Rosso : Quand les éléphants se battent c’est l’herbe qui en pâtit

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La campagne électorale cette année à Rosso revêt les allures d’un combat de titans. D’un côté les candidats du parti El Wyam, représentés par les richissimes hommes d’affaire Sidi Mohamed Diarra (municipale et législative) et Moutaly pour les sénatoriales. De l’autre les candidats de l’UPR(Bomba ould Dramane et Moussa Diop) chapeautés par le tout puissant sénateur  de Rosso Mohamed El Hacen Ould El Hadj dit Mohcen. Ainsi les autres partis dont les moyens sont limités sont emportés par cette démonstration de force. Partout dans la ville les tentes à l’effigie des candidats et les posters géants sont omniprésents. Les deux camps rivalisent dans le déploiement des moyens.

C’est El Wiam qui ouvre le bal en organisant un meeting à son siège sis à Satara Pour un coup d’essai ce fut un coup de maitre. La mobilisation était au top et l’organisation aussi n’était pas en reste. Devant une foule acquis à sa cause Sidi Diarra a décliné son programme et en  a surtout donné les priorités : santé, éducation assainissement.

Sur la santé il a déploré l’état défectueux de l’hôpital régional de Rosso qui est un véritable mouroir à la fin de l’hivernage ou le taux des cas de paludisme atteint le pic les patients étaient réduits à se coucher par terre faute de places ceci est inacceptable, dira-t-il. Les écoles ne sont pas en reste et surtout le college1 de Rosso en état de délabrement avancé et dont les élèves font la double vacation avec ceux du lycée ; il faut noter au passage que les locaux du lycée de Rosso regroupent outre les élèves du collège et du lycée, ceux de l’école de santé et le lycée de l’excellence, tout ce beau monde dans le même établissement ça fait forcement désordre.

Pour l’assainissement Sidi Diarra s’est engagé à faire de Rosso une ville propre et il a surtout insisté sur le fait que souvent quand on parle de la commune de Rosso on oublie que les limites de  la commune ne s’arrête pas à Rosso et que les villages environnants ont aussi des difficultés. Il a aussi soulevé le problème de manque d’eau Comment peut-on concevoir que des populations habitants sur la berge du fleuve souffrent d’un manque d’eau potable alors que nous ravitaillons Nouakchott en eau ? Le problème du foncier a été aussi abordé on donne nos terres aux diplômés chômeurs alors que les propriétaires ne reçoivent même pas un hectare au-delà des diplômés chômeurs c’est la politique agricole qui est remise en cause

Bref Sidi en véritable fils du terroir a prouvé qu’il vivait le quotidien des populations et qu’il est prêt à relever le défi si on le portait à la commune. Il a conclu en expliquant à son auditoire comment l’ex député et richissime homme d’affaires a atterri à Wiam ; à son arrivée au parti  il nous a dit que son ralliement était inconditionnel et qu’ il mettait son électorat et ses moyens financiers à notre dispositions.

Les adversaires d’El Wiam notamment l’UPR privilégie encore les visites de proximitéles et se disent confiants et que Rosso tombera dans leurs escarcelle. Peut-être que le sénateur qui est aussi un fin politicien a plus d’un tour dans sa poche pour remporter les éléctions.

NDIAYE



Cinq agents du GGSR radiés de leur corps


Cinq agents du GGSR radiés de leur corpsLes cinq agents du GGSR (groupement général de sécurité routières) présumés impliqués dans le viol d’une sénégalaise a Nouakchott, ont été radiés de leurs corps. L’affaire est en instruction.Les agents du GGSR appelé aussi (Misgharou) ont comparu une première fois devant le juge d’instruction du sixième cabinet. Ils attendent la deuxième audition.

