Rosso : Pour qui sonne le glas

meeting wiamPour beaucoup de citoyens cette campagne revêt une caractéristique particulière sur plusieurs domaines. D’abord elle n’englobe pas tous les acteurs politiques, du fait du boycott de la COD, votant plus pour la personne que le programme certains se sont retrouvés orphelins car  « leur leader » n’est pas candidat ou a été purement évincé.

Et c’est là ou l’UPR a péché, le choix des candidats a été fortement décrié un peu partout car ne provenant pas de la base. Aziz a voulu une rupture mais sans préparation préalable du terrain.

Fondu dans le moule de la tribu et de l’ethnie le mauritanien n’a la perception de l’état que sous le prisme des prébendes de la tribu ou de l’ethnie. On ne change pas une mentalité en un coup de baguette magique. Mais le président a fait fi de ses considérations et comme à son habitude se tient raide comme un i dans sa décision. Mais il a payé cher cette démarche  novatrice.

Les résultats à Rosso sont significatifs dans ce sens.

El Wiam a remporté les deux sièges de la moughataa et a gagné la commune face à l’UPR.  Il faut cependant faire une lecture juste de ce qui apparait comme un vote sanction.

De l’avis général, Bamba Ould Dramane, tête de liste UPR aux communales de Rosso est un homme intègre, courtois et compétent  mais son talon d’Achille n’est  autre que son mentor dont l’image à Rosso est ce qu’elle est. Bamba Ould Dramane  était donc  comme entravé par son mentor.  De sorte que la défaite de l’UPR est moins celle du parti en tant que tel ou de Bamba Ould Dramane que celle du sénateur.

On se rappelle que le maire sortant, le Professeur Fassa Yerim avait été élu sous les couleurs du RFD. A l’époque le sénateur faisait partie d’une liste indépendante qui a rejoint l’UPR.  Le Pr Fassa pour se mettre à l’abri de celui qui apparaissait comme son pire ennemi politique n’a pas hésité (tout comme le député Ould Moutaly) à renier son parti et à intégrer celui de son ‘frère d’armes’ qu’il a comparé dans un de ses discours à Eisenhower et à De Gaulle. Malheureusement l’UPR s’est divisée en deux tendances : celle de Mohcen, Bamba et Ba Madine (majoritaire) et celle du député Moutaly, du maire Fassa.

Au moment de l’investiture du candidat UPR, sous la pression du sénateur, le Pr Fassa, malgré un bilan plus que satisfaisant a été écarté. Pourtant  son expérience et son carnet d’adresse faisait de lui le meilleur candidat pour la commune.

Avec la mise à l’écart du maire sortant, le sénateur a réussi un grand coup mais comme il n’a pas été investi lui-même comme candidat à la mairie ; il lui restait un deuxième coup à réussir pour apparaitre comme le seul recours à Rosso : à défaut de faire échouer le candidat UPR, faire en sorte qu’il passe difficilement. Ou du moins c’est que certains observateurs dont des militants UPR pensent. En effet la liste UPR à la commune a surpris plus d’un. Des conseillers municipaux  et militants de première heure ont été écartés et remplacés par des personnes peu connues ou peu appréciées du public. Comme si on voulait faire couler le ministre.

On se rappelle que sous les menaces de ses ‘amis’ politiques, le maire sortant a convoqué plusieurs réunions pour demander à ses hommes de voter UPR. Il a même fait une déclaration à la radio dans ce sens mais ses consignes n’ont pas été respectées par tous et le résultat du 1 er tour n’a pas été très favorable à son parti.

Par la suite sénateur a rencontré le maire sortant et a même réglé le contentieux entre ce dernier et le DG de la SBM, ce qui a permis de débloquer les arriérés dus à la commune pour payer le personnel. On a vu les affiches malheureuses de l’entre deux tours ‘voter UPR pour sauver la commune et le département de Rosso’. Les mauvaises langues disent qu’il fallait écrire plutôt  ‘pour sauver le sénateur’ car c’est de sa survie politique qu’il s’agit. Toutes les méthodes auraient été employées : achat de conscience, intimidation, menaces, recrutement de contractuels, annulation de contrats etc., mais les rossossois tenaient à en finir avec le tout puissant sénateur.

Entre les deux tours on a fait appel à toute l’armada : six ministres et un général sont venus renforcer les équipes de campagne mais rien n’y fit, les carottes étaient cuites.

