Mali : Le corps sans vie du chef de sécurité du général Sanogo retrouve

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Par Infos du Mali | 10/10/2013 | 11:50:54
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Mali le 10 octobre 2013 – L’indicateur du renouveau – Une semaine après la mutinerie d’ex-éléments de la junte, le corps sans vie du chef de sécurité d’Amadou Haya Sanogo, le lieutenant Dramane Sissoko, a été retrouvé le vendredi 4 octobre 2013, à Kati, non loin du centre de santé de référence de la ville-garnison. Informé 4 jours plus tard, ses parents vont procéder demain vendredi à son inhumation à Banankoroni.

Le vendredi 4 octobre dernier, les habitants de Kati ont fait la découverte macabre du corps sans vie du chef de sécurité du capitaine Amadou Haya Sanogo. Cette découverte est intervenue plusieurs jours après la disparition du lieutenant Dramane Sissoko. A-t-il été exécuté ? Qui en est donc l’auteur ou le commanditaire de sa mise à mort?, telles sont les questions que ses proches et ses camarades se posent.

En tout cas, selon sa famille, le lieutenant Sissoko aurait reçu dans la nuit du vendredi 4 octobre aux environs de 19 heures un appel téléphone qui l’invitant à son poste. En partant, il a informé sa fille. Selon nos sources, l’appel a été fait au nom du général Amadou Haya Sanogo et l’appelant aurait exigé du lieutenant Sissoko de se présenter en tenue de ville. Ce qu’il a fait.

Après deux jours sans nouvelle, sa famille a commencé tout naturellement à chercher ses nouvelles. Après 4 jours de recherche, soit le mardi 8 octobre dernier, sa famille a appris par des individus et sur les antennes d’une radio locale, la présence d’un corps non identifié au centre de santé de référence de Kati.

Selon nos informations, le corps aurait été déposé par un militaire qui a dû se présenter sous une fausse identité et l’aurait également fait enregistrer avec un faux nom.

Qui a donc tué le lieutenant Sissoko, chef de la sécurité d’Amadou Haya Sanogo et pourquoi ? C’est à ces questions que les enquêteurs doivent répondre.

Après l’autopsie en cours du corps, son enterrement aura lieu ce vendredi dans sa famille à Banankoro, après Sénou. D’ores et déjà, plusieurs sources soutiennent que le corps du lieutenant Sissoko portait des traces de cordes au pied comme pour dire qu’il aurait subi de tortures avant d’être exécuté ou laisser mourir.

Markatié Daou



Que faire des mécréants et des déserteurs ?… La doctrine d’Aqmi

La deuxième partie du document retrouvé à Tombouctou par RFI et Libération est composée de deux fatwas. Les fatwas et le document politique de Droukdel pour le nord du Mali, quatre-vingts pages environ, formaient sans doute un livre de bord pour les jihadistes. Les fatwas, émises par le comité de jurisprudence d’Aqmi, portent sur le sort à réserver aux mauvais musulmans et aux déserteurs. Depuis leur arrivée à Tombouctou en avril 2012, les brigades d’Aqmi ont des difficultés à cohabiter avec des communautés peu imprégnées par la doctrine salafiste, et imposent brutalement la charia. Droukdel et le comité de jurisprudence d’Aqmi prônent au contraire la clémence.

Première fatwa : Droukdel en appelle à la doctrine pour justifier la clémence

Dans la première fatwa, les théologiens d’Aqmi mettent en garde contre les excommunications expéditives, et contre les dangers de l’excommunication sans fondement. Il ressort également de cette fatwa que l’excuse pour cause d’ignorance, la contrainte, et l’empêchement, peuvent être retenus dans une large palette de situations. Le conseil de jurisprudence d’Aqmi choisit de clore la fatwa par un appel à la prudence : « Beaucoup pensent que l’on peut faire triompher la vérité par l’extrémisme au point de finir par élargir la sphère de l’excommunication à ceux que ni Allah, ni le prophète ne juge mécréants. Alors il faut observer la plus haute prudence pour ne pas tomber dans l’extrémisme qui nous empêcherait d’accepter la divergence légitime au point de tomber dans l’innovation, l’excommunication et de semer la discorde parmi les musulmans

Cette fatwa a été rédigée en 2010. Elle a été retrouvée trois années plus tard dans des locaux occupés par des jihadistes à Tombouctou, et ce n’est pas anodin, selon Dominique Thomas, spécialiste des mouvements islamistes à l’EHESS. « Des chefs des petites brigades jihadistes durant l’occupation du nord du Mali ont été confrontés à des populations peu imprégnées du salafisme. Certains ont décidé d’appliquer la charia avec brutalité, en partie parce qu’ils ont eux-mêmes une connaissance peu élevée de la charia, d’où l’intérêt de se référer aux recommandations des instances religieuses d’Aqmi », explique le chercheur doctorant.