Trois des agents sont accusés de viol et les deux autres de « non dénonciation de crime.» Les agents ont enlevé la sénégalaise pendant une de leur patrouille.

source CRIDEM



Rosso : Fassa demande à ses militants de voter UPR

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Dans le cadre de la campagne électorale et surtout de l’éviction du maire actuel, toute sorte de rumeur a circulé sur son compte au point que le maire a tenu à mettre les points sur les « I » :

Ainsi il a convoqué une réunion à son domicile le jeudi 7 novembre à quelques heures de l’ouverture officielle de la campagne. Ses partisans ont répondu en masse et la cour de la maison était exigüe pour contenir tout ce beau monde. Dans son allocution le maire a tenu tout d’abord à remercier toutes les personnes qui l’ont accompagnée durant son mandat de loin ou de près. Ensuite il les a exhortés à se mobiliser pour que les candidats de l’UPR passent, en rappelant au passage ses liens de parenté avec Bombe Ould Dramane et Moussa Diop. « Mon éviction de la liste des candidats n’exclut pas que j’adhère au parti et respecte la décision du parti, donc ceux qui ont cru à moi et m’ont accompagné, m’ont soutenu et ont tout mis en œuvre pour ma réussite  je demande de voter pour le candidat de l’UPR car Fassa est encore l’UPR. Certaines rumeurs disent que je crains un audit c’est pourquoi je n’ose pas démissionner du parti ; la devant vous je vous dis que je suis le seul maire en Mauritanie à avoir subi cinq contrôle 3 contrôle d’état et deux contrôles de l’IGE et j’en suis sorti clean, ce n’est pas aujourd’hui que je craindrais un audit ; c’est ma conviction qui fait que je reste au parti. La seule crainte que j’ai c’est celle de Dieu.

Lui succédant Fatah Gueye reviendra sur leurs  parcours politique et surtout les différents duels qui l’ont opposés au maire alors qu’ils étaient adversaires, aujourd’hui beaucoup disent que l’électorat wolof est mécontent de l’éviction du maire et qu’ils feront un vote sanction. La devant vous je vous le dis les wolofs iront voter en masse et voteront UPR. Tous les intervenants ont abondé dans ce sens et certains ont laissé éclater leur colère « nous n’approuvons pas l’éviction de Fassa nous en sommes très affligés mais vu qu’il nous le demande nous le ferons pour lui et non pour le l’UPR ».

Un moment d’émotions intenses, un vibrant hommage a été rendu au maire par plusieurs notables et des jeunes

Très attendues à cette réunion la délégation est venue avec une heure de retard mais ont eu échos de tout ce qui a été dit et ont exprimé leur satisfaction pour cette disponibilité.

Il faut dire que dans les grandes démocraties le mot d’ordre d’un président de parti n’est pas effectif alors on en droit de se demander quel moyen de pression dispose le maire pour tenir son pari?

 

 

 



vacciner c’est sauver des vies

Depuis l’incident de Rkiz ou deux enfants ont perdu la vie, et la mediatisation à outrance de cette affaire, le taux de couverture vaccinale dans cette zone est en  regression. En effet dans ce milieu essentiellement rurale le vaccin est bien mortel autant ne pas exposer ses enfants. Alors que le risque réside dans le fait de ne pas les vacciner. et face a cette situation de blocage les autorités sanitaires ont pris l’initiative de s’appuyer sur la presse via le réseau ds journalistes amis de la vaccination ( REJAV).

Dans ce cadre un atelier a été organisé a Rosso le 27 et 28 octobre dans les locaux de l’hopital regional de Rosso au profit d’une dizaine de journalistes de



Meurtre de Kadji TOURE : colère…

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Le martyr enduré par la petite ( 6 ans!) Kadji TOUREvient, encore une fois, nous rappeler la part sombre de l’humanité, dans toute sa dimension cruelle. Violée, assassinée, son corps abandonné…

Il émeut profondément, encore plus que d’autres viols et meurtres. Il émeut en cela qu’il renvoie chacun d’entre nous à ses propres peurs, ses propres perceptions. Tout le monde, dans cette barbarie, s’identifie à la victime et aux parents de la victime : parents, oncles, frères, grands parents…Chacun y perçoit l’horreur absolue des faits et imagine ses propres enfants. Tout le monde ressent alors cette peur inconsciente des dangers que courent nos enfants, livrés à la merci de prédateurs sexuels.

Ceux là sont partout : à la plage où ils peuvent « mater » les jeunes enfants, devant les écoles, dans nos familles parfois, dans nos quartiers.