A Rosso, l’UPR n’a pas digéré la débâcle du premier tour car elle s’y attendait le moins du monde, vu les moyens humains et financiers mobilisés. Et c’est cet excès de confiance qui les a eus et surtout les dirigeants locaux de l’UPR ont cru que l’affaire était en poche et se sont contentés des discours lénifiants qui prétendaient que Rosso était dans la « poche ».

Un autre facteur a aussi joué contre les candidats de l’UPR celui de la jeunesse. Bon nombre des votants en sont à leur premier vote c’est la nouvelle génération qui veut se faire entendre et surtout faire comprendre aux dirigeants politiques qu’il faut compter avec elle.

Les partis politiques écartés du deuxième tour ont rejoint El Wiam : Tewassoul, APP, A.J.D., A.DE.MA., Ravah et même SURSAUT. Tous ont fait campagne pour Sidi Diarra. Les ‘libyens’ appelés à la rescousse n’on pas servi  à grand-chose. Sur les 45 bureaux de la commune, l’UPR a remporté 16 dont 1 avec une différence d’une seule voix. Il est vrai qu’à Garack l’écart était de 240 voix. Dans deux petits bureaux les deux partis étaient à égalité ; partout ailleurs (27 bureaux) El Wiam s’est imposé.

Après la proclamation des résultats, Sidi Diarra et ses amis ont remercié l’ensemble de leurs électeurs et rappelé qu’ils étaient élus pour toute la commune et toute la moughata mais que la victoire ne sera complète que El Wiam fera passer son candidat aux sénatoriales pour succéder à Mohcen. Ce qui fait dire aux observateurs qu’El Wiam a gagné face à …… Mohcen.

 

 



ROSSO LA CITADELLE ASSIEGEE

le second tour à Rosso a vu une mobilisation sans précédent de l’UPR, ainsi tous les gros calibres de la région sont descendus sur le terrain. la consigne: Tout faire pour éviter que Rosso bascule dans le giron de l’opposition et pour ce faire la fin justifie les moyens. Aucune manœuvre n’est a exclure.

Pour ce second tour Rosso est devenu le Waterloo de ces élections. Moyens financiers sans précédent et moyens humains et pour montrer la cocassité de la situation on a fait appel a Ould Ahmed Douwaa, ce dinosaure de la politique a plus d’un tour dans son sac pour renverser la situation.

mais ce qui est révoltant ce que le combat n’est pas a armes égales; les moyens de l’état contre un individu Sidi Mohamed Diarra richissime homme d’affaires et candidat du parti El Wiam .

l’enjeu est de taille, car après le score peu reluisant du premier tour, Aziz ne laissera pas Rosso basculer dans l’opposition  c’est pourquoi une véritable armada de guerre est mise en place 6 ministres et un général.

Mais fort de son résultat au premier tour et d’une popularité de plus en plus  grande, Sidi Diarra se dit serein  et le président du Parti a fait le déplacement a Rosso



Rosso : El Wiam confirme sa suprématie

Lors de son dernier meeting tenu au stade Ramdane de Rosso Sidi Mohamed Diarra, candidat du parti El Wiam au municipales et au législative a Rosso a prouvé à ses adversaires  s’il en était besoin qu’il était  un challenger sérieux.

Dans la mémoire e Rossossois aucun évènement n a mobilisé autant de monde c’est ce qui fait dire aux pronostiqueurs maison que le compte est bon ; mais en politique rien n’est acquis d’avance et surtout si on a en face le parti au pouvoir qui ne ménagera aucun effort  car l’enjeu est de taille.

Perdre la mairie de Rosso veut dire la perte du siège de sénateur , or toute cette mise en scène depuis la confection des listes a pour objectif que de mettre en place une équipe docile et corvéable à volonté. Or jusque-là l’UPR  n’a tenu qu’un seul meeting qu’ils ont appelé le meeting du défi. Un défi apparemment que leur adversaire ont relevé avec force. Le rapport de force à quelques quarante  heures du scrutin est nettement en faveur d’El Wiam



Les leçons de la campagne

Pour beaucoup de citoyens cette campagne revêt une caractéristique particulière sur plusieurs domaines. D’abord elle n’englobe pas tous les acteurs politiques, du fait du boycott de la COD, votant plus pour la personne que le programme certains se sont retrouvés orphelins car  « leur leader » n’est pas candidat ou a été purement évincé.