Cette doctrine vient appuyer le document politique d’Abdelmalek Droukdel sur le Mali. Dans sa feuille de route, le chef d’Aqmi encourage ses hommes à faire des concessions, il vante la vertu de la flexibilité pour associer la population à son projet d’Etat islamique de l’Azawad. C’est pourquoi Droukdel tenait à ce que ses hommes au nord du Mali s’imprègnent des fatwas. « C’était très important en terme d’image, car pour séduire, le comportement des jihadistes devait être en adéquation avec les idées de Droukdel, qui prônait la modération, donc sur le terrain les jihadistes devaient être irréprochables pour que son projet aboutisse ».

L’opération Serval a certes mis fin au projet, mais Droukdel a sans doute tiré les leçons de cette expérience, et des difficultés à mettre en œuvre sa stratégie.

Seconde fatwa : le chef d’Aqmi s’oppose à l’exécution systématique des déserteurs

Un autre document du comité de jurisprudence, daté du 15 mai 2010, est très éclairant sur les procédures internes d’Aqmi. Elle répond à une question relative au jugement des « déserteurs ». Le mot utilisé dans le texte arabe signifie littéralement les « descendeurs », en référence aux éléments qui étaient dans les rangs des moudjahidines dans les montagnes et qui sont « descendus ».

D’emblée, Droukdel, cité directement par le conseil de jurisprudence d’Aqmi (la choura), se prononce contre l’exécution automatique des déserteurs : « Le devoir du musulman est aussi bien de traiter les faits et les personnes, selon les critères légaux tels qu’ils ont été compris et expliqués par les érudits sunnites, que d’éviter de réagir sous l’influence des faits et remédier à l’erreur par l’erreur, ce qui a constitué et constitue une cause de déviation des groupes ».

Sur cette question, Droukdel a évolué, estime l’islamologue Mathieu Guidère. « Lorsque le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait offert aux jihadistes l’immunité en cas de repentir, Droukdel avait menacé d’exécution tous ceux qui seraient tentés par son offre.» L’inflexion de Droukdel est sans doute liée à l’évolution du chef d’al-Qaïda Ayman al-Zawihiri, mais aussi aux difficultés que rencontre Aqmi au niveau du recrutement. « Une doctrine trop rigoureuse risque de dissuader les combattants sur le point de rejoindre Aqmi, ou d’encourager des membres à déserter », souligne Mathieu Guidère. « Droukdel trouvait que Abou Zeid (chef de l’importante brigade Tareq, tué en mars 2012. ndlr) était très rigide sur ce point, son rival Mokhtar Belmokthar l’était moins, il lui était donc plus facile de recruter », ajoute l’islamologue.

Le chef d’Aqmi, Droukdel, encourage donc le cas par cas. « Le commandement de l’Aqmi, écrit Droukdel, pense qu’il n’est convenable – en aucun cas – de traiter les affaires des «  déserteurs  » de manière générale, par l’exécution ou la grâce, mais plutôt les aborder au cas par cas. Ainsi, lorsqu’il existe des preuves sur le soutien et la collaboration contre les moujahidines, le coupable sera condamné à la peine capitale, sans discernement, mais celui qui nous épargne et cesse ses activités malveillantes à notre encontre, sera sauf ».

Dans les cas où l’exécution est retenue, la fatwa prévoit une procédure complexe.
Si un soldat détient des preuves attestant de la traîtrise d’un membre, plus précisément si un membre a choisi de changer de camp et de combattre ses anciens frères moujahidines, le soldat doit présenter cette preuve à l’émir de la compagnie ou au capitaine du bataillon, qui saisit ensuite l’émir régional. Les faits rapportés sont examinés par l’émir, le juge et le conseiller régional, avant délibération. Même si les preuves sont avérées, l’émir peut décider de ne pas recourir à une exécution, si celle-ci présente trop « d’inconvénients ». La décision de l’émir régional engage tous ses subordonnés, quiconque la transgresserait en connaissance de cause encourt des sanctions. Dernière étape : le commandement d’Aqmi atteste devant Allah qu’il a œuvré pour obéir à Dieu.

source RFI



Ahmed Ould Daddah: «Nous avons des doutes sur la volonté de dialogue du pouvoir mauritanien»

Mercredi, après seulement trois jours de discussions, la Coordination de l’opposition démocratique (COD) a suspendu sa participation au dialogue avec le pouvoir en Mauritanie. Un dialogue inédit, après un blocage politique de quatre ans.

