisé et du brassage de fonds faramineux issus de la vente de la drogue. Et cela même au moment où, le pays s’engage dans une démocratie encore infantile.

Les évènements actuels risquent-ils de compromettre, à tout jamais, la démocratie naissante, en offrant aux militaires un droit de retour, au nom d’un « Comité National de Préservation de la Démocratie » (CNPD) ?

Les pouvoirs publics viendront-ils à bout de la poignée de terroristes qui exercent présentent dans le pays ? Quelles sont les personnes qui sont derrière les activités terroristes et la vente de drogue ? Les citoyens et les pouvoirs publics sont-ils suffisamment conscients de la gravité de la situation que traverse actuellement la Mauritanie ?

D’où viennent les complexités de la situation ?

Le présent article n’apporte pas de réponses claires à ces différentes questions. Il donne, cependant, un certain nombre de données qui pourront aider à mieux cerner les activités terroristes, les activités de vente de drogue et blanchissement d’argent.Nous savons tous, qu’aujourd’hui, de part le monde, les activités terroristes et les activités de vente de la drogue sont considérées comme des crimes graves, intimement liées, et traitées comme telles, aussi bien, par les gouvernements, que par les citoyens.

En Mauritanie la façon dont sont traités ces deux types d’activités laisse penser que, ni les pouvoirs publics, ni la population, ne sont réellement conscients de la gravité de la situation :

  • La drogue est saisie au quotidien, et les auteurs sont traités avec beaucoup d’égard, puisque fils d’un tel ou d’un tel autre ;
  • Les assassinats sont commis, et les auteurs sont paisiblement en cavale, voire même en fête (de noces notamment). Et ceux qui sont arrêtés échappent aux mains des policiers chargés de leur surveillance en plein jour, au sortir d’un interrogatoire avec le juge chargé du dossier ;
  • Un groupe de trois criminels présumés, activement recherchés, est encerclé dans une villa, par des dizaines de policiers, et les trois criminels présumés s’échappent aisément.

 

Au regard de tout ceci, le discours officiel minimise la portée des évènements, considérant que le peuple mauritanien est fondamentalement islamiste modéré et paisible, de tradition.

La jeune démocratie va-telle survivre dans ces conditions ?

Le simple citoyen, voire l’intellectuel même, pense que c’est au gouvernement, à l’État d’instaurer, seuls, la démocratie et la paix sociale. Ils oublient que l’instauration et le renforcement de la démocratie sont des faits sociaux. Il ne revient pas aux pouvoirs publics d’y travailler seuls.

Les pouvoirs publics ont un rôle de facilitateur du jeux de la démocratie, par l’adoption d’une attitude positive et encourageante, en établissant des lois et règlements définissant le cadre juridique et social du dit jeu et en veillant au respect de ces lois et règlements.

L’instauration et le renforcement de la démocratie doivent être une exigence et une œuvre sociales. De ce fait, en tant que citoyen de la jeune démocratie, tout mauritanien doit être conscient de l’importance de son rôle dans l’instauration d’une société paisible. L’existence et le maintient d’activités liées au crime organisée et à la vente de la drogue pourraient compromettre grandement la paix sociale et le renforcement de la démocratie.

La plupart des citoyens ont dénoncé et combattu farouchement l’attitude des gouvernements précédents. Nous devons dénoncer et combattre, aujourd’hui, avec la même vigueur, les activités terroristes, les activités de vente de la drogue, et la mollesse, le laxisme avec lesquels, la gravité de la situation est traitée par les pouvoirs publics actuels.

Nous ne devons pas nous contenter à observer les pouvoirs publics lutter seuls, à leur façon, contre le crime organisé. Nous devons être déterminés à prévenir et à lutter contre le crime, sous toutes ses formes, en exigeant l’instauration de lois claires et un cadre juridique et social précis de lutte contre la criminalité.