Et c’est là ou l’UPR a péché, le choix des candidats a été fortement décrié un peu partout car ne provenant pas de la base. Aziz a voulu une rupture mais sans préparation préalable du terrain.

Fondu dans le moule de la tribu et de l’ethnie le mauritanien n’a la perception de l’état que sous le prisme des prébendes de la tribu ou de l’ethnie. On ne change pas une mentalité en un coup de baguette magique. Mais le président a fait fi de ses considérations  et comme à son habitude se tient raide comme un i dans sa décision. Mais il risque de payer cher cette démarche  novatrice.

Les resultats du premier tour sont significatifs dans ce sens.

A Rosso,l’UPR n a pas digeré la debacle du premier tour car elle s y attendait le moins du monde,vu les moyens humains et financiers mobilisés . et c’est cet excès de confiance qui les a eu et surtout les dirigeants locaux de l’UPR ont cru que l’affaire était en poche et se sont contentés des discours lenifiants des presidents d’unités de base qui prétendaient que Rosso était dans leur « poche ».

Un autre facteur a aussi joué contre les candidats de l’UPR celui de la jeunesse. Bon nombre des votants en sont à leur premier vote c’est la nouvelle génération qui veut se faire entendre et surtout faire comprendre aux dirigeants politiques qu’il faut compter avec elle.

Enfin le dernier élément de cette triologie est le tout puissant senateur de Rosso Mohcen, dont la popularité est en chute libre chez les jeunes qui se sentent meprisés par le parachutage de ces candidats qui n’ont aucune base populaire/



El Wiam renforce sa position

El Wiam vient de renforcedelegationr sa position de favori pour le second tour à Rosso. Ce vendredi 13 décembre 2013, les habitants de Teneweyrate (23km de Rosso) ont rallié El Wiam sur l’initiative de Hayye Ould Maouiya, membre du bureau politique du RFD et acteur politique local.

La cérémonie s’est déroulée  en présence du président Boydiel Ould Houmeid accompagné d’une importante délégation dont le secrétaire général du parti, Idoumou Ould Cheikh, de Sidi Mohamed Diarra challenger du deuxième tour aux municipale et au législatives, du député sortant Mohamed Vall Ould El Alem dit Ould  Moutaly, et d’autres personnalités du parti.

Dans une allocution prononcée au nom de la communauté, Ould Maouiya  a dit que sa démission du RFD résulte d’une réflexion murie car en boycottant les élections ce parti s’est privé de tout cadre d’expression légale (Assemblée ou  Senat)  et ainsi sera absent de tous les débats qui engagent les  intérêts du pays.  Donc après analyse mon choix s’est porté sur le parti El Wiam et ce ralliement conclura t il aura son impact sur le second tour du 21 décembre »

Le secrétaire général du pari, Idoumou Ould Cheikh dira que ce ralliement est une preuve supplémentaire  du besoin de changement auquel aspire la population et qui s’est manifesté dans les résultats  du premier. Il a invité les militants à la vigilance et surtout à une mobilisation sans faille pour ne pas se laisser rouler par les adversaires.

 

 

 

 

 



Zouerate – Fraude électorale : Des bulletins de vote favorables à l’APP hors du siège de la CENI – [PhotoReportage]

Zouerate - Fraude électorale : Des bulletins de vote favorables à l’APP hors du siège de la CENI - [PhotoReportage]Lors d’une conférence de presse organisée par l’APP dans son siège ce matin. Le Maire de Zouerate et candidat de l’APP aux élections municipales a dévoilé à la presse et à l’opinion publique nationale et internationale des bulletins de vote utilisés lors du scrutin du 23 novembre dernier qui ont été égaré par la CENI. Ces bulletins étaient favorables à l’APP.

Cette révélation montre une fois de plus la partialité de la CENI et son irresponsabilité qui sont aujourd’hui à l’origine de cette situation de crise que connait la ville de Zouerate qui est le poumon de l’économie nationale.

Après avoir trouvé des bulletins de vote favorables à son parti hors des urnes, à un moment ou celui-ci a déposé un recours pour le recompte des voix, Yacoub Ouls Salem Vall a affirmé qu’il n’est plus question de recompte des voix et demande l’annulation du scrutin du 23 novembre au niveau de la ville minière.

