De A a Z

De A à Z par Tabane P comme Primes. La ministre de l’éducation l’a précisé récemment dans un point de presse,  les primes seront considérablement augmentées dès la rentrée prochaine. La prime de craie comme celle du bilinguisme. Même la prime d’éloignement sera revue. Seulement, il y a une prime dont elle n’a pas parlé ; une prime qu’elle ignore complètement peut-être et qui devait pourtant figurer parmi les priorités du ministère : il s’agit de ce que nous appellerions la prime d’abrutissement. En effet l’école mauritanienne après une succession de réformes qui en elles-mêmes n’étaient peut-être pas si mauvaises que ça a atteint un stade de déliquescence tel que l’enseignant, s’il n’y prend garde est complètement abruti au bout de quelques années de pratique. Il devient nul à force de végéter. Qui n’avance pas recule dit-on.  Faut voir la devanture de la direction du personnel et tous les désoeuvrés d’enseignants qui s’y attardent comme des demeurés. C’est à cela que conduit l’abrutissement. Et pour tous ceux qui ont tenu la craie pendant au moins dix ans, il faut cette prime d’abrutissement comme indemnité. 

P comme Professeur. Un professeur qu’est-ce que c’est ? Sous nos cieux c’est un con qui n’a pas réussi et qui continue à travailler dans l’univers des adolescents ; s’il est à Nouakchott et s’il enseigne les matières scientifiques, il doit travailler 15 à 18 heures par jour pour avoir un niveau de vie décent. S’il est prof d’une matière secondaire il faut qu’il trouve le moyen de créer un réseau mafieux pour donner un coup de main aux fils à papa lors des examens moyennant une rétribution conséquente.  Quand le prof est muté dans une ville proche de Nouakchott il choisit entre faire la navette pour donner des cours dans la capitale ou trimer pour des miettes dans une école privée locale ou encore faire le taximan pendant ses heures libres. Mais quand il est dans un coin vraiment reculé,  il doit passer de longues journées à jouer aux cartes – lorsqu’il y en a – et à écouter RFI à moins de choisir de faire du commerce dans les marchés hebdomadaires. aboubakry_d@yahoo.fr 



Qui voudrait vendre des allumettes au paradis ?

  La presse mauritanienne, ces derniers temps, semble faire ses choux gras de la question relative aux réfugiés et aux déportés mauritaniens vivants au Sénégal et au Mali. Une  question que les mauritaniens de tous poils abordent non sans une certaine trivialité. 

  Faire d’une mouche un éléphant 

Le débat – s’il en est un –  sans aucun doute, draine des torrents de passions. Passions qui, de prime visu, divisent plus qu’ils ne construisent. Pourquoi ? Parce que les termes de ce débat sont, on ne peut plus mal posés et mal cernés. De surcroît, mes compatriotes aimeraient convoquer volontiers  le tribunal de l’Inquisition pour un oui ou pour un non.  Certains pensent qu’il faut souffler dans les trompettes de Jéricho, en instrumentalisant le retour des déportés à des fins sectaires, racistes, ou ethnocentristes. Quand bien même que ces derniers sussent que vivre chez soi est un droit inaliénable, sacré, et ne saurait guère être l’objet de négociation. (Israël doit le savoir, aussi). 

La question des réfugiés dévoyée   

   A  propos de la question des déportés, la réponse est sans équivoque. Oui ils doivent impérativement revenir, au cas où la question eût été posée. Ce que beaucoup de Mauritaniens, de toutes sensibilités, du reste, soutiennent mordicus ; une Mauritanie enfin réconciliée avec son passé, tout son passé. Malheureusement, le ver étant dans le fruit, il est à déplorer que d’autres (quelques affidés d’idéologies mortes) continuent à souffler sur les braises. En effet, il n’est pas de l’insu, de qui dévore les multiples titres de la presse nationale de ce juillet 2007, que  les contributions et articles de mauvais goût et de bas étage donnent au quatrième pouvoir une allure bancale voire insensée et propagandiste – digne de la  Pravda soviétique.  Tenez par exemple, je lis dans des journaux de la place qu’en Mauritanie, existe un ministre sénégalais, des populations venues du Yémen tandis que d’autres étaient fils de harkis pardon, de tirailleurs sénégalais ! Qu’il y’aurait plus de noirs que de blancs et plus de blancs que de noirs. Rien que de la viande creuse, bien sûr. Et comble des insanités, des « intellectuels » sortis d’un chapeau de magicien, d’une outrecuidance démesurée, stigmatisent, dans les salons feutrés des « hôtels Rwanda », les appartenances ethniques, linguistiques et raciales de tel ou tel groupe ethnique. Panier de crabe ou manoeuvre diversion ? Va savoir !Le débat qui devait être axé sur le retour des déportés a été  très vite dévoyé en querelle de chiffonniers. C’est vrai qu’à défaut d’arguments, mes amis les mauritaniens deviennent très vite énergumènes, à la va comme je te pousse.   