En cause, un désaccord sur la date de la tenue des élections législatives et municipales, reportées plusieurs fois et actuellement prévues pour le 23 novembre 2013. Quel est l’avenir de ce dialogue ? L’opposition acceptera-t-elle de participer à ces élections ? Eléments de réponse avec Ahmed Ould Daddah, le président de la COD, au micro de Florence Morice.RFI : La coordination de l’opposition démocratique a décidé de suspendre son dialogue avec le pouvoir, trois jours seulement après le début de ce dialogue. Pour quelle raison ?

Ahmed Ould Daddah : Cela fait deux ans que nous n’avons plus un Parlement légal et du jour au lendemain le pouvoir décide de convoquer des élections. La procédure qu’il a utilisée était méprisante. La délégation qu’il représentait a présenté un petit bout de papier, dans lequel il était dit que la Coordination de l’opposition va participer à des élections qui seraient reculées de deux semaines. Cette proposition en elle-même est, en quelque sorte, une provocation, parce que la question n’a jamais été le délai des élections, mais de voir les conditions démocratiques dans lesquelles devraient se dérouler ces élections.

→ A(RE)LIRE : En Mauritanie, l’opposition suspend le dialogue avec le pouvoir

Est-ce que vous croyez à ce dialogue ?

Nous avons beaucoup de doute sur la volonté politique de dialogue de ce pouvoir. Et malheureusement, il ne nous a pas déçus. Il a été méprisant. Il voulait nous mener comme une unité militaire. Et il a mis fin rapidement lui-même par son agissement, à cette première phase dialogue. Et le secrétaire général des Nations unies, apparemment est très mal informé puisqu’il a félicité le gouvernement mauritanien pour son ouverture à l’opposition. Je veux bien croire que le secrétaire général des Nations unies voulait peut-être encourager le gouvernement mauritanien à aller à un vrai dialogue. Pour ce qui nous concerne, nous n’avons jamais renoncé au dialogue, nous ne renoncerons jamais au dialogue, parce que c’est la seule voie fiable. Nous ne voulons pas suivre ce gouvernement sur la voie par laquelle il mène le pays vers le chaos.

→ A (RE)LIRE : Mauritanie: les débuts d’un dialogue national inédit

Quelles garanties attendez-vous ?

Nous avons connu, avec ce régime, beaucoup de passe-droits et beaucoup de manipulations des élections. Ce que nous voulons c’est que les élections respectent la volonté des électeurs, que chaque voix soit enregistrée comme telle, et que des voix ne soient pas passées à la trappe, comme cela arrive, et qu’on ne nous crée pas des bureaux mobiles et des électeurs fantômes.

Si ces conditions ne sont pas réunies vous boycotterez ?

Bien entendu ! Je parle ici au nom du Rassemblement des forces démocratiques. Nous avons été trop souvent malmenés par des élections qui n’ont de démocratique et de transparent que le nom. Nous aujourd’hui, nous sommes décidés à aller seulement dans des élections qui soient consensuelles, dans lesquelles les voix sont comptées. Dans lesquelles aussi, les pouvoirs publics n’abusent pas des ressources publiques. Ce sont des propriétés de la collectivité nationale dans son ensemble et elles ne doivent pas être des outils de manipulation de l’électeur.

La Coordination de l’opposition est un peu divisée sur cette question. Est-ce que la COD pourrait se fissurer ?

La Coordination est d’accord sur les conditions de transparence. Maintenant, il se peut que tel ou tel parti, tout en continuant à exprimer son attachement aux conditions en question, veuille aller dans des élections pour des raisons qui le concernent. Pour le moment, la Coordination de l’opposition dans son ensemble reste unanime, sur la nécessité d’élections honnêtes, transparentes et aux conditions consensuelles.

Cela signifie que si les conditions n’évoluent pas vous n’irez pas non plus à l’élection présidentielle ?