Les représentants de TEWASSOUL, AJD/MR, El Wiam et RAVAH sont venu soutenir l’APP, ils ont tous déclaré que les irrégularités enregistrées enlèvent à ce scrutin toute validité.

Il y’a lieu de rappeler que les présidents de bureaux n’avaient pas remis de PV aux représentants des partis politiques, les urnes n’ont pas été celées; pour celles qui l’ont été cela a été fait avec le même numéro de série (03). Plusieurs bulletins de vote ont été découverts hors du bâtiment de la CENI. Il n’y a donc aucun doute que les urnes ont été ouvertes.


Avec Cridem, comme si vous y étiez…

Zouerate - Fraude électorale : Des bulletins de vote favorables à l’APP hors du siège de la CENI - [PhotoReportage] dans article

 dans article

source cridem
 



une journée dans un BV

2008-02-18 05.07.31                                                                                                                                                                                                                                                                        un bureau de vote ça a une independance totale et dans le guide juridique remis par la CENI il y est écrit: un bureau de vote est une institution independante, une juridiction temporaire aux pouvoirs étendus en matiere de vote;

c’est le chasse gardé du tout puissant président du bureau  à qui toutes les prérogatives sont accordées , en fait c’est une république AUTONOME le temps que dure le vote. on ne peut y entrer que muni d’un mandat dument signé par la CENI; le président à droit de vie ou de mort sur tout ce qui se trouve à l’intérieur(les assesseurs, les urnes , les représentants des partis, les bulletins de vote et même l’électeur qui des qu’il franchit le seuil du tabernacle tombe sous sa juridiction.

Bref cette journée est celle des présidents, certains se croit investit d’ une mission divine et que sans eux nous ne verrons pas le bout du tunnel.

Les urnes c’est l’expression d’un choix mais un President peut en cacher un autre.



Ces élections là

Chez nous une é2013-06-27 10.50.33élection est par définition source de tiraillement de division et surtout d’une mobilisation sans précédent de la tribu.

Mais ces élections là il y a une partie de la tribu qu’on appelle « radicale » qui  a décide de rester en dehors du jeu alors que faire de ces milliers de voix restées en rade? Alors que l’autre partie, dite modérée y participe. De facto ce 23 novembre on s’est réveillé avec un pays de facto divisé en deux : les votants et les boycotistes .

Les premiers après deux semaines intenses de campagne électorale n’arrivent plus à tenir sur pied alors que les autres se prélassent dans leurs matelas en attendant le verdict des urnes qui pour eux est connu d’avance.

Et dans les deux cas chacun d’eux a accompli son devoir civique. Lol

Le devoir civique est un acte à plusieurs variantes et qui dépend du lieu, du temps et surtout  de la nature du pouvoir en place



Derniers commentaires

Articles récents

53ème anniversaire d’Indépendance : de Moktar à Aziz, un demi-siècle de partage inégal du pouvoir

53ème anniversaire d’Indépendance : de Moktar à Aziz, un demi-siècle de partage inégal du pouvoirMoktar et Aziz sont nés, tous deux, au mois de Décembre, Moktar le 25 et Aziz le 20, avec 32 ans d’écart. Le premier, Avocat de formation, a ‘’reçu’’ le pouvoir des mains de la France, ancienne puissance coloniale, en tant que Premier Ministre, en Novembre 1960, à l’âge de 36 ans.

Il sera élu, un an plus tard, par l’Assemblée nationale, Président de la république. Le second, militaire de carrière, s’est ‘’offert’’ le pouvoir, détenu alors, par un Président élu, le 6 Août 2008, à l’âge de 53 ans.

Il se fera élire, Président de la République, un an plus tard. Les ‘’similitudes’’ s’arrêteront là. Mais, on s’en doute, entre ces deux dates, Novembre 1960 et Août 2008, quasiment un demi-siècle, bien des choses se sont passées en Mauritanie.

Durant les 10 premières années d’indépendance (1960-1970) les élites nationales, toutes communautés et toutes tendances politiques confondues, ont tenté de jeter les bases d’un Etat Mauritanien, au profit duquel elles ont volontairement mis de côté leurs divergences sur ‘’la Mauritanie’’, telle que chacun la voulait.