Pour cela, nous devons exiger des pouvoirs publics de définir clairement ce que sont les activités de terrorisme, les activités de vente de drogue et de blanchiment de l’argent. Il faut chercher également à identifier et définir clairement le profil des individus voués à ces différentes activités. C’est une des manières premières de prévenir l’utilisation de l’Islam (pour commettre des crimes), le brassage de fonds pour financer de telles activités et le blanchiment de l’argent de la drogue.

Nous devons exiger la mise en place de mécanismes de détection des activités de financement de la criminalité, un mécanisme de surveillance étroite des circuits financiers, des banques, des compagnies d’assurances exerçant dans le pays, et des organismes de collectes de fonds à caractère de charité.

Car, terroristes et vendeurs de drogue utilisent les mêmes circuits financiers pour financer légalement leurs activités de crime organisé : le blanchiment de l’argent. Blanchiment d’argent et financement d’activités terroristes sont devenus des problèmes planétaires de plus en plus complexes et en constante mutation.

Les pouvoirs publics, les institutions financières et les citoyens doivent avoir l’obligation juridique de détecter le blanchiment  d’argent et le financement des activités terroristes, de protéger le pays des criminels et des terroristes. Tout manquement à cette obligation serait susceptible d’accroître l’incidence des activités criminelles et des attaques de terroristes dans la société, en plus de nuire à la réputation du pays à l’étranger.

Comment détecter ces différentes activités du crime organisé ? C’est quoi le blanchiment de l’argent et le financement des activités terroristes ? Comment les blanchisseurs d’argent et les financiers du monde terroriste exploitent-ils les institutions financières pour blanchir des fonds ou financer le terrorisme ?

Le blanchiment d’argent peut être défini comme tout acte réussi, ou toute tentative, de camoufler la source de fonds ou de biens dérivés d’une activité criminelle. Les fonds à blanchir sont généralement issus des produits de la criminalité.

Ceci comprend l’argent obtenu du trafic de drogues et d’êtres humains, du racket, de la prostitution, de la contrebande, d’enlèvements, du vol et de l’extorsion. Ce sont des capitaux dérivés fondamentalement d’activités illégales et criminelles.

Le financement des activités terroristes quant à lui peut être défini comme le fait de collecter ou de posséder des biens en sachant qu’ils serviront à financer des actes terroristes, ou celui de fournir des services financiers à un groupement terroriste. Les capitaux de financement des activités terroristes ne proviennent pas nécessairement d’activités criminelles. Il peut s’agir de contributions privées ou de dons de bienfaisance de la part de personnes qui sont conscientes ou pas de financer le terrorisme.

Quels sont les objectifs du blanchisseur d’argent du crime ? Quels sont les objectifs du financier du terrorisme ?

Le blanchisseur d’argent a pour objectif principal de camoufler les origines de ses fonds et de les rendre « propres ». Tandis que l’objectif principal d’un financier du monde terroriste est d’extraire de l’argent du système financier et d’en masquer la destination prévue. Le blanchiment d’argent et le financement des activités terroristes ne sont pas toujours dissociés.

Car certains des revenus criminels qui s’infiltrent dans le système financier peuvent provenir d’activités terroristes. Tandis qu’une partie de l’argent propre émergeant du processus de blanchiment peut être consacré à des actes terroristes.

Comment procèdent-ils?

Pour arriver à leurs fins, les blanchisseurs d’argent et les financietrs du monde du terrorisme tissent souvent une toile enchevêtrée de transactions. C’est ainsi que de nombreux montants passent par au moins une institution financière.

L’argent est habituellement blanchi en trois étapes.

  1. Pour commencer, l’argent à blanchir est introduit dans le système financier. C’est le placement de l’argent sale dans le circuit financier.
  2. Les capitaux passent par de nombreuses couches de transactions, dans une tentative de brouiller la relation entre les fonds et leurs origines criminelles. On dit que les fonds sont empilés.
  3. À la dernière étape du processus, l’argent blanchi est réintégré dans l’économie et prend l’apparence de capitaux légitimes, propres. L’argent ainsi anobli est reversé proprement dans le système économique.