Chacun d’entre nous peut « vivre » la calvaire de Kadji, l’horreur, la douleur, la terreur, les déchirures, la pénétration forcée, l’agonie, l’incompréhension qu’a du ressentir cette malheureuse enfant soumise à la barbarie primaire, première : la violence à l’encontre d’une petite fille.

Et, par delà cette petite fille, la barbarie exercée à l’encontre des êtres considérés comme plus fragiles, à savoir, nous les femmes.

Le meurtre atroce de Kadji n’est qu’un meurtre de plus, à ajouter à la longue liste des meurtres et/ou viol envers des femmes.

Chacun d’entre nous se dit «  et si ça avait été ma fille? », ou « mon fils » car, notre pays étant semblable aux autres, de nombreux petits garçons sont victimes de viols aussi.

Il a fallu longtemps à la société mauritanienne pour s’émouvoir des violences sexuelles et des meurtres.

Le meurtre qui a réveillé les consciences fut celui de Penda SOGUE, les mauritaniens « découvrant » que la violence pure, absolue, existe chez nous. Là aussi le fait que la jeune femme assassinée était enceinte n’a pas été étranger à l’émotion et à l’empathie.

Et à la colère…. Colère et incompréhension. Colère et exigence de justice, de protection des citoyens et, parmi les citoyens, des plus faibles et vulnérables d’entre eux, les enfants.

Et à l’exigence de réponses de la part des autorités publiques…

je ne le répéterai jamais assez : malgré les apparences, ces violences ont toujours existé. Faire croire que la pédophilie n’existait pas avant est le meilleur moyen de biaiser des tentatives de réponses et de réactions juridiques de lutte contre ce fléau. La pédophilie fut un fait, « maquillé » sous des couleurs religieuses : les mariages précoces en sont un exemple… Mais que des gamines de 12 ans parfois, aient été mariées à des hommes murs n’émouvaient pas jusqu’à une période récente. Et ces mariages précoces ont encore leurs défenseurs….

Pendant des décennies nous avons tous entendu ces histoires de maîtres coraniques pratiquant des attouchements sexuels sur certains de leurs élèves….

Pendant des décennies la justice a ergoté sur le terme de viol, confondant Zina et pratique criminelle. Je suis d’une génération où la société blamait la femme violée au motif que «  si elle a été violée, c’est qu’elle l’a cherché », argument tueur et pervers qui faisaient des bourreaux des quasi victimes et des victimes des accusées. Pendant des decennies la justice n’a pas condamné assez durement les violeurs, laissant se développer ainsi un « permis de violer », un sentiment d’impunité chez les prédateurs sexuels. Confits que nous sommes entre religion, interprétation, pratiques sociales, « coutumes », nos autorités ont fait le grand écart, ergotant à l’infini : comment pouvaient elles, alors, faire la différence entre « viol sur petite fille mariée légalement » et viol sur une femme quelconque? Perclus de contradictions, reflets de nos sociétés, et d’hypocrisie nos législateurs ont édicté des textes de lois qu’ils n’ont pas appliqué. Ménageant ainsi la chèvre et le chou entre la Loi et les autorités religieuses, entre la Loi et les pratiques sociétales….

Et, au mlieu, les violeurs s’en sortaient quasiment toujours. S’en sortent quasiment toujours, parfois sur pressions et manoeuvres de sa famille…

L’arsenal juridique existe. La Loi prévoit des sanctions extrêmement dures envers les violeurs.

A la justice d’appliquer ces lois.

Sinon que restera t’il du martyr de Kadji, à part une vague d’indignation qui retombera dans quelques semaines, une actualité macabre en chassant une autre?

Que restera t’il de cette petite fille qui a eu le malheur de croiser la route d’un prédateur?

Que restera t’il du souvenir des dizaines de femmes ou de petites filles qui ont été violées avant elle?