L’événement politique majeur, que l’on peut retenir de cette décennie d’indépendance, est la création par les gouvernants de l’époque, du Parti du Peuple Mauritanien (PPM), parti unique hors duquel, toute expression politique était tout simplement prohibée. La réaction, logique, à tant d’exclusivité au profit d‘une seule formation politique, ne s’est pas faite attendre.

Les nationalismes (chauvin et étroit) et l’internationalisme prolétarien, commencent, chacun, à affirmer son identité idéologique et sociale. A défaut de pouvoir inscrire leurs actions dans un cadre politique légal (inexistant), tous ces groupes ont investi les syndicats, professionnels et scolaires, seul cadre bénéficiant d’une certaine légitimité de revendications.

Pour juguler un tel engouement pour le syndicalisme, le régime et son parti unique décrètent, purement et simplement, l’intégration de l’UTM, unique Centrale syndicale existante, au sein des fameux ‘’mouvements parallèles’’ du PPM (travailleurs, femmes et jeunes).

Cette confiscation totale de toute forme d’expression, hors des canaux définis par le pouvoir, va marquer toute la deuxième décennie de l’indépendance, caractérisée par des luttes politiques ouvertes et diverses formes de répressions allant des arrestations, de l’emprisonnement et des procès, ponctués par les licenciements des travailleurs et les ‘’coupures’’ de bourses d’ étudiants.

Cette répression, loin de décourager les mouvements politiques, a, au contraire, servi de cataliseur à plus de radicalisme, de combativité et surtout à l’élargissement de l’audience des contestataires au sein des populations déshéritées, chassées par la sécheresse jusqu’aux portes des grandes villes.

C’est au cours de cette période que la dialectique ‘’répression-liberté’’ fût transposée sur le terrain de la lutte politique, par le célèbre journal clandestin ‘’Seyhatt El madhloum’’ : We mina eddhoulmi touledou elhourriyatou (…et de la répression naissent les libertés), se transformant rapidement en ‘’slogan’’ mobilisant des milliers de jeunes, de femmes et de travailleurs.

La rue était devenue l’école du courage et du patriotisme, où les organisations d’étudiants, de travailleurs et de ‘’Tekoussous’’, s’empressaient pour faire valider leurs lettres de noblesse.

Cette deuxième décennie d’indépendance, aura aussi été celle des grandes réformes, politiques et économiques, qui eurent pour noms : création de la monnaie nationale, nationalisation de la MIFERMA, révision des accords de défense avec la France et l’ouverture du PPM aux autres mouvements politiques, quasiment clandestins (le grand compromis historique, disaient certains).

Hélas, c’est dans l’euphorie de telles réformes, rapprochant pouvoir et opposition, que fût concocté le projet d’annexion du Sahara Occidental, qui se solda par la guerre fratricide et ses conséquences désastreuses. …Et vinrent les militaires .

C’est au crépuscule de cette ‘’belle décennie’’, de luttes et d’acquis, que l’Armée a pris le pouvoir, mettant ainsi fin à l’ancien régime et à la guerre du Sahara. Elle mit fin, aussi, au semblant d’Etat, d’Administration et d’ébauche de démocratie, que le pays avait réussi à bâtir.

En lieu et place, les régimes militaires qui se sont succédés au pouvoir, ont ramené avec eux tout ce que le pays comptait comme traditions et pratiques tribales, ethniques, claniques et de non-respect pour la chose publique.

Ce retour vers le pire, a produit comme un effet d’hypnose sur tout ce que le pays comptait comme ‘’forces patriotiques’’ qui avait combattu, et battu, politiquement, l’ancien régime. Les noirs se sont retrouvés des noirs, les arabes se sont retrouvés des arabes, mais aucun membre des deux communautés n’a plus retrouver son statut de citoyen Mauritanien.

C’est dans cette confusion et de perte d’identité commune, que des Mauritaniens se sont retournés contre d’autres Mauritaniens, les prenant pour des étrangers, des immigrés, des ennemis. Un tel régime a duré plus de douze ans. …Puis, ce fût la Baule .

Avec l’ouverture démocratique, devenue une des principales conditionnalités d’accès à l’aide au développement, le régime militaire concéda les ouvertures des années 90, couronnées par la nouvelle constitution et le multipartisme.

Face à un tel ‘’miracle’’, les rares formations politiques, dont les bases n’avaient pas été mises au service de l’armée (Structures d’éducation des masses et autres milices) ont tenté de sortir de la semi-clandestinité imposée par une sorte ‘’couvre feu politique’’, depuis 1978.