 

Les blanchisseurs d’argent et les financiers du monde terroriste recourent donc à une variété de méthodes pour gagner accès au système financier. Les techniques qu’ils emploient évoluent constamment. Prenons deux exemples pour illustrer le mécanisme :

L’exemple de vente de drogue:

  • Des drogues sont vendues au comptant dans les rues de Nouakchott, par exemple. Les revenus en espèces sont ventilés et déposés par petits montants dans des comptes bancaires ouverts par des complices de l’opération de blanchiment d’argent. C’est l’étape du placement.
  • Les titulaires des comptes bancaires, les complices, reçoivent chacun une facture d’une société de ventes de voitures, par exemple, une société qui sert de façade aux blanchisseurs d’argent. Les complices paient les factures de la société par chèque. La société dépose les chèques dans son compte bancaire à, et les produits servent à payer des dividendes à M. Zeid, l’investisseur principal de la société. C’est l’étape de l’empilement.
  • Par virements bancaires, M. Zeid achemine les montants reçus en dividendes, vers un compte situé dans un « havre de secret bancaire » (la Suisse). Puis il transfère ces mêmes fonds vers un autre compte à Paris. M. Zeid n’ayant aucun lien connu avec des activités criminelles quelconques. À la dernière étape du processus, l’argent blanchi est réintégré dans l’économie et prend l’apparence de capitaux légitimes, propres.

L’exemple de vol pur et simple:

 

  • Une bande criminelle commet une série de vols à main armée dans des hôtels du Sénégal, de la Gambie, du Nigéria. Les produits de ces crimes sont déposés dans un compte bancaire à Dakar ou à Lagos, compte détenu par une entreprise d’apparence légitime. C’est l’étape du placement.
  • L’argent retiré du compte bancaire à Dakar ou à Lagos servira à acheter des pierres précieuses de source illicite en Afrique du Sud. Ces pierres précieuses sont introduites par avion en Europe. Elles sont ensuite vendues au comptant à Amsterdam. C’est l’étape de l’empilement.
  • L’argent est versé dans le compte bancaire de Mme V’Lana, une cliente de longue date d’une institution financière réputée. Mme V’Lana transfère ces fonds dans son compte de courtage, d’où elle achète et vend des valeurs mobilières ou des bijoux. L’argent est ainsi intégré avec succès au circuit économique traditionnel.

Peut-on identifier et définir le profile d’un blanchisseur ou celui d’un financier du terrorisme? Comment se présentent un blanchisseur et un financier du terrorisme?

Le blanchisseur, le financier du terrorisme peuvent être M. ou Mme Tout le Monde. Le blanchisseur ou le financier du terrorisme peut être facilement reconnaissable, s’il était un « Am’mbeibile Ould M’neivich », aux proches trouées, se déplaçant à pieds ou en transports en commun et qui, du jour au lendemain, devient un « Zaiim Ould Hellou », un Caid, roulant en Mercedes ou BM, yitt hatett mine el vawwa. Un Zaiim auquel on commence à lui trouver des origines chérifiennes ou à défaut il devient simplement un guerrier de père en grand père.

Ce type de blanchisseur ou de financier du terrorisme, n’est pas un chef de file enraciné du système. Il représente, cependant, les vrais de vrais du système. Cet Am’mbeibile devenu Zaiim est souvent le profile d’individus en mal et en quête de reconnaissance sociale. Ce sont le plus souvent des révoltés d’environnements particuliers de la société. Tbortti wo Zeltt (la dèche, la misère et le mépris social) font d’eux des proies faciles du crime organisé et des organisations souterraines du terrorisme. Ces derniers leur offrant la reconnaissance et la valorisation recherchées.

S’il est difficile de connaître les vrais Zouamas peut-on identifier, les personnes qui font leur boulot? Quelles activités financières entretiennent-elles?