Toutes les élections doivent obéir aux mêmes règles. Et dans le cas de la Mauritanie, qui est sous un régime militaire depuis 1978, il est essentiel que nous arbitrions nos différences par des processus démocratiques. Autrement, il risque d’y avoir ce qui se passe ailleurs, et malheureusement, dans notre sous-région que cela soit arbitré par la violence et par l’instabilité. Je dis ça, en étant le chef d’un parti qui a toujours été pacifique, mais en même temps, conscient des risques que nous courons et conscient aussi que nous sommes dans une zone où malheureusement la violence a fait très souvent parler d’elle.

Je repose ma question : si les conditions restent celles qu’elles sont, irez-vous à l’élection présidentielle ?

Il y va de l’élection présidentielle exactement comme des élections législatives et municipales. Si les conditions de transparence ne sont pas réunies, l’élection n’a pas de sens.

→ A(RE)LIRE : Le président mauritanien remanie son gouvernement pour préparer les législatives

Comment, dans ce cas, espérez-vous peser sur la vie politique de votre pays ?

Nous faisons ce que font les partis démocratiques. C’est-à-dire que nous nous exprimons par des déclarations, par des déclarations, par des manifestations pacifiques, et nous continuerons à utiliser tous les moyens démocratiques, pour arriver à des élections honnêtes, libres et transparentes.

Par Florence Morice

 

 

Source :  cridem via  Radio France Internationale


Mauritanie: désaccord sur le report des élections, le dialogue pouvoir-opposition suspendu

Le pouvoir et l’opposition en Mauritanie ont suspendu mercredi leur dialogue sur l’organisation des élections législatives et locales de novembre, à la suite d’un désaccord sur la durée du report de ces élections, a appris l’AFP auprès des deux parties.

Le pouvoir nous a suggéré aujourd’hui un report des élections de 15 jours seulement, nous l’avons rejeté et nous nous sommes séparés sur un désaccord avec l’espoir de voir les choses évoluer dans les 24 heures, a affirmé Mohamed Ould Moloud, négociateur en chef de la Coordination de l’opposition démocratique (COD, une dizaine de partis).

Selon lui, le pouvoir doit suspendre son agenda unilatéral et faire du report la conséquence d’un accord politique sur les conditions nécessaires pour des élections consensuelles et apaisées et non le contraire.

Nous avons besoin d’un temps suffisant pour parachever le recensement qui doit atteindre un niveau acceptable, auditer le fichier électoral, amender les lois afférentes au vote, a-t-il ajouté.

Un membre de la délégation du pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz a affirmé que la proposition d’un report de deux semaines était posée dans le cadre d’un dialogue appelé à se poursuivre.

Aucune indication n’a été donnée sur l’éventualité d’un nouveau rendez-vous pour la poursuite de concertations qui viennent de subir leur premier accroc depuis leur lancement lundi.

Ces pourparlers sont les premiers entre les deux parties après des années de rapports conflictuels.

Lundi, un des chef de la COD, Jemil Ould Mansour du parti islamiste Tewassoul, avait indiqué à l’AFP que le report du scrutin devait être débattu.

Mercredi matin, le porte-parole de la délégation du pouvoir, le député Sidi Mohamed Ould Maham, avait indiqué à l’AFP que les deux parties avaient largement discuté de plusieurs questions, citant l’organisation matérielle des élections, les organes de supervision électorale, la neutralité de l’Administration et la supervision politique du processus.

La COD menaçait de boycotter les élections législatives et locales jusqu’à ce qu’elles soient décalées d’octobre à novembre pour permettre à l’opposition d’y participer, selon une source officielle.

Le premier tour de ces élections a ainsi été fixé au 23 novembre, un éventuel second tour au 7 décembre.

source CRIDEM



Rosso : Campagne avant l’heure

Aziz n’a pas attendu le lancement officiel de la campagne pour ratisser le terrain ; déjà ses ministres sillonnent le pays pour des missions qui ne sont que de façade.

Le ministre de la pêche et de l’économie maritime était à Rosso hier en compagnie d’une forte délégation. Officiellement il est venu pour s’enquérir des problèmes de l’enrôlement.

Il a tenu une réunion avec les populations à la maison de la femme, en présence des autorités administratives et sécuritaires de la wilaya. Le leitmotiv de toutes les interventions était le paiement de mille ouguiya pour récupérer la nouvelle pièce d’identité. Une vieille dame vendeuse de cure dent  a dit qu’elle est incapable de récupérer sa pièce car les revenus journaliers ne couvrent même pas les besoins alimentaires de sa famille. D’autres ont évoqués le problème de la justice car souvent pour certains papiers ( certificats de décès, mariages etc…) l’état civil les renvoie au tribunal et là c’est un véritable parcours du combattant on a l’impression qu’il y’a une volonté délibérée de blocage . ou c’est le procureur qui n’est pas là, pendant l’hivernage le tribunal fonctionne par intermittence, ou c’est le juge. Ce qui est sûr pour faire signer le moindre papier il faut s’armer de beaucoup de patience.