De nouvelles velléités de constitution de partis politiques se sont également manifestées autour de personnalités souvent issues de l’ancien régime civil. Ce fût aussi l’occasion pour le Chef de l’armée de l’époque, Chef de l’Etat par la force des choses, de se mettre de la partie et de penser à se civiliser.

Deux grands pôles virent le jour : le PRDS (militaire) et le FDUC-UFD (démocratique). La discipline faisant souvent la différence principale entre les militaires et les civiles, le PRDS prit de l’avance en se dotant rapidement de structures, de militants et de moyens (ceux de l’Etat) à la hauteur de l’enjeu.

Les premières élections, de l’ère démocratique, furent ‘’gagnées’’ par les militaires et leurs sympathisants, structurés au sein du PRDS, renforcé par des cadres de l’AMD et de certains courants panarabistes.

En face, une opposition, frustrée par de tels résultats artificiels et affaiblie par son hétérogénéité intrinsèque, tente de se restructurer, sans succès. On revient aux anciennes alliances d’avant l’Armée, pour transformer El Hor en AC, les anciens du PPM en UFD-Ere nouvelle, les nationalistes étroits en FLAM et le MND (originel) en UFP.

Quelques parti-satellites (RDU, UDP, SAWAB) graviteront au tour de la Comète PRDS, sans lui, être totalement soumis.

Un parlement élu, dans les mêmes conditions de priorité à tout ce qui est militaire, se met en place avec quelques députés venus des formations dites de l’opposition, qui tenteront de faire atténuer le monolithisme ambiant.

Cette situation, contre nature, pour certains militaires que le PRDS n’a pas choyés, crée de nouveaux appétits (peut-être même de nouvelles ambitions) qui se traduiront, en 2003 par le coup de force des ‘’Cavaliers du changement’’.

Ces événements, qui ont interpellé les partis d’opposition, autant que le régime militaire lui-même, n’ont pas trouvé le soutien et l’enthousiasme auxquels ils estimaient avoir droit auprès des populations. En revanche, le coup manqué des compagnons de Ould Hanana ébranla le système PRDS, le mettant en situation de déconfiture, lente mais décisive. …Et tout recommence, avec le CMJD.

Les premiers à prendre conscience de la cassure du grand ressort qui faisait la force de Maawiya, sont bien évidemment, ceux qui étaient chargés de sa sécurité, au niveau le plus proche. Dans la discrétion qui caractérise ceux qui sont chargés de la gestion des renseignements, une action pour remettre le pouvoir militaire sur de nouveaux rails, se mit en route.

Le 6 Juin 2005 devait en connaître le dénouement, dans le calme et le succès habituels, qui caractérisent les changements de pouvoir en Mauritanie.La ‘’réponse’’ de l’opposition à cet énième coup d’Etat d’un militaire contre un autre militaire, fût bien moins nuancée que celle réservée aux cavaliers du changement, puisqu’elle s’est traduite par un soutien spontané et entier.

Le héros, et principal artisan de ce coup de force, le Colonel Mohamed Ould Abdel Aziz, choisit de ‘’rester dans l’ombre’’, pour mieux tirer les ficelles qui conduiront, suivant une partition jouée sans fausse note, au choix du futur Président qui allait lui permettre d’accéder au grade de Général, de la manière la plus légale, puis de réaliser son objectif final, consistant à déposer ledit Président , et à occuper son fauteuil, avec la caution et le soutien de la célèbre’’ Kétiba’’ parlementaire.

Ce sera, la première fois où l’opposition, à une exception prés, mais de taille, refusera d’apporter son soutien à un coup d’Etat militaire, en Mauritanie.Le Front National pour la Défense de la Démocratie (FNDD), se constitue et engage une épreuve de force contre le nouvel homme fort de l’armée et pour le retour au pouvoir du Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

Cette épreuve durera un peu plus d’une année et aboutira au ‘’compromis’’ (accord pour certains) de Dakar, qui légalise la candidature, dont la campagne électorale était déjà bien avancée, du général Aziz, à la Présidence de la République.