  «Mauritanité » quand tu nous tiens… ! 

La raison par l’absurde  -puisque tout le monde veut réfléchir sur l’origine de l’ « homo mauritanicus » !- Cette espèce en voie de disparition serait originaire du paradis. Quel Darwin national dit mieux ?  Mais cela ne satisfait pas les apprentis sorciers, idéologues, sans doute désireux de « mauritanité » –ne cherchez pas le terme dans le dico c’est juste un casus belli, une boite d’allumettes hautement inflammable qui a fait ses preuves ailleurs.  Question : les réfugiés doivent –ils revenir chez eux ? La réponse est encore sans ambages. Oui, oui et oui et de ce fait ils doivent être réhabilités. Libre à qui voudra de crier aux loups ou bien aux invasions barbares. Il reste à l’état qui les avait déportés de boire le calice jusqu’à la lie. Puisque de son propre chef,  il les avait déportés en 89, parce que simplement le faciès qu’ils traînaient ressemblait à celui du sénégalais. On est juste rattrapé par notre passé, il faut l’assumer.  Aux vieux Cassandre, je dis quela Mauritanie ne court aucune invasion, le péril burkinabé Sénégalais ou « kwar » n’est que fantasme d’ignares et de vieux aigris.  La Mauritanie du 21ième ne peut être gouvernée par nos morts et « aucune politique ne vaut en dehors des réalités » disait De gaule. Et les réalités mauritaniennes ne sont guère ceux de vos vues de l’esprit.   On ne le dira jamais assez les nostalgiques d’un Etat Omeyyade Indépendant du khalife de Bagdad ou ceux qui aimeraient restituer la grandeur du défunt Ghana, ceux qui brûleraient d’envie de mimer Toussaint Louverture, Nasser ou Michel Aflaq, devront faire le deuil de leur projet satanique.
La Mauritanie est elle-même en dehors de toutes références spatiales et temporelles. Ici  personne n’a le monopole de l’Etat, des origines ou du patrimoine culturel et historique.
 

L’Etat doit sévir contre l’apologie de la haine  

L’état qui entreprend, depuis l’avènement du Cmjd, de construire ce que tous, avons-nous détruit par ignorance, par arrogance, par vanité ou par goût prononcé pour le désordre, doit sévir, dès l’instant qu’un quidam pour ne pas dire un machin entreprend d’accabler un compatriote, quel qu’il soit, un groupe ou une race, de tous les péchés d’Israël : La liberté d’expression n’est pas un jeu puéril, elle est un outil de travail qui doit être mis  service de l’unité nationale.  Rendre service à son pays n’est pas synonyme de volonté hégémoniste ou d’allégations mensongères ; c’est juste respecter les arrêts aux feux de signalisations, respecter la res publica,  monter et descendre à l’heure lutter contre les formes d’exploitation du mauritanien par le mauritanien -rien de plus facile-  A lire ce qui s’écrit ces derniers temps, on ne sait même plus si la citoyenneté s’acquiert par le droit du sang, par le droit du sol ou par le droit à la médisance.  Pour rappel, il est à constater que dans l’Europe de l’après Vienne (1815) et du Printemps des Peuples,  les revendications irrédentistes et cocardières avaient préparé le lit des futures guerres mondiales (17-45). Tel est le destin de l’exaltation du sang! Le nationalisme arabe ou africain pour autant qu’il veut dire quelque chose : est une maladie infantile, c’est la rougeole  de
la Mauritanie. Pour paraphraser A. Einstein.
 