Malheureusement cet état de fait est récurrent à Rosso, et d’ailleurs un des intervenants le soulignera, je le cite « on dirait que dans ce pays il n y a pas une administration centrale , ce qu’on nous dit est impossible à Rosso on l’obtient à Atar, et ce qui n’est pas valable a Kaédi est validé à Zouerate »

Mais  le ministre a manqué de décence , alors que l’intervenant posait le problème il est sorti pour répondre au téléphone sans s’excuser au préalable ; a son retour il était en discussion avec le wali alors que l’on posait le cas d’une femme qui à décédé  suite à un accouchement ; cette attitude desinvolte  prouve si besoin était que nos gouvernants se soucient  peu des problèmes du mauritanien lambda mais qu’ils sont là pour faire réélire le Boss et tout le reste n’est que de la poudre aux yeux. N’empêche  façonné par vingt ans de suivisme aveugle il n’est pas facile de se départir de certaine attitude nocive. La plupart des intervenants (rescapés du PRDS, jeunes en quête de promotion, fossiles politiques) ne cessaient de faire les louanges du Président et de son gouvernement, certains sont allés jusqu’ à dire que la Mauritanie n’a existé qu’avec Aziz et avant lui c’était le néant. Comme au temps de Maouiya  on applaudis à l’évocation du nom du président  on lance des youyous  et les plus zélés vont jusqu’à crier « Nasssara hou Allahou ».

Il faut reconnaitre qu’à l’actif du président  un bilan acceptable que même ses irréductibles   adversaires lui concèdent mais est ce une raison de l’ériger en demi dieu ?

 



Rosso : Journée de concertation autour du ballon rond


Dans le cadre des nouvelles orientations  pour réorganiser et développer le football au Trarza, la ligue régionale a organisé le samedi 21 Septembre dans les locaux de la maison des jeunes une grande journée de concertation.

Depuis son élection le 27 aout dernier, Sidi Bouya et son staff mettent tout en œuvre pour sortir le football Rossossois de sa léthargie ; et pour ce faire il a annoncé la couleur le jour de son élection, il tend la main à tous  et que c’est un chantier titanesque qui l’attend.

C’est pourquoi lors de cette journée tous les acteurs de la discipline et tous ceux qui de près ou de loin  ont à faire avec le foot étaient là. Dans son discours d’ouverture Sidi Bouya  a présenté son plan d’action et les objectifs que s’est fixé la ligue pour la saison 2013-2014.

Les différents intervenants  ont mis l’accent sur le fait que  le football à Rosso est malade de ses dirigeants. Les anciens  entraineurs, joueurs et encadreurs, qui  ont fait les beaux jours du football Rossossois et qui l’ont porté au sommet n’avaient comme moyens que leur motivation.

A cette époque la fédération ne recevait aucune subvention  et  on se débrouillait avec les moyens de bord et pourtant  Rosso était la référence.

Aujourd’hui que les moyens sont disponibilisés (même s’il faut il est vrai relativiser) Rosso est à la traine pourquoi ? et pourtant les compétences bref les ressources humaines (entraineurs, encadreurs joueurs) même si les infrastructures n’y sont pas.

Le fait est que le sport roi est fortement politisé  au point que les dissensions  politiques rejaillissent sur le plan sportif.

Un appel solennel a été lancé pour que les différents protagonistes fassent  preuve de dépassement et fassent taire leur ego et que tout le monde mette la main  à la pâte pour sortir le sport du gouffre.

Dans ce sens une commission de sage a été créée  pour faire un travail en amont, ce travail sera restitué à l’assemblée lors d’une prochaine séance pour amélioration



Contentieux autour de la carrière à Dieuk


Une réunion houleuse s’est tenue dans le bureau du maire  étaient présents  les représentants de la société espagnole « CARIJA » chargée de la réfection du tronçon Rosso-Boumbry, Fatah Gaye, ancien député , conseiller municipal et cadre du village de Dieuk, Mohamed Abderrahmane Haidara  chef de service régionale du ministère de l’équipement,  du DIRCAB du maire El hadj Mbodj, du secrétaire général de la commune Cheikh Ould Sehle.