Très souvent, certaines personnes, par la nature même de leur profession, la structure de leur entreprise ou leur type d’activités commerciales, peuvent être des vecteurs de de collecte de fonds pour le financement d’activités terroristes ou le blanchiment d’argent de la drogue.

Versus ces personnes, certains produits et services peuvent comporter aussi un risque accru de blanchiment d’argent. Car ils offrent l’occasion de transférer des fonds hors frontières ou de déguiser le propriétaire réel des fonds concernés.

Les personnes, mentionnées ci-dessus, utilisent très souvent des produits d’assurances dits à haut risque, comme les assurances vie universelles et les rentes, les polices au nom d’une société de portefeuille privée, les polices administrées par un agent ou un intermédiaire ou contractées dans le but apparent de dissimuler le propriétaire réel ou le véritable détenteur de l’intérêt bénéficiaire.

Les blanchisseurs d’argent recourent généralement à des professionnels pour acheminer ou dissimuler les fonds issus de la criminalité. De ce fait, on peut considérer certains professionnels comme étant des vecteurs potentiels de blanchiment d’argent. Car ils agissent au nom et en lieu de leurs propres clients, particuliers ou entreprises, et peuvent donc masquer le propriétaire réel du compte bancaire. C’est possiblement le cas des :

  • Avocats et Bureaux d’avocats,
  • Notaires,
  • Comptables,
  • Agents immobiliers

À cette première catégorie de vecteurs de blanchiment d’argent, viennent s’ajouter les personnes politiquement exposées. Ce sont celles qui exercent ou on exercé des mandats publics. La position et l’inluence de ces personnes les rendent plus susceptibles de corruption, pots de vins et autres, et d’exposition aux produits de la criminalité. Dans cette catégorie de personnes, on peut citer:

  • Les hauts fonctionnaires d’État,
  • Les officiers militaires, les officiers de la police, les officiers de la garde et de la gendarmerie nationales,
  • Les juges,
  • Les politiciens et représentants de partis politiques,
  • Les personnes en vue, comme les chefs de syndicats ou les dirigeants d’organisations qui influencent les décisions politiques,
  • En fin, les familles et les proches connaissances de toutes les personnes ci-dessus.

 

Dans le cas des personnes politiquement exposées, il est difficile de connaître l’origine et la nautre de leurs biens. Elles sont particlièrement pernitieuses, bien organisées et avides de sous et de pouvoir.

Quelles structures organisationnelles sont mises en place pour effectuer les activités de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme ?

Les persoones versées dans le crime organisé et le terrorisme utilisent généralement des structures de propriété complexes pour cacher l’identité du propriétaire bénéficiaire des fonds. Les fiducies, les clubs d’investissement et les sociétés de portefeuille sont des exemples de telles structures.

Voyons de plus près les entreprises pouvant être des structures de blanchiment d’argent, de collecte de fonds et de financement du terrorisme.

Souvent, ces entreprises peuvent être :

  1. Des entreprises de services financiers: certains prestataires de services finaciers sont assujettis à un niveau de réglementation inférieur ou flou. La moindre rigueur de cette réglementation peut fournir une occasion en or aux blanchisseurs d’argent et aux financiers du terrorisme. Parmi ces entreprises, on peut compter:

    o  Les services finaciers de catégorie MSB (Money Service Businesses),
    o  Les bureaux cambistes,
    o  Les établissements d’encaisse des chèques,
    o  Les services de transmission d’argent,
    o  Et toute entreprise qui émet, vend ou échange des chèques de voyage et de mandats ;
    o  Les autres établissements de dépôts, notamment les banques et les coopératives de crédit étrangères ;
    o  Les exploitants de guichets automatiques sans nom précis.