Le 19e  siècle européen a vu l’Allemagne porter aux nues l’utopie du « jus sangus » comme gage d’appartenance à une nation. Pour elle, comme pour bon nombre de mauritaniens généalogistes à leurs heures perdues- les « morts » devaient gouvernés les vivants. Ce qui  du reste causa par la suite d’énormes difficultés à la « race aryenne ». Ailleurs en France Renan aimait soutenir que la communauté de destin était le plus en même d’unir les hommes : « la nation est une âme et un principe spirituel […] la possession d’un legs de souvenirs et le consentement actuel, le désir de vivre ensemble…». Et personnellement, j’ose croire qu’aucun mauritanien n’aimerait disposer à lui seul du million, 80.000 km2 du pays. Un proverbe wolof- pour peu qu’il m’est loisible de traduire cette langue- dit que quand vous tuez vos génies, vous serez seul, seul avec votre forêt. Quoi ! Nul n’est sensé l’ignorer. Dans la  religion Islamique – dont les mauritaniens  se réclament- le droit du sang et le droit du sol cèdent le pas au droit à la fraternité et à la « coreligionnarité » : « Tous les croyants sont frères », a dit le Prophète (psl).  Mais cela ne satisfait certainement pas les partisans de la médisance. Qu’ils me donnent la liberté de porter à leur auguste connaissance que pour être compatriote de son excellence SIDI OULD CHEIKH ABDALAHI, il ne suffit pas d’être beau gosse, vilain petit canard, riche marchand, pauvre hère, blanc bec, cœur noir ou peau rouge, que sais je encore : Un mauritanien est celui qui dispose de la citoyenneté mauritanienne. (CQFD). Au ras des pâquerettes, on parle de nationalité. Et puis on ne choisi pas son lieu de naissance.    

   Pour mémoire        

Ne l’oubliez plus jamais, messieurs, qui débattez du sexe de nos belles voitures : Quand la libido dominandi vous chatouille le cœur et oblitère votre mémoire d’honnête homme ; sachez précurseurs d’une «Mauritanie bâtarde » -puisque illégitime au yeux du bon sens-  que, quand on viole l’histoire, il est décent de lui faire un joli enfant… 

 Messieurs, vous, qui comme les batraciens respirez par la peau !                                            

                           



l’enfer c’est les autres

A situation exceptionnelle  comportement exceptionnel.
La peur du  qu’ en dira t on érigée en tables de loi  dans toutes nos sociétes nous tient à sa merci et nous rend plus que vulnerable.Le moindre regard qui nous desapprouve est susceptible de nous destabiliser d’empoisonner notre existence.Or pour vivre la vie qu’on s’est choisie on a besoin de faire fi decertainescontingences.                                                                         Des heurts,des frictions il y en a toujours et il y en aura.
Mais on ne sera plus blessé par par les propos desobligeants si on decide de les ranger ds les placards divergences d opinions.Et comme ceux qui nous aiment pour de vrai ne se soucient pas de nous juger nous devons nous rendre a l evidence.On ne trouvera jamais grace aux yeux de ceux qui ne partagent pas nos choix de vie ou ceux qui nous detestent.Ceux dont les valeurs morales et sociales ne sont pas les notres sont a classer ds la rubrique « PERTES et PROFITS »car lorsqu on ne chante pas la meme chanson inutile de de se retrouver ds le meme choeur. emoticone            
Et puis franchement pourquoi s encombrer des gens qui ne nous acceptent pas tel que  nous  sommes.En realité nous sommes aux yeux des autres ce que nous avons choisi d être.Alors cessons d’être cette chose craintive,ballotée au gré des opinions et des humeursd’autrui.

emoticoneEt la seule manière de de demystifier et d’exorciser la peur est de » l’affronter tous les jours car le seul antidote connu a ce jour est LE PASSAGE A L ACTION.————-



Thiambène : un litige qui perdure

Depuis la nuit des temps les terres de la vallée( Walo ou Chemama) furent l’objet de tiraillement entre différentes tribus qui y ont cohabités.Ces litiges fonciers perdurent de nos jours, accentués par les événements de 1989.Par une politique délibérée de spoliation certaines collectivités ont vu leur terre attribuée à d’autres sans raison sauf celle du plus fort. Ainsi de Boghé à Kaedi de Rosso à Sélibaby, dans toute la vallée ces litiges sont monnaie couranteThiambène, est un village situé à 40 Km de Rosso, sur la route vers Tékane. Ce village fut déporté en 1989 et ses terres attribuées à la collectivité R’hahla ( elle aussi déportée du Sénégal. Après un retour organisé sous l’égide du HCR en 1993 les habitants du village demandèrent à être rétablis dans leur droit et récupérer leur terre.Devant ce dilemme les autorités de l’époque invitèrent les deux parties à trouver un terrain d’entente. Après moult péripéties un accord fut trouvé.