Le maire, ouvrant la réunion a souhaité la bienvenue à ses hôtes et leur a souhaité bon séjour dans le pays et dans la commune.  Apres les préambules on est entré dans le vif du sujet, qui portait sur l’exploitation d’une carrière à cinq cents mètres du village de Dieuk ; le maire a laissé entendre qu’il a été saisi par les villageois qui étaient très remonté  et qui prévoyaient même un sit in dans la carrière pour montrer leur mécontentement il leur a demandé de surseoir à cela.

Prenant la parole Fatah Gueye s’est dit très surpris que l’on vienne exploiter une carrière dans l’espace vital d’une collectivité sans que cette dernière en soit avisée pire même la commune n’a pas été informée alors que c’est  sur son territoire. au nom de la collectivité il a transmis au maire et à l’assemblée l’indignation des habitants et leur ferme détermination de ne pas se laisser faire.

Le  chef de service régionale du ministère de l’équipement lui dira que l’utilisation des matériaux pose toujours des problèmes avec les collectivités, c’est pourquoi avant après identification du site ils ont saisi le wali qui a constitué une commission et c’est avec l’aval de cette commission que l’exploitation de la carrière a démarré. Mais la faille  dans son raisonnement  est que la commune a été royalement ignoré dans la démarche ce qui ne manquera pas de relever  le Dircab du maire, qui au passage rappellera que toute exploitation sur le territoire communal est passible de taxes  ; à titre d’exemple le camion qui prennent le sable payent une taxe de cinq cent ouguiya . bref chacun campait sur ses positions et argumentait avec force, l’ambiance devenait électrique. Alors le maire reprenant la parole essaie d’arrondir les angles en proposant de voir dans la mesure du possible comment dédommager la collectivité. Des pistes de solutions ont été retenues et apres la reunion , les belligerants se sont rendus sur le terrain. Là un lac géant était là( voir photos) et les habitants du village sur place nous ont confié leur crainte car les espagnols , les chinois avait eux aussi laissé une carriere derriere eux qui pendant l’hivernage s’est remplie d’eau dans lequel  deux enfants se sont noyés. Interpelés à ce sujet le chef de service régional du ministère de l’équipement a dit qu’un gardien a été recruté  pour  prévenir ce genre d’accident

 



Droit de reponse

 

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Suite a l’article paru sur Cridem et intitulé « MPR Rosso : comme d’habitude, ceux qui ont trahi la bonne cause !», M. Ba Isma Kalidou a fait la déclaration suivante au nom de son groupe (Oumoul Khairy mint Ely, Abbas Diallo, Maimouna Abdallahi, Ely Ba, Mahmoud Sy, Demba Mbodj, Aboubakry Diop, Mariem mint Ely, Coumba Traoré, Demba Traoré) : « je suis conseiller municipal a la commune de Rosso, président de la commission de Demal Deuk, commission fondée depuis 1983, je suis également membre de la commission de l’enrôlement.

Je tiens à faire un démenti formel mon groupe et moi. En effet nous avons rallié le MPR en 2010 mais nous avions à l’époque posé des conditions ; or pendant trois ans nous avons travaillé avec nos propres moyens sans le moindre sou du parti. Et puis avant de quitter nous avons tenté de discuter avec les membres du parti mais la discussion a tourné court et  nous avons décidé de rallier l’UPR.

Les raisons  qui nous ont poussé à rallier  l’UPR  ne sont pas mercantiles comme l’affirme l’article.

Le problème de Demal Deuk est fondamental pour nous ; tous nos efforts vont dans le sens de sortir notre quartier de la précarité et pour ce, nous ne ratons aucune occasion de poser le problème a toute autorité de passage a Rosso. Et lorsque le président Aziz est venu à Rosso nous lui avons soumis le problème avec des pistes de solutions et il nous a donné entière satisfaction. En plus nous avions une liste de quatre cent cinquante sept omis et le président a tout réglé. Et c’est suite à cela que nous avons décidé de rallier l’UPR et de soutenir le président dans son entreprise de construire un état moderne, que cela déplaise à nos compagnons d’hier ou non nous, nous cherchons à développer notre quartier, notre ville et au delà notre pays.

J’ai fait plusieurs années dans l’opposition et ce n’est pas pour le plaisir de s’opposer mais c’est par principe ;  les raisons invoquées par nos détracteurs n’ont aucun fondement sauf de vouloir nuire.

Le combat politique est un long chemin semé d’embuches et des coups bas de ce genre ne nous surprennent pas..