  2. Des entreprises aux flux de trésorie importants : des sociétés de commerce de détail administrant très souvent beaucoup de cash. Il s’agit généralement de :
    o  Des sociétés émettrices de cartes d’appel,
    o  Les boîtes de nuits,
    o  Les magasins d’alcools,
    o  Les établissements de jeu (casinos et autres).
  3. Des établissements de ventes d’objets de valeur : les entreprises qui achètent et vendent des articles de valeurs intéressent très souvent les blanchisseurs d’argent et les financiers du terrorisme qui désirent effectuer l’étape de l’empilement du processus de blanchiment d’argent, par conversion des produits de la criminalité en biens de grande valeur. Il s’agit essentiellement des entreprises de type :
    o  Les concessionnaires d’automobiles,
    o  Les bijoutiers,
    o  Les antiquaires.
  4. Des organismes sans but lucratif (OSBL): certains organismes sans but lucratif sont créés ou sournoisement exploités dans le but de financer le terrorisme par des dons. Pami ces OSBL on peut citer:
    o  Les œuvres de bienfaisance,
    o  Les fondations,
    o  Les organisations religieuses ;
  5. Des sociétés Import-Export : les sociétés import-export et les entreprises qui exécutent un grand nombre de transactions de financement commercial sont d’excellents vecteurs de blanchissement d’argent ; car elles peuvent servir à transférer de l’argent de part et d’autre de la frontière.

Vu la diversité et la position des personnes pouvant être impliquées dans les activités criminelles de vente de drogue et de financement du terrorisme, on peut se poser la question de savoir comment sortir de la situation actuelle sans compromettre la démocratie naissante ?

Ecrit par Sidi Mohamed Ould Hartane via moham


 

 

Info source : Sidi Mohamed

Le retour du colonel ely ould mohamed vall. Comment l’empêcher?

L’éventuel retour du retraité le plus célèbre de notre paysage militaro-politico-financier est inéluctable si des mesures concrètes et urgentes ne sont pas prises, afin d’empêcher ce retour aux allures d’inceste institutionnel du soi-disant père de la démocratie mauritanienne. L’homme qui a confié habilement le pouvoir au docile et nonchalant actuel président. En effet depuis quelques mois, son nom revient dans toutes les conversations. Il multiplie aussi bien les apparitions sur la scène médiatique internationale, qu’à l’intérieur du pays, et les spéculations vont bon train sur une future candidature à la magistrature suprême en 2012 voire avant. Au point que la question elle-même est devenue récurrente au sujet de son retour anticipé à travers des élections « prématurées ».
Quelle étrange bénédiction pour un pays qui ne vibre avec effervescence qu’au rythme des élections ?Cette question est une simple déduction qui est le fruit d’une crainte inavouée ou refoulée d’un retour vers le passé sombre. Je me la pose afin de prévenir les déconvenues du retour d’un compagnon de la première heure du dictateur Ould Taya, aux côtés duquel il a servi, de bourreau et de matraque sans états d’âme. « Depuis qu’il a été nommé, en 1985, directeur de la sûreté nationale, jusqu’au 3 août 2005. ہ ce titre, il a vécu toutes les crises : celle de 1989 avec le Sénégal, celle de 1991 lors de la guerre du Golfe, celle de 1992 lors des débuts heurtés de la démocratisation, les arrestations d’opposants, les exécutions aussi ». (Jeune Afrique).
Si la machine de propagande qu’il a mise en place lors du putsch du 3 août 2005, (chose qui ne doit pas étonner vu son expérience du paysage sécuritaire du pays) est mise en route pour le remettre au pouvoir, il serait trop tard pour lui barrer la route et je ne vois pas qui pourrait s’y opposer. Nous aurons droit à des élections préfabriquées. Souvenez vous Ould Cheikh Abdallahi nous a été vendu sous forme de Pack thématique périmé, puis ils nous a été imposé par des urnes domptées d’avance. Sa politique militairement assistée « économique et sociale » est jugée mauvaise par la population dont le pessimisme ces jours a atteint des niveaux record, perceptible dans la ville Nouakchott où tous les baromètres habituels sont au rouge. Que serions- nous alors sous la présidence de Ely ? ……
à suivre
Dr Kleïb

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