Et selon le procès verbal en date du19/07/95signé par le chef d’arrondissement de Tékane et l’adjoint du chef de brigade de la gendarmerie de R’kiz l’arrangement suivant a été accepté par les deux parties : les habitants de Thiambène s’engagent à verser au profit de la collectivité R’hahla le prix de 24 pieds de mangues soit 48.000 um, et ces derniers doivent déplacés leurs palmiers dattiers vers leur nouveau site et qu’en définitif l’exploitation du terrain doit revenir aux habitants de Thiambène le 30/10/95.Les habitants de Thiambène s’acquittèrent du montant le 01/11/95 comme l’atteste le procès verbal N° 463 du 01/11/95 établis par la brigade de gendarmerie de R’kiz.. Bien que l’une des parties ait rempli son engagement l’autre a fait fi du sien. Or le procès verbal stipule que si l’une des parties manque aux engagements pris elle s’expose aux sanctions. Aujourd’hui le problème est récurrent. Malgré toutes les démarches entreprises depuis cette date aucune solution n’a été trouvé. Quelque part il y a un manque de volonté pour résoudre le litige ou alors on ne s’attaque pas à plus fort que soi.

En tout état de cause l’administration se doit de faire la lumière sur cette affaire et trancher d’une façon définitive. Le vent de liberté et de démocratie que connaît le pays n’est pas compatible avec certaines pratiques clientélistes ou laxistes..



Les mots et leurs maux

Les  mots peuplent notre quotidien .ne seraient ce  que parce qu’ils nous relient au reste du  monde et  que  notre  vie  sociale ,  notre  securité financiere sur  le reseau  de relations que  nous avons  su tisser.  Et  dans toutes transactions humaines  la  parole et  la chaine  des  mots  qu’elle  egrene et  qui  s’enfilent  à  longueur de  conversation  est  une  passerelle  incontournable. Tantot  alliés,  tantot  adversaires,  tres  souvent complices,  les mots  sources de  maux, de  joie ou  de  routine  sont  des  fideles  compagnons qui  s  ingerent  en  permanence  dans  notre  vie.

Peu  importe  le  jour , l’heure, le temps  , notre  humeur ; a  peine  avons  nous  ouvert les  yeux qu’ils  sont  deja  a  pied d’œuvre  et  ne  lachent  prise qu’au  moment  ou  nous  tombons dans  les  bras  de  Morphée(dormir).

Aspirons  nous  au  repos ? ces  amis  tyraniques n’en ont cure et  l’idée de  debarasser  le  plancher  ne  leur vient  pas  tout  simplement  a  l’esprit. Vouloir  se  refugier  dans  le  silence est  peine  perdue ; car  aussitôt chassés  par  la porte  ils  reviennent  par  la fenetre.

Constamment  en  eveil  ils  hantent  nos  nuits  et nos  reves .

Nous  baignons  dans  l’univers  de  la  parole : la nôtre et celle  des  autres.

La verité  est  que  nous  n’y  pouvons rien .parler  est  aussi  vital  que  respirer ; et  dans  la  civilisation   , exceller dans l’art  de  la rethorique  vous  confere  une  certaine  notoriété et  vous  ouvre une  voie  royale, et  dans  nos  societes  modernes  le talent  oratoire se  monnaie.

Il  est  vrai  que nous avons nos differences : certains  sont  plus  bavards  que les autres, certains sont  dissimilateurs  et  essaient  de regner sur   leur langue  comme  si  la  parole a été  inventé  pour  masquer  le  fond  de la  pensée.

Le fait est que  sans  ouvrir la  bouche nous  parlons toujours : par les  yeux, les gestes par  notre  attitude et  notre  comportement. Meme le  silence se pare du  flot  continu de notre dialogue  interieur .