Mariem mint DERWICH

Pour Kassataya le 29/10/2013
source Kassataya



le Hakem de Rosso taxé de racisme

Le nouveau wali du trarza , dans le but de rapprocher les administrés de l’administration a organisé une reunion a la maison de la femme de Rosso. la population a répondu present et a sans detour posé les problemes auxquels ils sont confrontés. En tête l’enrôlement et les tractations administratives qui font que beaucoup de personnes n’arrivent pas à se recenser. Et à ce sujet un vibrant hommage a été rendu au wali sortant et actuel ministre de l’intérieur et de la décentralisation , pour son objectivité son sens de l’état et surtout son équité les citoyens étaient tous égaux pour lui. et a propos de traitement des citoyens certains intervenants ont denoncés les pratiques ségrégationnistes voire racistes du Hakem qui refuse de signer tout extrait dont le nom est a connotation négro africain. En effet depuis son installation le hakem trouve toujours un subterfuge pour recaler certains papiers. La preuve un jeune ayant tenté tout n a pas reussi a faire  signer ses papiers a fini par se rabattre sur un ami qui a un parent hakem quelque part  dans l’est du pays; ce dernier a appelé le hakem de Rosso pour que la situation se décante. Ces pratiques d’un autre age doivent être bannie de notre administration ? et les fauteurs doivent être relevés immédiatement. Comment un administrateur de surcroit un Hakem peut il nier la multi-ethnicité de la Mauritanie tout ce qui n’est pas Ould ou Mint prete  confusion?

l’autre sujet récurrent ausi fut celui du retrait de la carte d’identité beaucoup d intervenants ont affirmé que le paiement de mille ouguiya pour le retrait de la carte a ouvert la porte à l’achat des voix. En effet des sommes importantes sont decaissées par les differents protagonistes pour engranger le maximum d’electeurs.

Enfin certains parents se sont plaints des heures impossiblesimposées aux collegiens et aux et ceci faute de classes. le college dont la refection était prevue depuis le mois de juin et d’ailleurs certains eleves du college ont composé par anticipation par rapport au calendrier fixé par le ministere mais rien n a été fait. Et aujourd’hui c est les parents d ‘eleves qui sont face a une situation ingerable

 

 

 

 



reaction sur CRIDEM d’un lecteur sur l article Élections municipale à Rosso : Dieuk et Breun exclus de la liste UPR

09/10/2013 13:46

Ne vous en faite pas M. Fatah Gaye, l’électoral Ouolof jouera la dernière carte des élections municipales, d’ailleurs selon la forme avec la qu’elles les implantations de l’UPR ont été opérées à Rosso, ils sont fortement confronté à la récolte des erreurs commises sur le cas de certains leaders et autres sensibilités politiques ouolofs de Rosso. Nous avions bien suivi le cas du Maire de Rosso qui inévitablement a était écarté des jeux depuis les implantations.

Le cas de cheikh O/ Maouloud en était un autres. Alors, il fallait liquider les autres comme vous Fatah et autres. Tous ceux-ci orchestrés par un seul individu qui veut arracher la commune en calculant l’étape sénatoriale, par tous les moyens. (Mohcen Elhadj). Seulement, il faut bien arrêter d’être victimes de ces faux calculs visant à affaiblir nos valeurs communautaires.

En réalité l’électorat Ouolofs qui se trouve être très importante pour les élections Municipales doit sanctionner de l’UPR à Rosso. De cette manière, tous les villages et leaders politiques ouolofs regarderons en face l’intérêt de notre commune comme toutes autres. Le non reconduction du professeur Fassa et d’autres leaders de Rosso de la liste communale ne sera pas digéré facilement.

A propos de cette même liste, nous n’avons pas vu M. Mame Djiby un grand acteur politique très engagé dans l’intérêt de Rosso et pour la réussite de l’upr : Habib gueye, tifakha tous ont été écartés de cette liste.

Compte tenu de la liste communale, d’ailleurs très décevante, car cette liste montre directement l’échec de l’upr à Rosso. Tout a été fait et dit par le parti au pouvoir pour imposer aux Rossossois la candidature de Bombe O/ Daramane comme tête de liste, auquel son comportement de tous les temps en tant que Ministre était caduc en terme d’approche envers les Rossossois. Il est domicilié à Tiguinte au lieu de Rosso, voyez –vs chère population de Rosso ?

Si aujourd’hui ce dernier était acidulé par le fauteuil du Maire, il aurait du parfaire une bonne approche vis-à-vis des Rossossois, mais c’est vraiment dommage et trop tard. Donc on peut noter que celui-ci est un candidat imposé aux Rossossois au détriment de ceux qui l’on toujours mériter. Dans cette optique, la communauté Ouolof, particulièrement les leaders au sein de l’upr, ont été vainement courtisés pour être les victimes de leurs propres les éloignements.