Ainsi, le 18 Juillet 2009, Mohamed Ould Abdel Aziz est élu, 6éme Président de la république Islamique de Mauritanie, en 49 ans d’indépendance.Quatre ans après cette élection, et alors que son premier mandat est largement entamé, le Président Aziz et l’opposition démocratique n’ont toujours pas réussi à se mettre d’accord sur une formule consensuelle pour la gestion du pays.

eules les deux fiertés démocratique de cette période, que constituent l’Assemblée nationale et la presse indépendante, permettent de garder l’espoir de voir s’instaurer une véritable démocratie en Mauritanie.

Ould Ehlou

source CRIDEM


EL Wiam : Communiqué

El wiam exprime sa vive inquiétude sur le sort de ses résultats dans plusieurs circonscriptions électorales et se réserve le droit, le moment opportun, en concertation avec les autres partis de l’opposition, de préciser la nature et le contenu de son attitude par rapport à ces manquements qui ont émaillé l’opération électorale et, dans plusieurs cas altéré le choix de l’électeur.

• Dors déjà El wiam déclare avoir remporté l’élection à Rosso (commune et députation) perturbée par les tentatives répétées, avec la complicité des responsable locaux de la CENI, de modifier ses résultats et de conduire, par manipulation des bulletins nuls, à un deuxième tour.

El wiam déclare également avoir remporté la députation à Mederdra et à Keur-massen, l’UPR cherchant par tous les moyens, y compris la corruption, à modifier en sa faveur ces résultats.

El wiam s’insurge contre l’implication et la complicité des autorités locales et des forces de sécurité, contre les achats de conscience, l’implication manifeste et les pressions exercées par des hauts gradés de l’armée, tout ceci ayant faussé et dévoyé le résultat dans les circonscriptions suivantes :

Wedan : implication à la dernière minute des forces de sécurité dans les opérations de vote et séquestration des urnes, interpellation de nos représentants pendant une douzaine d’heures afin de les obliger à signer les procès-verbaux.

Akjoujt : débauche illégale de moyens, implication et pression des hauts gradés de l’armée et des fonctionnaires, transport massif de populations non originaires de la région, menaces à l’endroit de communautés et de villages entiers.

Bir Mogrein : implication du Hakem et de l’armée empêchant nos électeurs de voter et exerçant des pressions et des menaces inadmissibles sur les populations afin de voter UPR.

Walata : Tentative de changer les résultats pour conduire à un deuxième tour au niveau de l’élection municipale.

Kiffa : retard dans la transmission des résultats afin de modifier l’ordre sur la liste législative et fraudes électorales au niveau de la commune de Legrane par délivrance de plusieurs bulletins par le président du bureau permettant un vote multiple et conduisant un deuxième tour injustifié.

Bouhdida (Aleg) : retard manifeste dans le dépouillement des résultats du bureau n° 2 de la dite commune ;

Djigueni : Implication directe du Hakem de la moughataa pour l’obtention auprès de la CENI des procès verbaux des bureaux de vote ainsi que ses visites répétitives et intempestives dans les locaux de celle-ci, alors que ces comportements ne sied pas à sa qualité d’autorité administrative et ne rentre pas dans ses prérogatives. Enfin le retard constaté dans la transmission des résultats des scrutins

Il ne s’agit là que de quelques exemples dont la gravité n’échappe à personne ; notre parti, nous l’avons déjà dit, n’acceptera pas que ses efforts afin que soit organisé dans notre pays un scrutin honnête ne soit rendus vains par le comportement irresponsable de quelques-uns dont la seule préoccupation est, en se mettant dans les grâces supposées du pouvoir, de satisfaire des intérêts personnels.

La commission de communication d’ ELWIAM

Le 25/11/2013

 

Articles plus anciens

Rosso : Pour qui sonne le glas

ROSSO LA CITADELLE ASSIEGEE

Rosso : El Wiam confirme sa suprématie

Les leçons de la campagne

El Wiam renforce sa position

Zouerate – Fraude électorale : Des bulletins de vote favorables à l’APP hors du siège de la CENI – [PhotoReportage]

une journée dans un BV

Ces élections là

53ème anniversaire d’Indépendance : de Moktar à Aziz, un demi-siècle de partage inégal du pouvoir

EL Wiam : Communiqué

Drama Noise |
Le rugby et plain d'autre t... |
ASSOCIATION HISTOIRE MILITA... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | asiasialarabi
| Rêve Vole Vers Un Nouveau M...
| Les vidéos chocs de l'actu