Le paradoxe  de  l’être humain  est qu’il vit et  pense pour  l’essentiel  à l’interieur de lui-même alors qu’il  est  condamné à  se projetter vers  le  monde  exterieur  pour  communiquer , partager , echanger  avec  son  prochain .

 a longueur de debits  la  parole  charrie  des tonnes de mots  qui  sont  loin d’être des simples ou  symboles. certains



La TVM persiste et signe

  Toutes les cultures se valent, aucune ne peut se prévaloir d’une suprématie sur l’autre Et pourtant aujourd’hui on assiste à un déni de culture pour une frange de la population ; déni savamment distillé reléguant ainsi cette population au rang de citoyen de second rang.

Certes depuis l’avènement du 03 août  des efforts non négligeables ont été entrepris pour sortir de l’ombre les grands oubliés du système de Taya. Néanmoins. Le paysage audio visuel reste tributaire des pratiques qui ont des relents d’hégémonisme culturel.

La TVM a fait peau neuve et n’a plus rien à envier à ses consœurs de la sous région ; des nouvelles émissions ont vu le jour et le staff a été rénové. Ceci dans la forme ; dans le fond rien n’a changé la communication se fait à sens unique et exclut ipso facto la composante Negro africaine( qui dans sa grande majorité est francophone. Pire les  opérateurs de téléphonie mobile s’y sont mis en organisant des jeux concours des devinettes et autres charades le tout bien sûr en Hassaniya. Le temps d’antenne des langues nationales est réduit à sa plus simple dimension.Il est vrai que l’on ne peut pas concevoir une même émission dans toutes les langues  et en même temps.Néanmoins on peut diversifier et donner l’occasion à chacun une fois de pouvoir s’exprimer aux heures de grande écoute.                

Essayons de faire le tour des émissions pour être édifier sur l’iniquité de la grille de programmes dont on semble s’accommoder :

ALATAWILA : a tout seigneur tout honneur cette émission remporte la palme de la francophobie, avec Taghiyoullah qui semble allergique à la langue de Molière et qui  n’hésite pas à interrompre un invité quand celui ci s’exprime en français ; ou lui demander de s’exprimer en arabe.

RAYOU TIBI( avis du médecin ) les non arabopones ne tombent jamais malades

MAURITANIE EL AAMAGH : (la Mauritanie profonde l’émission de o / ZEMZAM ne connaît de la Mauritanie que le trab El Beidane )-

NEBZA E CHARI’I (échos de la rue)-

JOUSSOUR(reportages sur les Mauritaniens à l extérieur)-

TOURAS EL WATAN(patrimoine national)-

ECHAWT ESSANI –(2emeround ou mi-temps)

EL MIIZAAN- ( la balance )   tout un symbole

EL IJMAAL WATANI(émission phare qui se targue d’un titre dont il est loin de remplir le rôle.-

 SOUAL EL HADAF( version de question pour un champion revue et corrigée réservée exclusivement  aux arabophones.  Et  la liste n’est  pas  exhaustive.

Avec l’avènement    d’un  président démocratiquement  élu  peut  être que  certaines choses  vont  changer.

Ces émissions précitées sont toutes en arabe  et traitent des thèmes qui concernent tous les citoyens mais certains y sont exclus  pour quelles raisons ?

Ce tour d’horizon bien que peu exhaustif nous donne une idée du fossé qui va grandissant  entre les beaux discours sur l’égalité  la justice et la réalité au quotidien.

Les mass media et par-dessus tout  la radio et la télévision sont des outils  de propagande qui ont un impact social très important. Utilisés à bon escient ils peuvent nous aider à résoudre certaines difficultés de la cohabitation, mais il y’ aussi le revers de la médaille( radio mille collines en est la parfaite illustration.)

Notre pays est à la croisée des chemins , et  nous  aspirons  à  un lendemain meilleur ; le cumul des frustrations, des revendications non satisfaites sont des écueils sur lesquels risquent de buter notre démocratie naissante.

  

 A bon entendeur salut.

                                                     Amadou Ndiaye/ CP ROSSO    



Menace terroriste :la sécurité passe d’abord par un comportement civique

Chassez  le naturel et il revient au galop » dit l’adage.