Ba Isma Kalidou



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Le collège de Rosso 1 sera-t-il reconstruit ? – [PhotoReportage]

Par lettre visée en référence, vous nous avez fait part de l’état critique des salles de classe du collège n°1 deRosso qui pourraient constituer un danger pour la vie des élèves et du personnel d’encadrement et d’enseignement.

Dans ce cadre, j’ai l’honneur de vous informer qu’une mission conduite par le Directeur des Bâtiments et Equipements au sein de mon Département s’est rendue sur le site le 10 mai 2013 à l’effet d’une expertise des ouvrages et de proposer des solutions idoines pour pallier ainsi aux désagréments causés par leur dégradation.

Il ressort de son constat la nécessité de reconstruire les bâtiments du Collège qui ne respectent strictement aucune norme minimale de confort, d’hygiène et de sécuritéEn conséquence, j’ai instruit mes services compétents à l’effet de prendre les dispositions nécessaires pour la reconstruction de ce Collège dès que les locaux seront libérés.

Ceci est la lettre 181/ 2013 / MHUAT adressée au ministre délégué auprès du ministre d’Etat à l’Education Nationale chargé de l’enseignement secondaire. C’était à propos du Collège de Rosso 1 où durant toute l’année scolaire 2012-2013 plusieurs centaines d’élèves ont étudié dans des salles délabrées avec des étais pour soutenir un plafond qui menaçait de s’écrouler.

A l’époque Cridem a attiré l’attention des autorités en publiant un article intituléCollège de Rosso 1, chronique d’une catastrophe annoncée. Il a fallu attendre le mois de mai pour qu’une mission vienne constater l’état de l’établissement.

De fait le collège de Rosso 1 a composé avant tous les autres établissements de la région ; les épreuves du BEPC et baccalauréat qui devaient s’y dérouler ont été délocalisées à l’école Mairie mais trois mois après que les locaux soient libérés il n’y a pas eu le moindre signe du démarrage des travaux de réhabilitation.

A quelques semaines de la rentrée, voilà qu’un des bâtiments délabrés a rendu l’âme. Rendons grâce à Dieu, le bâtiment ne s’est effondré en pleine année scolaire car au collège les effectifs sont généralement de plus de 100 élèves par classe.

Après ce bâtiment ce sera bientôt le tour des classes où les étais soutiennent les plafonds depuis octobre 2012. A moins de 5 semaines de la rentrée, on est en droit de se demander dans quelles conditions le collège de Rosso 1, le plus grand établissement secondaire du Trarza va démarrer.

Djigo Aboubakry

Avec Cridem, comme si vous y étiez…


.Et Mandela répond à son frère d’Afrique du Nord 17 ans après

Mr Mandela « Mandiba »

Ancien président d’Afrique du Sud

Prix Nobel de la paix 1993
A Monsieur Ibrahim Moktar Sarr
Président d’AJD/MR

Chers frère noir d’Afriquedu Nord j’ai bien reçu votre lettre, nous étions trop pris par l’exercice du pouvoir et ce qui suit car l’Afrique du Sudavait plus que besoin de notre présence physique et moral. Mais ce fut un immense plaisir pour nous de recevoir votre lettre. Aujourd’hui dans mon lit d’hôpital j’ai eu enfin le temps de vous répondre et d’apporter aussi quelques petits conseils au combat que vous mener.Nous avons commencé jeune ce combat que nous avons hérité de nos parents. Nous nous sommes donné corps et âmes avec toute la détermination que cela requiert. La fougue de l’adolescence s’y est ajouté l’empressement nous a conduit à commettre des actes de vandalisme pour ne pas dire terrorisme au nom de l’ANC.

Cela nous a valu les remontrances des nos ainés mais aussi a servi d’alibi à nos oppresseurs pour nous mettre en prison 27 années durant. Nous n’avons cependant pas abandonné ni notre combat ni la dynamique de notre mouvement au sein duquel certains leaders m’ont reproché le manque de tact. Nous sommes amélioré, refais, reconstruis puis repris le combat de nos cages et nous avons continué, encore continuer sans jamais s’arrêter mais surtout en suivant notre ligne de conduite.

Nous avons appris peu de chose de la Mauritanie et de l’apartheid qui y réside mais nous constatons que nos frères noirs de l’Afrique du Nord manquent de détermination et de constance dans leur combat et surtout d’inspiration dans leur vision.