Il reste alors la dernière carte des ouolofs et autres leaders très frustrés qui de tous les temps représente un électorat important, afin de mettre l’upr devant le fait accompli.

Cette candidature « indécente  » de Bombe O/ Dramane contre le Professeur Fassa ou même d’autres acteurs risque fort bien de faire chavirer le bateau de l’UPR. Devant l’échec des détours, artifices démocratiques et machinations, il n’y a plus que l’intimidation

C’est ainsi que ce que tout le monde redoutait arriva : Les cadres politiques Rossossois ont tort, pour se laisser traiter comme des incapables, ils seront toujours là pour défendre un système qui ne dit pas son nom et à confondre les marchands de guerre, mais les autres parti de l’opposition vivants pourront au moins tirer la leçon et refuser à l’avenir de servir autrement les opportunités de la commune de Rosso en concrétisant des électorats surs et avérés.

Nos leaders qui se sont aventuré de cette pratique de division pour mieux régner se sont cassé les dents aujourd’hui et de cette manière les seules victimes sont les nouvelles générations.

Benji Noura

source Cridem

Ceci est un commentaire d’un lecteur de Cridem mais il est tellement d’actualité que je n ai pas résisté

 

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Début d’exécution des travaux du projet d’adduction d’eau a Chegara

R’gheywat est une localité située à l’est de Rosso, mais malgré sa proximité de la capitale régionale et chef-lieu de la commune cette localité  depuis  des années  remue ciel et terre pour avoir accès à l’eau potable.  Pour qui connait la localité avoir de l’eau potable relève du miracle. En effet la population utilise l’eau  du bras du fleuve situé a deux kilomètres du villages, et pendant l’hivernage l’accès au bras étant impossible elle est réduite à se rabattre sur les canaux d’irrigation des périmètres agricoles qui bordent le villages et cela avec tous les dangers que cela comporte.

Aujourd’hui cette population pousse un ouf de soulagement car le rêve devient réalité grâce à la coopération décentralisée de la commune de Rosso.

En effet  le début d’exécution  des  travaux  a été lancé par le maire accompagné d’une forte délégation le samedi 5 octobre. A l’accueil les populations des trois agglomérations concernés par ce projet R’gheywat, Chegara et Rabbani. Le maire et son staff ont expliqué à la population l’importance de ce projet et son impact sur les populations en retour les représentants des trois localités ont exprimé toute leur gratitude au maire et l’ont remercié de l’intérêt et de la bienveillance qu’il porte à leur endroit

Le projet comprend une  station de traitement avec un château d’eau d’une capacité de trente mètre cube, un réseau  d’adduction  d’eau potable d’une longueur de huit kilomètres,  il y a aussi la réfection du local technique existant déjà à Chegara, et la réalisation d’une clôture grillagée pour la protection. Deux bornes fontaines sont prévues à R’gheywat et Rabbani (Chegara en possède déjà un) a noter que des branchements sociaux sont prévus a Chegara et R’gheywat.

L’enveloppe financière est évaluée à environ soixante-dix millions d’ouguiya financé par la Facilité Eau (U.E) cofinancé par la commune, SEDIF, APAUS.

Le maitre d’ouvrage délégué est le GRET et l’exécution des travaux est assurée par la SOMIBA.

La fin des travaux est prévue dans quatre  cinq mois.

 

 



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Mali : Le corps sans vie du chef de sécurité du général Sanogo retrouve

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Par Infos du Mali | 10/10/2013 | 11:50:54
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Mali le 10 octobre 2013 – L’indicateur du renouveau – Une semaine après la mutinerie d’ex-éléments de la junte, le corps sans vie du chef de sécurité d’Amadou Haya Sanogo, le lieutenant Dramane Sissoko, a été retrouvé le vendredi 4 octobre 2013, à Kati, non loin du centre de santé de référence de la ville-garnison. Informé 4 jours plus tard, ses parents vont procéder demain vendredi à son inhumation à Banankoroni.