 Depuis le changement  du 03 août  le citoyen avait espéré  que le goulot allait se desserrer mais après dix neuf mois de transition  certaines pratiques passéistes de nos hommes de loi perdurent : L’empreinte malsaine du régime « défunt » a déteint sur les mœurs au point que l’on trouve naturel  ce sport peu glorieux : Donner alors que le cœur n’y est pas c’est plutôt arracher, puisque la peur et  l’impasse y obligent En effet nos braves hommes  en tenue continuent a racketter sur tous les check point. Les points de contrôle, qui ne le sont que de nom, ne remplissent point leur rôle et continuent d’être  des dépôts de butin de guerre. Pour tout contrôle  le chauffeur est invité à déposer un montant au poste et peu importe sa régularité et ce qu’il transporte..

Aujourd’hui  le  terrorisme est  à nos  portes et  la  mondialisation  aidant  notre  pays est  sous les  feux de la  rampe  et  nous  nous  devons  de  faire de la  sécurité une  priorité  nationale.  . Mais la sécurité  passe d’abord par un comportement civique de tous les citoyens et surtout de ceux qui en ont la charge. Ce n’est pas à coup de discours, de forums d’éditos ou autres moyens de propagande qu’on arrivera à juguler la menace terroriste. Ce qu’il faut c’est une prise de conscience des dangers qui sont liés  à ce qui est aujourd’hui érigé en loi dans notre pays : LA CORRUPTION. N’importe qui, avec n’importe quoi peut entrer ou sortir de notre  pays sans être nullement inquiété pourvu qu’il soit généreux des billets bleus, quitte à ce qu’il se trimballe avec un missile sol air  ou une bombe atomique ; alors que sous d’autres latitudes on ne passerait pas avec une aiguille dans la poche. De Rosso à Nouakchott, sur tous les tronçons du territoire national il n’est nul part où le contrôle est fait sauf si le concerné est récalcitrant à délier sa bourse.

  Il est grand temps que les règles de bonne conduite soit appliquées a la lettre, surtout sur des points aussi sensibles que la frontière. Cette image   peu glorieuse donnée du pays par ceux là même censés d’appliquer la loi laisse perplexe pour un éventuel changement. Un représentant de l’ordre qui s’habitue à la corruption en guérit rarement. Il est vrai que les citoyens doivent respecter l’uniforme qui symbolise la loi que tout le monde partage, mais   que ceux qui la portent soient les premiers à transgresser la loi impunément  alors qu’ils devraient  en être les gardiens  et ramener ceux qui s’en écartent. Que vont faire les autres  alors ?

.La corruption ; le clientélisme, la complaisance et l’appât du gain sont des terreaux pour le terrorisme, les agissements des certains de nos hommes de lois sur les frontières laisse perplexe plus d’un observateur et constitue une menace potentielle pour la stabilité du pays.

Espérons que le temps est venu où nos dirigeants auront un sursaut de civisme pour combattre ce fléau car il n’est jamais  tard pour bien agir. A bon entendeur salut !

  AMADOU NDIAYE 

CP/ROSSO   



L’état aux abonnés absents

Certaines pratiques que l’on croyait révolues ou du moins amoindries périclitent et ont encore des beaux jours devant eux. Le poids de la tribu pèse encore de tout son poids même dans les plus hautes sphères de l’état. Ainsi certains comportements font fi de toutes les lois et normes et défient même l’autorité de l’état.

Dans le courant du mois de septembre, le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances fait un réaménagement restreint qui voit le trésorier régional de Rosso, Daha Mamadou Sy, muté à Kaédi et remplacé par Cheikh Mohamed Lemine Ould Ely précédemment comptable au centre national des ressources en eau(CNRE), alors que le trésorier régional de Kaédi, Mohamed Ould Djahloul hérite  du poste de comptable au consulat de la Mauritanie a Las Palmas.

Cette note de service était datée du 05/09/07 et le 12/09/07 le trésorier régional de Rosso passe service à son successeur sous la supervision d’une mission du trésor et de la comptabilité publique. Et c’est là où les choses se gâtent car le trésorier de Kaédi pas content du poste qui lui est échu fait la sourde oreille et ne bouge pas  créant ainsi une situation de blocage dont semble s’accommoder son ministère de tutelle.