L’ANC que nous avons hérité est la mère des mouvements de lutte noire enAfrique mais elle n’a jamais été reconnu, ni accepté par le pouvoir en place dans notre pays et pourtant il m’a été donné de savoir que l’Action pour le Changement dont vous étiez le secrétaire général a pris fin le jour qu’il a été dissout par le pouvoir à l’époque comme si toute votre action dépendait de la reconnaissance par le pouvoir.

De 1912 a 1992 l’ANC a existé malgré la répression mais l’AC n’a pas vécu plus de 10 ans sans la moindre répression et les dirigeants se sont séparés comme s’ils priez d’être dissout par le pouvoir. La différence avec l’ANC c’est que chez nous, nous avons compris que le plus important est nos objectifs communs mais pas nos égos.

Nous avons constaté la même erreur avec les FLAM, avec qui vous avez rédigé le manifeste des negro-mauritaniens opprimés. Votre compagnonnage n’a pas duré et si j’ai une observation à faire de ce manifeste est qu’il présente certes toutes les souffrances de votre peuple noir d’Afrique du Nord mais je me demande à qui il est destiné.

Car nous n’avons jamais attendu du pouvoir d’apartheid qu’il nous libère mais nous avons juré de nous battre jusqu’à être libre car un freedom ne se gagne pas à la loterie et il y’a une grande différence entre un mouvement de lutte et un syndicat.

Je constate alors que nos camarades noirs d’Afrique du Nord comptent beaucoup sur l’oppresseur alors que cela ne devrait pas être le cas. Il faut faire face a vos problèmes et refuser l’oppression jusqu’à ce que l’oppresseur soit obligé de reculer.

Apres plusieurs années de dictature la Mauritanie a vécu un coup d’Etat que certains qualifient de salutaire même si le coup d’Etat n’est jamais la meilleur solution.

Vous avez créé un parti politique, vous étiez candidat à une élection présidentielle transparente où vous avez d’ailleurs obtenu un bon score malgré que 16 mois après le premier président démocratiquement élu de votre pays a été victime à son tour d’un coup d’Etat.

Vous avez alors pris acte (cautionné) et accepté de participer à des élections dont l’objectif et de légitimer le coup d’Etat. l’ANC n’aurais jamais accepté de participer à des élections sans que toutes les conditions de transparence ne soient établies.

Nous avons appris ces derniers mois que vous avez rejoint le pole des partis proche du pouvoir. Ce même pouvoir qui n’a entrepris aucune politique allant dans le sens de changer la situation de votre peuple. Ce pouvoir n’a jamais fait d’effort allant dans le sens d’établir la vérité sur les exactions effectuées pendant les années 90 et n’a jamais montré sa détermination à faire appliquer la loi criminalisant l’esclavage dans votre pays….

Je me passerais de beaucoup d’autres exemples qui vont à l’encontre de la ligne de conduite de l’ANC. L’ANC an sein duquel nous avons milité a refusé tout compromis avec le pouvoir d’apartheid sans le respect complet des droits des noirs dans notre pays. Dans mon lit je me permets de vous donner quelques conseils d’un vieux sage qui attend sereinement son dernier souffle.

- Il ne faut jamais faire de compromis avec l’oppresseur sans avoir la certitude qu’il y’a une véritable volonté de respecter sa parole.

- Apprenez à oublier votre personne si vous décidez de mener un combat pour votre peuple car le peuple est plus important que l’intérêt personnel.

-Ne pleurer plus jamais si on se s’en prend à vous mais battez-vous car cela constitue votre seul salut dans ce bas monde. Un combat comprend des moments où tout le monde vous lâche et un moment ou tout le monde vous accompagne.

Vous avez mon cher cadet d’Afrique du Nord certes beaucoup de détermination mais vous manquer de mobilité. Votre peuple dans le plus profond de lui-même manque de vous comprendre. Pour souligner l’importance de ce fait, chez nous ce ne sont pas quelques dirigeants de l’ANC qui ont fait notre combat mais des femmes et enfants venus de tous les horizons de l’Afrique du Sud.

Personne ne peut mener un combat et le gagner pour un peuple inerte. Aller voir votre peuple et faites tout pour qu’il vous suit car seuls ceux qui sont accompagnés sont des leaders les autres se débattent et s’agitent dans le vide. Je finirais par vous adresser mes vivent salutations et mon soutient absolu mais sans oublier de vous exprimer tout mon optimisme quant à une suite heureuse dans l’immédiat de votre quête de « freedom ».

Johannesburg le 19 Juillet 2013

Dr Ousmane Sy
Source : Plein RIM


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