Le vendredi 4 octobre dernier, les habitants de Kati ont fait la découverte macabre du corps sans vie du chef de sécurité du capitaine Amadou Haya Sanogo. Cette découverte est intervenue plusieurs jours après la disparition du lieutenant Dramane Sissoko. A-t-il été exécuté ? Qui en est donc l’auteur ou le commanditaire de sa mise à mort?, telles sont les questions que ses proches et ses camarades se posent.

En tout cas, selon sa famille, le lieutenant Sissoko aurait reçu dans la nuit du vendredi 4 octobre aux environs de 19 heures un appel téléphone qui l’invitant à son poste. En partant, il a informé sa fille. Selon nos sources, l’appel a été fait au nom du général Amadou Haya Sanogo et l’appelant aurait exigé du lieutenant Sissoko de se présenter en tenue de ville. Ce qu’il a fait.

Après deux jours sans nouvelle, sa famille a commencé tout naturellement à chercher ses nouvelles. Après 4 jours de recherche, soit le mardi 8 octobre dernier, sa famille a appris par des individus et sur les antennes d’une radio locale, la présence d’un corps non identifié au centre de santé de référence de Kati.

Selon nos informations, le corps aurait été déposé par un militaire qui a dû se présenter sous une fausse identité et l’aurait également fait enregistrer avec un faux nom.

Qui a donc tué le lieutenant Sissoko, chef de la sécurité d’Amadou Haya Sanogo et pourquoi ? C’est à ces questions que les enquêteurs doivent répondre.

Après l’autopsie en cours du corps, son enterrement aura lieu ce vendredi dans sa famille à Banankoro, après Sénou. D’ores et déjà, plusieurs sources soutiennent que le corps du lieutenant Sissoko portait des traces de cordes au pied comme pour dire qu’il aurait subi de tortures avant d’être exécuté ou laisser mourir.

Markatié Daou


Que faire des mécréants et des déserteurs ?… La doctrine d’Aqmi

La deuxième partie du document retrouvé à Tombouctou par RFI et Libération est composée de deux fatwas. Les fatwas et le document politique de Droukdel pour le nord du Mali, quatre-vingts pages environ, formaient sans doute un livre de bord pour les jihadistes. Les fatwas, émises par le comité de jurisprudence d’Aqmi, portent sur le sort à réserver aux mauvais musulmans et aux déserteurs. Depuis leur arrivée à Tombouctou en avril 2012, les brigades d’Aqmi ont des difficultés à cohabiter avec des communautés peu imprégnées par la doctrine salafiste, et imposent brutalement la charia. Droukdel et le comité de jurisprudence d’Aqmi prônent au contraire la clémence.

Première fatwa : Droukdel en appelle à la doctrine pour justifier la clémence

Dans la première fatwa, les théologiens d’Aqmi mettent en garde contre les excommunications expéditives, et contre les dangers de l’excommunication sans fondement. Il ressort également de cette fatwa que l’excuse pour cause d’ignorance, la contrainte, et l’empêchement, peuvent être retenus dans une large palette de situations. Le conseil de jurisprudence d’Aqmi choisit de clore la fatwa par un appel à la prudence : « Beaucoup pensent que l’on peut faire triompher la vérité par l’extrémisme au point de finir par élargir la sphère de l’excommunication à ceux que ni Allah, ni le prophète ne juge mécréants. Alors il faut observer la plus haute prudence pour ne pas tomber dans l’extrémisme qui nous empêcherait d’accepter la divergence légitime au point de tomber dans l’innovation, l’excommunication et de semer la discorde parmi les musulmans

Cette fatwa a été rédigée en 2010. Elle a été retrouvée trois années plus tard dans des locaux occupés par des jihadistes à Tombouctou, et ce n’est pas anodin, selon Dominique Thomas, spécialiste des mouvements islamistes à l’EHESS. « Des chefs des petites brigades jihadistes durant l’occupation du nord du Mali ont été confrontés à des populations peu imprégnées du salafisme. Certains ont décidé d’appliquer la charia avec brutalité, en partie parce qu’ils ont eux-mêmes une connaissance peu élevée de la charia, d’où l’intérêt de se référer aux recommandations des instances religieuses d’Aqmi », explique le chercheur doctorant.