A l’heure où les maîtres mots des pouvoirs publics sont la bonne gouvernance et l’état de droit ces comportements sont incompatibles avec ce credo. Quand pourrait on voir un état fort débarrassé de la glu des maux en « ISME



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Rosso à l’heure des réfugiés

   

Dans le  cadre  de  la  mission  de  concertation , d’explication et  de sensibilisation sur  le  retour  des  réfugiés, le   ministre  de  l’intérieur  Yall  Zakariya  et  le ministre  d’état  secrétaire  général de  la présidence Yahya Ould Waqef. Etaient  ce  vendredi  3  août   à  Rosso. Le Trarza est la première  étape  du périple  qui  doit  les mener  au  Brakna  ,au Gorgol et  au  Guidimakha.

 Rosso où  la  délégation  est  arrivée  aux environs  de  11h. En  plus  des ministres précités  la délégation  comprenait  entre  autres  Ball Mohamed Habib conseiller à la présidence, Diallo Mamadou Bathia conseiller à la primature  Mohamed Abdallahi o Zeidane conseiller du ministre de l’intérieur.

A  la  maison de la  femme  de  Rosso ,où se tenait la réunion  la  salle était archi comble ,car en plus des élus  de  la région, on notait la  présence des  autorités administratives  des moughataas  et surtout la présence  massive des  imams, notables  et membres  de  la  sociétés  civile. Apres  la présentation   de  la  délégation par  le  wali , c’est  Yahya  Ould  Waqef  qui  prendra  la parole   pour  expliquer  l’objectif  de  la  mission : entre  autre  faire  comprendre la portée  du discours  du chef  de  l’état   et surtout l’ engagement du président à œuvrer pour le renforcement de l’unité nationale, et  par ce le règlement  définitif  du passif humanitaire  et  le  retour des  réfugiés dans  la  dignité  et  leur rétablissement  dans  leur  droit. Dans  la  même  lancée  il  fera la  rétrospective de tout ce qui  a  été  fait : la  mise sur pied  d’ un comité interministériel chargé de voir les voies et moyen pour résoudre ces problèmes  en  concertation avec toutes  les  forces  vives  de  la nation.

 A  travers  les  contacts  tout azimut que le comité a engagé   certains  problèmes  ont été soulevé ça  et là , exemple  la crainte  de  voir des  étrangers  se  faire passer  pour  des  nationaux    des  mauritaniens  privés de  leur  nationalité mais  dira le ministre des  mécanismes  fiables  ont  été mis  en place  pour  ne pas tomber  dans  ce  piège. 

Outre  ce  problème  un  autre encore  plus épineux, qui pour  certains  est l’écueil  sur  lequel risque  de  buter  tout le  processus :  la  terre. On est pas  sans  savoir  le lien profond  qu’entretien l’agriculteur avec  sa  terre  c’est  une  partie  de son identité, selon  le  ministre  seulement  20%  des  terres  arables  sont  exploités et  d’ajouter  ce  problème   est  de  la  responsabilité  du gouvernement et  c’est  à  lui  de  trancher., or  lui affecter une  autre parcelle  ne peut  en  aucun  cas  remplacer  le lien qui le liait  à sa  terre. Et  pour  finir il  dira  cette  opération  est  purement  humanitaire  et  est  loin  de  toute  récupération  politicienne  et  que  tout   les   mauritaniens  sont  concernés Dans  son sillage le  ministre de  l’intérieur  dira   que le  comité  a   visité les  sites  des  réfugiés entre autres   Ndioum,Dodel, Dagana  Bokki  Diawé et  Sinthiane et dans  toutes  ces localités   les réfugiés  ont  montré  leur disposition  à rentrer  au pays.  Quant  à  ceux  qui  sont déjà au pays  il  leur  a  demandé  de  rester sur place et  que  des comités  seront créés  pour  étudier leur  cas.

Quant au maire  de Rosso  le professeur  Yerim Fassa ,il abondera dans le  sens de la paix  des esprits  et  des  cœurs car, dira  t  il ,  je  reviens  de  la  Cote  d’Ivoire  et j’y  ai assisté  a la cérémonie de la flamme de la paix  c’est  pour  vous  dire  que  si  des  gens  qui  sont  allés  jusqu’à  prendre  des  armes  pour  s’entretuer ont  fini par  s’entendre  et  fumer  ensemble le  calumet  de la paix  pourquoi  pas  nous  et  Dieu merci nous en sommes   pas  arrivé là. Donc sachons  tourner   cette page   sombre  de  notre histoire et  nous tourner  résolument  vers  un  avenir  de  fraternité. 

Malgré  tout ce qui  a été  dit  une  bonne  partie  de l’auditoire  est  repartie  taraudés  par  des tas  de  questions  qui  sont  restées  sans  réponse, pour d’autres  il n’y avait  pas  lieu  de  convoquer  la  population  si  ce  n’est  que  pour  écouter or  l’auditoire  s’attendait  à  un  débat    certains  coins  du voile  seront  levés, ils sont  restés  sur leur  faim.

Apres la levées  de la  réunion  la  délégation  a  tenu  une  réunion  à  huis clos avec  les élus  et  les  autorités  administratives. Apres  Rosso  s’est  rendue  a Rkiz.

    

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un édifice d’équité

 Il est des dates  dans  l’histoire  d’un  pays  qui marquent leur  passage. Il en  ainsi de  2005. malgré   les  difficultés  et les embûches, notre  pays  a  réussi sa transition  sans heurts  majeurs, et  est  ainsi entré  de  plein pieds dans  une  nouvelle démocratique .

Cet  acquis  est une veillée d’arme qui  ne  doit  s’autoriser aucun répit,il faut savoir accompagner  le  mouvement ,  le  guider  le  reprendre  inlassablement.  A l’accumulation  des  événements  notre  génie  doit  y  répondre  et  de  notre  peuple  doit  surgir  des  hommes  d’état, des  hommes  d’action   qui  ne ménagent  aucun  effort  pour mener le « bateau »  à bon port.

Le nouveau président    élu  s’attelle aux  grands  chantiers  de  son mandat , mais l’héritage  est lourd  car  en  vingt  ans  de  gabegie l’état  a été  plongé dans  les  abysses  de  la déliquescence .

Aujourd’hui il faut rétablir  un  état  fort  dans  lequel la  chose  public   est  l’affaire  de  tous  et  la  loi   est  formelle. Il est  vrai  que  dans  toute  entreprise  on  peut  noter  des  arrêts ,des stagnations   voire  des  reculs mais l’essentiel  est  de  garder  l’allure  générale et  de maintenir le  cap..

Des  progrès  ont été enregistrés,  des  servitudes  abolies , des  oppressions adoucies ,des  abus tempérés,-une  multitude  des mauritaniens  jusque    bâillonné  et mis au pas ont  conquis  la  dignité  de  citoyen,   et  des sans voix  ont  fait  entendre  leurs  voix.

Ces  progrès  qui,  bien  que louable ne  doivent  être les  prémices chargées  d’espérance  pour  l’avenir, car  nous n’en  sommes   qu’au début de    la grande  aventure  qui  doit  mener  à l’épanouissement des individualités.

Mais  n’oublions pas que  des  criantes inégalités   persistent  encore, car est  il admissible  que  dans  un  même  pays  coexistent  la misère  sans espoir et la richesse  sans  pudeur ? est  il  acceptable que ces  hommes  qu’on  dit  concitoyens  soient  si iniquement  partagés ? peut  on  parler  de  liberté de  pensée ou d’expression quand les  grands  moyen  de  l’information (radio  et  télévision) sont mis  au service  d’une hégémonie culturelle ? et  surtout  n’oublions pas qu’une  frange de  la  population reste  plongée dans  l’ignorance ,dépourvue  de  l’outillage  mental  le  plus  élémentaire ,que les  Droits de  l’Homme sont quotidiennement  bafoués  dans  la  justice  sociale , économique  et  culturelle.

Le  pouvoir  exécutif, le législatif, le  judiciaire ,la société  civile  et toutes les bonnes  volontés ,  en un mot nous  tous  devons  nous  atteler  à jeter  les  bases  d’un  édifice  de  l’équité et  de  la prospérité  établi  sur  une justice  sociale  surtout  avoir une  vue moins  courte et  s’arracher au  dur immédiat pour  concevoir les  réalisations durables  de  demain.


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