Cette doctrine vient appuyer le document politique d’Abdelmalek Droukdel sur le Mali. Dans sa feuille de route, le chef d’Aqmi encourage ses hommes à faire des concessions, il vante la vertu de la flexibilité pour associer la population à son projet d’Etat islamique de l’Azawad. C’est pourquoi Droukdel tenait à ce que ses hommes au nord du Mali s’imprègnent des fatwas. « C’était très important en terme d’image, car pour séduire, le comportement des jihadistes devait être en adéquation avec les idées de Droukdel, qui prônait la modération, donc sur le terrain les jihadistes devaient être irréprochables pour que son projet aboutisse ».

L’opération Serval a certes mis fin au projet, mais Droukdel a sans doute tiré les leçons de cette expérience, et des difficultés à mettre en œuvre sa stratégie.

Seconde fatwa : le chef d’Aqmi s’oppose à l’exécution systématique des déserteurs

Un autre document du comité de jurisprudence, daté du 15 mai 2010, est très éclairant sur les procédures internes d’Aqmi. Elle répond à une question relative au jugement des « déserteurs ». Le mot utilisé dans le texte arabe signifie littéralement les « descendeurs », en référence aux éléments qui étaient dans les rangs des moudjahidines dans les montagnes et qui sont « descendus ».

D’emblée, Droukdel, cité directement par le conseil de jurisprudence d’Aqmi (la choura), se prononce contre l’exécution automatique des déserteurs : « Le devoir du musulman est aussi bien de traiter les faits et les personnes, selon les critères légaux tels qu’ils ont été compris et expliqués par les érudits sunnites, que d’éviter de réagir sous l’influence des faits et remédier à l’erreur par l’erreur, ce qui a constitué et constitue une cause de déviation des groupes ».

Sur cette question, Droukdel a évolué, estime l’islamologue Mathieu Guidère. « Lorsque le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait offert aux jihadistes l’immunité en cas de repentir, Droukdel avait menacé d’exécution tous ceux qui seraient tentés par son offre.» L’inflexion de Droukdel est sans doute liée à l’évolution du chef d’al-Qaïda Ayman al-Zawihiri, mais aussi aux difficultés que rencontre Aqmi au niveau du recrutement. « Une doctrine trop rigoureuse risque de dissuader les combattants sur le point de rejoindre Aqmi, ou d’encourager des membres à déserter », souligne Mathieu Guidère. « Droukdel trouvait que Abou Zeid (chef de l’importante brigade Tareq, tué en mars 2012. ndlr) était très rigide sur ce point, son rival Mokhtar Belmokthar l’était moins, il lui était donc plus facile de recruter », ajoute l’islamologue.

Le chef d’Aqmi, Droukdel, encourage donc le cas par cas. « Le commandement de l’Aqmi, écrit Droukdel, pense qu’il n’est convenable – en aucun cas – de traiter les affaires des «  déserteurs  » de manière générale, par l’exécution ou la grâce, mais plutôt les aborder au cas par cas. Ainsi, lorsqu’il existe des preuves sur le soutien et la collaboration contre les moujahidines, le coupable sera condamné à la peine capitale, sans discernement, mais celui qui nous épargne et cesse ses activités malveillantes à notre encontre, sera sauf ».

Dans les cas où l’exécution est retenue, la fatwa prévoit une procédure complexe.
Si un soldat détient des preuves attestant de la traîtrise d’un membre, plus précisément si un membre a choisi de changer de camp et de combattre ses anciens frères moujahidines, le soldat doit présenter cette preuve à l’émir de la compagnie ou au capitaine du bataillon, qui saisit ensuite l’émir régional. Les faits rapportés sont examinés par l’émir, le juge et le conseiller régional, avant délibération. Même si les preuves sont avérées, l’émir peut décider de ne pas recourir à une exécution, si celle-ci présente trop « d’inconvénients ». La décision de l’émir régional engage tous ses subordonnés, quiconque la transgresserait en connaissance de cause encourt des sanctions. Dernière étape : le commandement d’Aqmi atteste devant Allah qu’il a œuvré pour obéir à Dieu.

source RFI


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